Archives par étiquette : Atelier de l’Agneau

En sa Cité ardente…

Un coup de cœur du Carnet

Jacques IZOARD, Langue de liège aveugle, Atelier de l’agneau, 2016, 60 p., 14 €, ISBN : 978-2-930440-97-2

izoardQuand un poète disparaît, il y a deux solutions : soit le matériau de son œuvre, publié ou inédit, se disperse aux quatre vents et sombre dans l’indifférence, cette deuxième mort ; soit ses fidèles perpétuent sa parole, en l’archivant (sans la cloisonner) et en la restituant dans sa palpitante présence. Car les mots des poètes, eux, ne vieillissent jamais. Continuer la lecture

Une sacrée glissade

Françoise FAVRETTO, L’Arrachoir 2, St-Quentin-de-Caplong, Atelier de l’Agneau, 2015, 64 p., 14 €

Au long des douze récits et nouvelles qui nous emmènent sans nous précipiter, nous changeons de sujet. Du brouhaha d’une classe de lycée à la révolte et la fuite en douce d’une jeune Afghane, d’un théâtre improbable à l’absurde recherche d’alibi d’un faux meurtrier, ou ailleurs encore. Et par exemple dans ce couloir où le tas de courrier non relevé a pu faire déraper les gendarmes qui forçaient la porte d’un solitaire présumé mort. Rien de tragique cependant dans ce livre léger de Françoise Favretto qui fait suite à un premier volume publié en septembre 2012. Ce sont des herbes un peu sauvages certes que l’auteure sarcle, déracine à l’aide de son outil, de celles qu’on aurait pu ignorer en passant, tête en l’air, mais qui sont souvent fleuries et odorantes. Il faut une réelle attention au monde pour les apercevoir et beaucoup de délicatesse pour les cueillir et les offrir. Continuer la lecture

Le temps du ciel

Un coup de coeur du Carnet
Primaëlle VERTENOEIL

imhauserParu en 2012, le premier recueil de poésie d’Emmanuelle Imhauser, Mise en pages, n’est pas passé inaperçu. Dans un écriture personnelle, mais non exempt d’influences, la jeune poétesse liégeoise se dévoilait comme une nouvelle écriture poétique, saluée par les connaisseurs. C’est qu’Emmanuelle Imhauser a grandi parmi ce que les historiographies littéraires appellent « l’école liégeoise ». Fille du poète Fernand Imhauser, proche de Jacques Izoard, actrice de la vie culturelle de la Principauté, Emmanuelle s’est nourrie, pendant de longues années, de l’effervescence poétique qui a animé Liège depuis plusieurs décennies. Continuer la lecture