Un coup de cœur du Carnet
Pascal LECLERCQ, La pharmacie, Do, 2026, 126 p., 14 €, ISBN : 9791095434665
« J’avais repris mon vélo pour rentrer chez moi… » Un roman dont l’incipit est conjugué au plus-que-parfait ne peut être qu’une réussite, car il s’inscrit d’emblée dans une temporalité irrémédiablement engloutie, rendue inaccessible au lecteur comme à l’auteur, là où le récit devient forcément Littérature.
Alors, voici Pascal Leclercq qui enfourche sa bécane en pleine nuit, quittant un sien ami architecte à Othée en Hesbaye pour regagner son domicile, et qui fend la bise, et qui pédale, là comme un dératé, ici d’un train de Monsieur Hulot, et qui, malgré l’heure tardive, emprunte des chemins de traverse dans l’idée de taquiner le sommeil. Et qui se retrouve, au fil des « chemins de remembrement » sillonnés, à hauteur du quartier de son enfance, le village d’Alleur. Comme le hasard fait donc bien les choses quand c’est nous qui lui dictons sa conduite ! Continuer la lecture










L’endroit défriché par le fou : quel titre étrange ! C’est ainsi que le Romains auraient appelé Sclessin, Scloeticinus, où le narrateur a grandi. Quant aux Carnets d’une Côte d’Or, ils font référence à la rue où vécut sa famille.
Avec Jacki est sage, Jacques Sojcher s’historialise et signe son premier roman. Le philosophe-artiste s’ancre – s’encre – en tant que personnage de sa vie et nous livre une autobiographie dont la prose, par la ciselure de l’écriture, simple et nue, approche parfois le poème.
