Archives par étiquette : rencontre

Amour passage

Dominique VAN COTTHEM, Retour à la vie risquée, Genèse, 2025, 224 p., 22 €, ISBN : 9782382010464

van cotthem retour à la vie risquéeEn quelques années à peine, Dominique Van Cot­them s’est fait une place dans le monde lit­téraire. Si ses livres ont su gag­n­er un lec­torat et des prix lit­téraires, c’est sans nul doute grâce à la grande finesse avec laque­lle elle donne vie à ses per­son­nages, nous dévoilant toute la com­plex­ité de leur psy­cholo­gie et surtout la façon dont ils abor­dent les épreuves de la vie. Avec Retour à la vie risquée, son cinquième roman, elle met en point de mire un homme et une femme que le des­tin n’a pas épargnés et dont la ren­con­tre va bous­culer le par­cours. Con­tin­uer la lec­ture

Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous

Paul VANDERSTAPPEN, Élia, M.E.O., 2025, 97 p., 15 € / ePub : 8,99 €, ISBN : 978–2‑80700–510‑5

vanderstappen eliaHugo est un jour­nal­iste qui a pris l’habitude de rédi­ger ses chroniques pour un jour­nal dans un café qu’il affec­tionne par­ti­c­ulière­ment. Un jour, il y ren­con­tre Élia, une femme de son âge à l’attitude intri­g­ante. En réal­ité, elle a été séduite par le dernier arti­cle qu’il a écrit sur les arbres et elle cherche mal­adroite­ment à com­mu­ni­quer avec lui. Mal­gré son désir de ren­con­tr­er Hugo, Élia a un com­porte­ment quelque peu tim­o­ré. Elle se livre à demi-mots et s’effarouche vite lorsque Hugo tente des approches pour mieux la con­naitre. C’est qu’elle a gran­di dans la soli­tude et a appris à se méfi­er assez tôt des êtres humains, préférant la com­pag­nie ras­sur­ante des arbres et des ani­maux. Con­tin­uer la lec­ture

Événements autour de Werner Lambersy

affiche exposition werner lambersy

L’af­fiche de l’ex­po­si­tion — Pho­to : Droits réservés © Thier­ry Mar­tinot

Décédé en 2021, Wern­er Lam­ber­sy laisse une œuvre poé­tique impor­tante, saluée en Bel­gique et à l’é­tranger. La Mai­son CFC et les Archives & Musée de la lit­téra­ture (A.M.L.) s’as­so­cient pour lui ren­dre hom­mage avec l’ex­po­si­tion Wern­er Lam­ber­sy, Passeur des ailleurs, à décou­vrir du 20 jan­vi­er au 25 févri­er, tan­dis que l’A­cadémie lui con­sacre une soirée le 26 jan­vi­er.  Con­tin­uer la lec­ture

La bibliothèque Marguerite Yourcenar fête la diversité culturelle

21 mai charleroi

Le 21 mai est la journée mon­di­ale pour la diver­sité cul­turelle, le dia­logue et le développe­ment. La bib­lio­thèque Mar­guerite Yource­nar à Charleroi pro­pose un pro­gramme cul­turel qui célèbre cette diver­sité. Con­tin­uer la lec­ture

Monsieur Paul

Guy GOFFETTE, Ver­laine, Buchet/Chastel, coll. « Les auteurs de ma vie », 2021, 192 p., 14 €, ISBN 978–2‑283–03356‑2

goffette verlaineComme Guy Gof­fette l’aime, son cher Ver­laine ! Et comme il nous fait partager cet attache­ment, cette affec­tion, en généreux passeur de textes et de sen­ti­ments ! Alors que le coup de foudre n’a eu lieu qu’à la matu­rité (Ver­laine est entré dans ma vie comme la foudre dans une mai­son fer­mée), la cinquan­taine approchant (sa pre­mière idole a été Rim­baud, l’autre du cou­ple glo­rieux), depuis, il écrit sur lui fidèle­ment, ten­drement, ami­cale­ment. De beaux livres, de sa prose la plus poé­tique, empha­tique, celle qu’on aime tant, celle d’Elle, par bon­heur et tou­jours nue. Après Ver­laine d’ardoise et de pluie (1996) et les réc­its de L’autre Ver­laine (2008), il pub­lie, dans la col­lec­tion « Les auteurs de ma vie » aux Édi­tions Buchet/Chastel, un vol­ume sim­ple­ment inti­t­ulé Ver­laine. Suiv­ant la pre­scrip­tion de la col­lec­tion, il signe la pre­mière par­tie et fait un choix per­son­nel de textes dans la sec­onde. Con­tin­uer la lec­ture

Sur la route des souvenirs

Nadine MONFILS, Le souf­fleur de nuages, Fleuve, 2020, 169 p., 15,90€ / ePub : 11.99 €, ISBN : 978–2‑265–15504‑6

monfils le souffleur de nuagesChauf­feur de taxi à la vie un peu terne, Franck est sol­lic­ité pour une course qui se révélera hors du com­mun. Au pre­mier abord, Hélène est juste une cliente qui part en week-end. Mais le tem­péra­ment fan­tasque de la vieille dame pique la curiosité du tax­i­man, et la course est assez longue, prop­ice aux con­fi­dences. Tan­dis que la route défile, Hélène égrène ses sou­venirs. Con­tin­uer la lec­ture

Le roman de l’amitié ou repousser l’ennui d’exister

Stéphane LAMBERT, Frater­nelle mélan­col­ie, Arléa, 2018, 218 p., 19  €, ISBN : 978–2‑36308–150‑6

lambert fraternelle melancolieCe pour­rait être un roman qui com­mence avec brio par la rela­tion de la ren­con­tre entre Nathaniel Hawthorne et Her­man Melville, au Mon­u­ment Moun­tain, le 5 août 1850.

Les deux per­son­nages sont intro­duits tour à tour par un rapi­de por­trait physique et déjà com­porte­men­tal. Rien ne per­met encore de devin­er cette Frater­nelle mélan­col­ie qui fait l’objet du dernier livre de Stéphane Lam­bert. Ce début est délibéré­ment ori­en­té vers le genre romanesque et cela cor­re­spond à un choix de la part de l’auteur. Il l’affirme claire­ment : ce ne sera ni une biogra­phie ni une étude lit­téraire. Faudrait-il pour cela écarter le genre de la fic­tion ? Non. Stéphane Lam­bert revendique le droit à la sub­jec­tiv­ité dans son pro­jet, le recours à l’invention, et pour cause. Com­ment pour­rait-il se borner aux faits en l’occurrence ? Soit ils ne sont pas con­nus, soit ils sont trop rares et dis­per­sés pour livr­er un soupçon d’évidence ou sim­ple­ment un sens. En effet, que sait-on des rela­tions entre Hawthorne et Melville ? Quelques ren­con­tres ont eu lieu, des let­tres ont été échangées, mais une part de celles-ci, celles de Hawthorne, a été détru­ite par Melville, on ne sait d’ailleurs pour quel motif. Il faut ajouter le car­net de notes de Melville lui-même, intéres­sant entre pro­lix­ité et retenue. Demeurent surtout les œuvres, mine où puis­era notre auteur inspiré. Elles lui fourniront le thème de la mélan­col­ie où s’épanche la fra­ter­nité. Il faut à cet égard sig­naler l’à‑propos de l’illustration de la pre­mière de cou­ver­ture, une repro­duc­tion de Deux jeunes hommes devant la lune qui se lève sur la mer, de Cas­par David Friedrich. Con­tin­uer la lec­ture

Un dialogue posthume : Bruna et moi

Marc PIRLET, Un jour comme un oiseau, Esneux, Mur­mure des soirs, 2016, 139 p., 10€   ISBN : 978–2‑930657–33‑2

pirletPar l’intermédiaire d’un ami, Marc Pir­let ren­con­tre pour la pre­mière fois en avril 2013 Bruna, une vieille dame qui habite sur les hau­teurs de Seraing. Celle-ci vient sou­vent l’après-midi en ville, à Liège, pren­dre un choco­lat chaud dans un endroit accueil­lant sa soli­tude. Pourquoi va-t-il la ren­con­tr­er, bien­tôt régulière­ment ? Parce que cette dame menue, char­mante d’ailleurs, a une his­toire qu’elle a longtemps tenue sous silence mais qui main­tenant, alors qu’elle a atteint qua­tre-vingt-six ans, doit se con­fi­er. C’est avec con­stance et fer­veur que Marc Pir­let va l’écouter et recueil­lir des pro­pos qu’il faut com­mu­ni­quer à tous. C’est en effet une con­fi­dence de l’enfer vécu que Bruna tient à faire avant de dis­paraître, pour que rien ne s’oublie, ne se perde de la mémoire. L’enfer, ce sont ces années passées dans les camps de con­cen­tra­tion nazis, les camps de la mort. C’est en 1941 que Bruna, qui a 16 ans, et son frère sont arrêtés dans la mai­son famil­iale de Seraing par les agents de la Gestapo qui recherchent le père, com­mu­niste polon­ais, dis­paru depuis l’exode de mai 1940. Rapi­de­ment déportée en Alle­magne et à tra­vers plusieurs lieux de déten­tion, elle arrive au sin­istre camp de Ravens­brück où elle passera plusieurs années ter­ri­bles avant de ter­min­er dans cet autre enfer qu’était Bergen-Belsen, d’où elle sera libérée puis rap­a­triée vers la Bel­gique en état d’extrême faib­lesse. Con­tin­uer la lec­ture

L’instantané de l’amour : un précipice

Un coup de coeur du Carnet

Serge DELAIVE, Nocéan, Mael­strÖm, 2016, 203 p., 16 €

noceanCeux qui sont attachés à une con­cep­tion tra­di­tion­nelle du roman en récla­ment une his­toire, avec des événe­ments, des per­son­nages et même une intrigue ; un début, une fin dis­cern­ables et, entre les deux, une pro­gres­sion. Rien de tout cela, ou presque, dans le nou­veau roman de Serge Delaive, Nocéan, le pre­mier depuis Argen­tine (2009) qui obtint le Prix Rossel. L’auteur est certes plus con­nu pour ses poèmes, une œuvre nom­breuse, remar­quable. Il demeure poète quand il rédi­ge un roman orig­i­nal comme celui-ci, ne suiv­ant que son pro­pre mou­ve­ment, son lyrisme naturel. Poète quand il évoque un homme et une femme, ses per­son­nages, les ren­con­tres, les sépa­ra­tions, la cul­mi­nance ou la déchirure de l’amour, la pas­sion de la mer, de la ville, du monde. Con­tin­uer la lec­ture

On ne refuse pas la chance

Karine LAMBERT, Eh bien dan­sons main­tenant !, J.C. Lat­tès, 2016, 282 p., 17 €/ePub : 11.99 €

lambert-kMar­cel perd bru­tale­ment sa femme Nora, le grand amour de sa vie ; tous deux vivaient dans la nos­tal­gie du pays per­du, l’Algérie. Mar­guerite devient la veuve d’Henry, le notaire respec­té, auprès de qui elle a passé une vie terne. À l’âge de 78 ans, que peut-elle encore envis­ager de vivre ? D’autant qu’elle porte un deuil plus ancien, celui de sa sœur Hélène morte acci­den­telle­ment cinquante ans plus tôt, qui a éteint toute joie dans son exis­tence. Deux expéri­ences de deuils rad­i­cale­ment dif­férentes, décrites en con­tre­point : celle d’un bon­heur inter­rompu et celle d’un manque de vie. Con­tin­uer la lec­ture

Annonce : rencontre littéraire le 18 mars

Journée de la Francophonie à Bxl

Barbara Abel et Kitty Crowther sur les chemins de l’angoisse

nuits d'encrePour sa 23e édi­tion, le fes­ti­val Les nuits d’encre invite à lire et à décou­vrir des auteurs du 1er au 31 mars 2016 dans des lieux qui favorisent la ren­con­tre, partout en Bra­bant wal­lon. La thé­ma­tique de cette année : Les chemins de l’angoisse. Con­tin­uer la lec­ture