Alia CARDYN, Le monde que l’on porte, Robert Laffont, 2023, 251 p., 19 € / ePub : 12,99 €, ISBN : 9782221262832
Le nouveau roman d’Alia Cardyn nous fait découvrir le destin de deux héroïnes issues d’une lignée de sages-femmes. Dans cette famille, toutes les filles portent le même prénom, Rosa, et se voient attribuer la même mission dès leur naissance. Ce réseau de femmes fortes forme un tout indissociable où un peu de chacune se retrouve dans les autres, une tribu qui devient presque un être vivant à part entière.
Parce que j’ai dix-huit ans, je préside notre tablée féminine, composée de la famille élargie. Ma mère, mes cousines, ma sœur, mes tantes, ma grand-mère, mes grands-tantes. Chaque étape de la vie nous réunit. Les anniversaires, les mariages comme les divorces, les naissances aussi. Nous les célébrons avec les hommes, puis, pour une raison obscure, nous renouvelons la fête entre nous. Loin d’eux, l’atmosphère est différente. Les femmes franchissent le seuil, dotées d’une liberté nouvelle. Elles se détendent, révèlent des traits de personnalité qu’elles dissimulent en la présence de leurs compagnons. Ça parle plus fort, ça rit, ça pleure parfois. Continuer la lecture
Souffler sur la blessure est un roman qui aborde la problématique de l’immigration vers l’Europe et des réfugiés. Encore, me direz-vous. Oui, encore. Mais il est nécessaire d’en parler. L’auteure a pris le parti de relater son histoire en donnant la voix essentiellement à deux personnages : Pauline et Gabriel.
Le Collectif « Citoyens Solidaires de Namur » est né d’une mort, confondante, celle du petit Aylan échoué sur une plage le 3 septembre 2015. « Tu as été le déclic de notre mobilisation : nous avons voulu transformer nos indignations stériles en énergie constructive… pour dire à ceux qui te suivraient sur cette route qu’ici ils trouveraient un accueil humain. » En parallèle de l’ouverture du Centre d’Accueil pour Demandeurs d’Asile géré par la Croix-Rouge à Belgrade (commune namuroise), des mains et des cœurs se sont donc spontanément rassemblés pour créer du lien. Dans un joyeux bazar, cette « association de faits » bat aux pulsations de collectivité, de responsabilisation et d’humanité. 