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Dans nos archives : Béatrix Beck

Béa­trix Beck

Fille du poète Chris­t­ian Beck, l’autrice Béa­trix Beck (30 juil­let 1914 — 30 novem­bre 2008) a rem­porté le prix Goncourt en 1952 pour Léon Morin, prêtre

En pub­liant des inédits et des textes par­fois peu con­nus de l’écrivaine (notam­ment le roman Stel­la Cor­fou ou des frag­ments divers rassem­blés sous le titre Bribes), les édi­tions du Chemin de fer ont per­mis de (re)découvrir la force et l’in­térêt de cette oeu­vre sin­gulière.

Karel Logist a ren­con­tré Béa­trix Beck en 2003, pour une inter­view pub­liée dans Le Car­net et les Instants n° 123,  où il est notam­ment ques­tion de l’i­den­tité belge et de lit­téra­ture fémi­nine. Une ren­con­tre à lire à présent en inté­gral­ité sur notre blog. Con­tin­uer la lec­ture

Béatrix Beck au cinéma

la confessionCe mer­cre­di 8 mars sort sur grand écran La con­fes­sion, adap­ta­tion ciné­matographique du roman de Béa­trix Beck, Léon Morin, prêtre. Paru en 1952 chez Gal­li­mard, ce livre avait valu à son auteure le Prix Goncourt.

La con­fes­sion est un film du réal­isa­teur français Nico­las Boukhrief, met­tant notam­ment en scène Romain Duris et Marine Vacth.

À lire : le numéro thématique du Carnet et les Instants "Littérature et cinéma"

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Stella Corfou, « Une espèce d’âme jamais vue »

Un coup de coeur du Carnet

Béa­trix BECK, Stel­la Cor­fou, Dessins de Flo­rence Rey­mond, Chemin de fer, 2017, 130 p., 15 €   ISBN : 978–2‑916130–87‑3

beck-corfouStel­la Cor­fou, elle se campe devant vous, dans la force de son évi­dence, paupières clos­es et fardées d’un bleu qui fait rac­cord avec celui de ses gants, gui­boles révélées par une jupe courte, à la car­na­tion irréprochable mais aux genoux ren­trants, comme pour se don­ner des allures de fil­lette mal­adroite, ça fait diver­sion sans doute. De la main droite, on ne sait si elle repousse avec dédain l’homme minia­ture qui l’accompagne ou si elle lui caresse le dos avec dés­in­vol­ture. Et l’on sent d’office qu’il vaut mieux se tenir à car­reau devant ce spéci(wo)men ; que s’aventurer à l’apostropher sans égard, c’est encourir une sail­lie assas­sine, décochée plus vite qu’une œil­lade. Con­tin­uer la lec­ture

Initials B.B.

Un coup de coeur du Carnet

Béa­trix BECK, Bribes, Chemin de fer, 2016, 70 p., 10 €

beckVoici une pub­li­ca­tion qui, par sa minceur et l’apparente évanes­cence du matéri­au qui la con­stitue, tranche avec la vie tumultueuse de son auteure. La biogra­phie de Béa­trix Beck est en effet hors-norme à maints égards. Par sa longévité tout d’abord, qui l’amène à tra­vers­er le XXe siè­cle – où elle voit le jour à deux semaines de l’éclatement de la Pre­mière Guerre mon­di­ale – jusqu’à attein­dre l’âge vénérable de 94 ans. Par la plu­ral­ité de ses orig­ines et de son iden­tité ensuite. Jugez-en plutôt : fille de l’écrivain Chris­t­ian Beck, elle naît belge mais en terre suisse, et ses ancêtres sont, du côté pater­nel, let­tons et ital­iens, et du côté mater­nel, irlandais. Issue d’un tel creuset, cette femme sem­blait prédes­tinée à être une citoyenne du monde. Hypothèse con­fir­mée en 1936 par un mariage avec Naum Sza­piro, juif apa­tride et mil­i­tant com­mu­niste, que la guerre lui ravi­ra. Con­tin­uer la lec­ture