Archives par étiquette : fantastique

Lire ou relire Jean Ray ? Oui et oui

Un coup de coeur du Carnet

Jean RAY, Les contes du whisky, Paris, Alma, 2016, 283 p., 18 €
Jean RAY, La cité de l’indicible peur, Paris, Alma, 2016, 253 p., 18 €

ray whiskyLa question de la disponibilité des droits ayant trouvé une solution, les éditions Alma se lancent aujourd’hui dans un nécessaire et ambitieux programme de rééditions de Jean Ray. Comme le dit Arnaud Huftier, maître d’œuvre de ce travail, on a malheureusement perdu une génération de lecteurs. Il faut maintenant tenter de réimposer le nom de Jean Ray dans l’univers francophone dont il était presque totalement absent depuis la fin des années 80 et les publications chez NéO, si l’on excepte les trois titres disponibles dans la collection Espace Nord. Par contre, il n’a jamais cessé d’être édité dans d’autres langues et est encore considéré aujourd’hui, en dehors du domaine francophone, comme un auteur majeur de la littérature et pas seulement de la littérature de l’étrange. Continuer la lecture

Jean Muno, l’ironie en bandoulière

Isabelle MOREELS, Jean Muno. La subversion souriante de l’ironie, 2015, Bruxelles, Peter Lang, 418 p., 48 € 

munoC’est avec l’ironie pour fil conducteur qu’Isabelle Moreels étudie en profondeur l’œuvre de Jean Muno dans son essai Jean Muno. La subversion souriante de l’ironie. Un choix qui semble aller de soi, tant cette liberté moqueuse, discrètement rebelle, de regard et de ton imprègne les romans, contes et nouvelles de l’écrivain qui nous a quittés trop tôt, et nous manque. Continuer la lecture

Voyage au centre de la terre

Jean-Jacques VANDER, La Voie des profondeurs, Neufchâteau, Weyrich, coll. « Plumes du coq », 2015, 232 p., 15 €/ePub : 10.99 €

La Voie des profondeurs ? Un de ces livres d’apparence simple qui, mine de rien, entraîne loin ses lecteurs. Très loin même. Ça commence banalement, croirait-on, par la « bête » histoire d’un couple en désamour. Avec d’emblée, toutefois, dès la première page, un ton : Continuer la lecture

Petites histoires de la folie ordinaire

Véronique JANZYK, Le vampire de Clichy, Bruxelles, ONLiT, 2015, 137p., 12€/ ePub : 5,99€

janzykCe recueil de nouvelles classé dans la catégorie de la fantasy s’ouvre sur le récit de la narratrice qui, après avoir été mordue par un vampire la nuit de la Saint-Sylvestre, rencontre une série de personnages étranges, dont elle nous livre un fragment de vie. Continuer la lecture

Des insurgés, des rebelles, des « fantastiqueurs »

Jean-Baptiste BARONIAN, La Littérature fantastique belge. Une affaire d’insurgés, Académie Royale de Belgique, coll. « L’Académie en poche », 70 p.

baronianQui d’autre que Jean-Baptiste Baronian pouvait relever le défi d’explorer en moins de soixante pages un domaine entier de nos Lettres, celui du fantastique ? Si le tour d’horizon est exhaustif, il ne vise bien entendu qu’à la synthèse. L’on trouvera peu de détails biographiques ou d’études fouillées au sujet des nombreux auteurs cités dans cette plaquette. Par contre, quelle mise en appétit littéraire, dès qu’un érudit de cette envergure, au lieu de cultiver jalousement le plaisir de ses connaissances, ouvre ainsi les portes de sa bibliothèque intime ! Continuer la lecture

L’art délicat de faire scintiller les pâleurs

François SALMON, Rien n’est rouge, Luce Wilquin, 2015, 140 p., 14€, ISBN : 978-2-88253-502-3

salmon

Habituellement, les recueils de nouvelles sont tissés autour d’un thème qui sert de fil conducteur à l’ensemble. Ici, rien de tout cela. François Salmon part dans toutes les directions : on parcourt sans transition l’univers du western, du fantastique, du polar, de la science-fiction, du récit historique, de l’allégorie,… sans oublier le genre réaliste. Continuer la lecture

Faire sa fête à la fiction

Un coup de coeur du Carnet

Bernard QUIRINY, Histoires assassines, Paris, Rivages, 2015, 240 p., 18 €/ePub : 12,99 €

quiriny_marchalC’est un Quiriny sacrément en forme qui revient à la nouvelle, le format qui l’a fait connaître, et qui lui réussit si bien – même s’il est presque aussi juste de dire que Bernard Quiriny réussit bien à la nouvelle. Continuer la lecture