
Conversation avec Alain Delaunois
Auteur : Anne-Marie Klenes
Maison d’édition : Tandem
Année d’édition : 2025
Nombre de pages : 78
Prix : 14 €
Livre numérique : /
EAN : 9782873491604
Par-delà la diversité de leur plan d’expression, les sculptures, les installations, les créations sonores d’Anne-Marie Klenes engagent un travail sur le rythme et les formes, sur le corps de la matière et sa relation à l’espace. Au travers de la conversation stimulante qui se noue avec Alain Delaunois, c’est la justesse du rythme dans le flux des échanges qui frappe le lecteur. L’ombilic du travail d’Anne-Marie Klenes a pour matériaux d’élection la pierre de schiste et l’ardoise qui la fascinent depuis l’adolescence, qu’elle travaille sous diverses formes. Comme elle descend dans des ardoisières souterraines afin d’en remonter des pierres, le dialogue impulsé par Alain Delaunois descend dans les strates de la création de l’artiste. Le parcours artistique se double d’une déambulation à la fois mentale, géographique et géologique. Par le biais des mots, des échanges avec Alain Delaunois, il s’agit de faire entendre un autre dialogue, celui que l’artiste noue avec les pierres dont on suit les lieux d’extraction, les sites. Dans les carrières à ciel ouvert ou dans les ardoisières souterraines (la plupart ont cessé d’être exploitées en Belgique), à Ottré, Herbeumont, Bertrix, Warmifontaine, Martelange, dans les carrières de marbre près de Brescia, Anne-Marie Klenes part en quête de schiste tantôt compact, tantôt plus friable, vieux de 300, de 500 millions d’années. « Donc certaines pierres étaient incurvées naturellement, et ça m’intéressait. Je m’en suis servie notamment pour couler du plomb ou de la cire à l’intérieur (…) D’autres pierres avaient une ‘écriture’ naturelle de signes et de formes, et c’était le point de départ de ma recherche. » Continuer la lecture

Quelques mois avant sa mort en février 2012, Guy Vaes confia à deux proches, Adolfo Barbera del Rosal et Bart Vonck, le manuscrit de la première partie d’un diptyque dont le deuxième volet n’était pas encore écrit. « Je ne trouve pas la fin et je ne veux pas inventer », leur confia-t-il. Le roman est même deux fois inachevé, la première partie se concluant, volontairement, sur une phrase incomplète. En outre, le texte n’avait pas de titre ; les deux dépositaires du manuscrit lui en ont donné un, Sigur, ou presque, titre particulièrement judicieux tant le récit repose sur ce mot presque. 
Au décès de sa nonna Angela, Sabrina hérite de « La belle dame », un buste en argile qui se transmet aux femmes de la famille de génération en génération. Restauratrice d’art, elle comprend instantanément que la valeur de la sculpture n’est pas uniquement sentimentale. Datée de la Renaissance, étonnamment signée d’un nom de femme, elle représente Simonetta Vespucci dite « La Sans Pareille », muse de plusieurs artistes phares du Quattrocento tels que Botticelli. 
Il est rare – et captivant – de partager le parcours d’un artiste, de ses premiers pas à la découverte de sa voie, à la maîtrise, l’accomplissement de son talent.