
Faire Tacite
Auteur : Jan Baetens
Maison d’édition : Les Impressions nouvelles
Année d’édition : 2026
Nombre de pages : 104
Prix : 13 €
Livre numérique : 7,99 €
EAN : 9782390703143
Et si, au fond du fond, écrire n’était que ça : tenir au mieux nos rôles de passants et de passantes ? D’êtres transitoires passant, provisoirement dans l’ici-bas ? Et si, au fond, dans Faire Tacite, Jan Baetens nous donnait, une fois de plus, et pudiquement, une clé d’accès discrète, tout en finesse, à son monde intérieur ? À ce qui, pour lui, importe et fait battre son cœur ? Discrétion, finesse, nuances, pudeur, allusions pas appuyées, mémoires, clins d’œil : dans le fond du fond, voilà des mots dont on pourrait user pour chacun des ouvrages poétiques de Baetens, qu’il nous parle, à première vue, de basket-ball, de bandes dessinées, de nuages ou d’un amour perdu. Continuer la lecture







Photographe naturaliste ukrainien, Maksim a changé de sujet de travail quand la guerre s’est invitée dans son pays. Les champs de bataille, les zones sinistrées, les gens qui prennent la route en laissant leur maison derrière eux ont remplacé les paysages, les arbres et les animaux devant son objectif. Les animaux sauvages en tout cas. Car les animaux de compagnie, eux, suivent leurs maîtres dans l’exil, subissent à leurs côtés les horreurs du conflit, victimes eux aussi de la folie des Hommes.
Née des confidences d’une amie de l’autrice, cette fiction place côte à côte un candidat réfugié afghan et une femme belge d’une cinquantaine d’années. Enseignante, mère de deux enfants, elle, dont le prénom nous est tu, se trouve à un moment de sa vie où la voie semble toute tracée. Mais elle a laissé partir un mari et vit avec un goût de trop peu. Lui a une jeune épouse restée au pays avec leur enfant, il veut obtenir le droit de séjour et les faire venir quand tout sera réglé. Ces deux-là dont la vie est en suspens vont entrecroiser leurs destins et vivre une histoire d’amour qui défie les idées reçues. 



Au fil d’une saisissante fiction, Jean-Luc Outers nous embarque dans une remontée dans le temps, un vertige mémoriel, direction Sarajevo assiégée, au cœur des combats dans l’ex-Yougoslavie. Invité par Reporters sans frontières à se rendre à Sarajevo en qualité d’écrivain, l’auteur séjourne en 1994 durant une semaine à l’Holiday Inn où sont regroupés les journalistes internationaux. Vingt-cinq ans plus tard, une force irrépressible le pousse à remettre ses pas dans l’année 1994, à se donner rendez-vous avec un pan de passé collectif marqué par la douleur, avec un fragment de passé intime condensé dans le nom d’Anna, une anesthésiste italienne rencontrée dans un hôpital.
Professeur de journalisme dans l’enseignement supérieur et chroniqueur au Soir, Jean-Paul Marthoz est à la fois journaliste de terrain et théoricien d’un métier dont il s’évertue à éclairer la vraie nature, la légitimité et la déontologie. Vaste tâche pour laquelle il enchaîne de nombreux ouvrages dont le dernier explore un sujet bien d’actualité et largement ouvert à la controverse : le rôle du journaliste « en première ligne, au cœur des conflits ». On n’oublie pas les images colportées, par le cinéma en particulier, du « reporter de guerre » dictant son papier gorgé de bruit, de fureur, mais aussi de simples rumeurs ou d’échos incontrôlés de la presse locale, confortablement installé devant son whisky sur la terrasse d’un grand hôtel international, ou celle du baroudeur plus avide de photos choc que soucieux de tenter une analyse réfléchie sur la situation d’ensemble, et dont le seul objectif consiste à « bercer » d’émotions fugaces et lucratives les lecteurs de son journal, éventuellement avec la bénédiction non désintéressée de sa direction. Au-delà de ces clichés, l’auteur élabore une typologie très fine de ces passeurs de l’information, ces yeux et ces voix des guerres, hommes ou femmes, confrontés à des contextes hautement périlleux et souvent d’une telle complexité qu’ils requièrent autant de sens critique et d’impartialité par rapport aux événements que de capacité à évaluer avec lucidité les dangers encourus.
4 juin 2012. Un avion militaire se pose dans une zone de guerre à Kaboul. À l’intérieur, François Weber, un représentant de l’ONG Secours International Belgique, invité à une conférence de deux jours devant fixer les termes de l’aide internationale après 2014. François est spécialisé en matière d’évaluation et de planification. Il a déjà beaucoup voyagé, mais c’est la première fois qu’il entre dans un territoire pendant un conflit.