Odile BALTAR, Arrête ton cirque !, Fleuve, coll. « Fleuve noir », 2021, 174 p., 14.90 € / ePub : 10.99 €, ISBN : 782265155282
Odile Baltar a remporté la première édition du prix San-Antonio. Arrête ton cirque !, le manuscrit qu’elle a soumis au jury à cette occasion, est désormais un roman – le premier de l’autrice – publié dans la collection de référence « Fleuve noir ».
Le prix San-Antonio récompense « un polar inédit, qui sera distingué pour son travail sur la langue ainsi que son ancrage dans l’époque actuelle ». Le livre d’Odile Baltar commence par une mort, celle de François. Meilleur ami de Laure, il est aussi son amant, ce qui n’empêche pas celle-ci de vivre en couple avec le gentil et quasi parfait Pascal. Quand Laure apprend que François s’est suicidé, elle soupçonne immédiatement, allez savoir pourquoi, Pascal d’avoir liquidé son rival et maquillé son crime pour faire croire à un suicide. Voilà pour l’intrigue policière. Continuer la lecture
Chauffeur de taxi à la vie un peu terne, Franck est sollicité pour une course qui se révélera hors du commun. Au premier abord, Hélène est juste une cliente qui part en week-end. Mais le tempérament fantasque de la vieille dame pique la curiosité du taximan, et la course est assez longue, propice aux confidences. Tandis que la route défile, Hélène égrène ses souvenirs.
Nadine Monfils n’a pas fini de nous étonner. Spécialiste du polar drôle plein d’humour baroque et couronnée de prix en cette qualité, elle change ici de registre. Cette fois, elle met en scène dans son dernier livre, Le rêve d’un fou, un personnage réel, le facteur Cheval dont elle cite même par moments les paroles authentiques. « Les rêves, ça chasse les larmes », nous dit-elle, évoquant la croyance de son héros. Il s’agit d’un vrai roman.
En 2016, 
Elvis a plutôt mal commencé dans la vie. Très jeune, sa mère a disparu (fuite vers une autre vie ou…enlèvement ?) et son père n’a plus donné signe de vie. À la mort de ses parents adoptifs, il décide de tout plaquer pour vivre son rêve : être digne du prénom choisi par sa mère. Le King, il va en faire sa passion. Il va l’écouter du matin au soir, le respirer jour et nuit. Sa maison sera un autel en mémoire de son idole. De concerts de kermesse en anniversaire de mariage, Elvis vivait de cette passion qui avait dévoré sa vie (ou l’inverse). La banane, il l’avait. Tout comme sa chienne, Priscillia, à qui il avait acheté une moumoute rose, assortie à la Cadillac of course.