Archives par étiquette : exotisme

L’aventure c’est l’aventure

Hen­ri VERNES, Palomi­ta Palo­ma, ill. André TAYMANS, Édi­tions du Tiroir, 2022, 224 p., 18 €, ISBN : 978–2‑931027–53‑0
Hen­ri VERNES, Les rescapés de l’Eldorado, ill. Vin­cent GRIMM, Édi­tions du Tiroir, 2022, 160 p., 18 €, ISBN : 978–2‑931027–55‑4

vernes palomita palomaDeux col­lègues de Bob Morane ont été réédités cet été : les gros-bras Luc Das­saut avec Les rescapés de l’Eldorado et Don avec Palomi­ta Palo­ma. Soit deux romans de pure aven­ture sor­tis des Édi­tions du Tiroir ; bien nom­mées en l’occurrence. Leur cat­a­logue est de BD et ces deux textes d’Hen­ri Vernes, agré­men­tés de quelques dessins en pleine page, y trou­vent aisé­ment leur place. D’autant qu’André Tay­mans, co-fon­da­teur des édi­tions et auteur des illus­tra­tions de Palomi­ta Palo­ma rem­plit un vœu de col­lab­o­ra­tion vieux de vingt ans.

Palomi­ta Palo­ma était l’âme damnée de Carmil­lo Esperan­to. Une seule dif­férence entre les deux : des deux elle était la plus féroce. On la dis­ait belle comme le jour, avec une âme aus­si noire que la nuit. Une fana­tique. Com­mu­nista has­ta el fon­do del vagi­no, dis­ait-on d’elle. Con­tin­uer la lec­ture

Matisse à Tanger. Pluie de l’âme

Fabi­en GROLLEAU, ABDEL DE BRUXELLES, Tanger sous la pluie, Dar­gaud, 2022, 122 p., 21 € / ePub : 13,99 €, ISBN : 9782205079715

Grolleau Abdel de Bruxelles Tanger sous la pluieDans Tanger sous la pluie, le scé­nar­iste Fabi­en Grol­leau et le dessi­na­teur Abdel de Brux­elles se glis­sent dans un pan de la vie d’Henri Matisse, dans la séquence maro­caine des années 1912 et 1913 au cours desquelles il fit deux séjours à Tanger. Faisant fond sur des don­nées biographiques, des faits con­signés, la fic­tion prend le relais, emprunte les routes du rêve et lance sa toile imag­i­naire. Tra­ver­sant une crise esthé­tique, affec­té par la mort de son père, Hen­ri Matisse et sa femme embar­quent pour Tanger fin 1912. À la recherche de la fab­uleuse lumière maro­caine, il entend se ressourcer, quit­ter les coter­ies parisi­ennes, marcher dans les pas de Delacroix. La nuit de son arrivée, la pluie s’abat sur Tanger et ne relâchera pas sa pres­sion durant quinze jours. Son rêve de pein­dre dans la nature, de s’enivrer de lumière s’effondre. Les caprices du cli­mat aggravent l’impasse créa­trice qu’il tra­verse. Les souks, les paysages, les par­fums, les couleurs se dérobant à lui, il demande qu’on lui amène un mod­èle. Con­tin­uer la lec­ture