Archives par étiquette : rêves

Yourcenar et la vie des songes

Mar­guerite YOURCENAR, Les songes et les sorts, Gal­li­mard, coll. « Folio 2 €», 2020, 130 p., 2 €, ISBN : 9782072877308

Yourcenar les songes et les sortsDans Mémoires d’Hadrien, L’œuvre au noir, Mar­guerite Yource­nar se penche sur la matière des songes, analysant l’activité imag­i­naire des dormeurs, mais c’est dans Les songes et les sorts paru en 1938 qu’elle explore la nature de la vie onirique. Depuis le rivage de la veille, elle retran­scrit avec la plus grande fidél­ité vingt-deux songes qui ont peu­plé sa vie noc­turne. S’adonner à l’écriture implique sou­vent d’être ouvert aux pro­duc­tions de l’inconscient, au nom­bre desquelles les rêves. En fonc­tion de leur con­tenu appar­ent, ces songes se répar­tis­sent en divers cycles, ceux du père, de l’église, de la mort, de la ter­reur… dont elle suit les images, la con­struc­tion, les récur­rences avec l’attention de qui, tout en étant éveil­lé, demeure branché sur cette sphère échap­pant à la maîtrise de la con­science. Con­tin­uer la lec­ture

Prendre son enfance par la main…

Daniel SIMON, Auto­bi­ogra­phie rêvée, Mons, Couleur livres, coll. “Je”, 2016, 88 p., 10 €

Croquis par l'OgreDaniel Simon, écrivain mul­ti­ple et mag­is­ter par­ti­c­ulière­ment act­if dans la prop­a­ga­tion de la lec­ture et de l’écriture, décline les beaux fan­tasmes de l’enfance sous les espèces d’une Auto­bi­ogra­phie rêvée toute en images fortes et poé­tiques. Le texte cen­tral L’Ogre des cabanes précède Les fleurs en papi­er crépon, évo­ca­tion roman­tique des sou­venirs d’un séjour à la Mer du Nord vécu par le petit natif de Charleroi accom­pa­g­né de sa maman.  Con­tin­uer la lec­ture

Henry Bauchau, les jours et les rêves…

Un coup de coeur du Carnet

Hen­ry BAUCHAU, Dernier jour­nal. 2006–2012, Actes Sud, 2015, 690 p., 27, 50 €

bauchauLa fréquen­ta­tion d’un jour­nal intime con­stitue tou­jours une expéri­ence par­ti­c­ulière. En effet, le lecteur décou­vre, sans solu­tion de con­ti­nu­ité, le con­tenu événe­men­tiel d’une tem­po­ral­ité vécue par le diariste, alors que ce dernier, au moment de la rédac­tion, aura éprou­vé tout dif­férem­ment la dilata­tion des heures et des jours. Ce décalage, chronologique et qual­i­tatif, est d’autant plus trou­blant quand on a affaire à un per­son­nage de la stature d’Henry Bauchau. Con­tin­uer la lec­ture