Archives par étiquette : Stéphanie Mangez

La vie en rebonds, malgré tout

Stéphanie MANGEZ, Dernières escale avant la lune, Quad­ra­ture, 2022, 108 p., 16 € / ePub : 9,99 €, ISBN : 9782931080283

mangez derniere escale avant la luneIl est des jours où l’on est porté à croire que les gen­res de la nou­velle et du roman n’ont jamais été aus­si proches qu’ils ne le sont aujourd’hui. Des romanciers nous livrent des réc­its jux­ta­posés, guidés par leur économie pro­pre, lis­i­bles séparé­ment,  alors que des nou­vel­listes pren­nent soin de nous offrir des recueils dont les textes sont savam­ment reliés, voire ani­més de per­son­nages ou de faits com­muns. Dans tous les cas, l’on perçoit que la ten­sion qui ani­me les sup­ports visuels et les canaux de com­mu­ni­ca­tion mod­ernes gagne aus­si une par­tie de la pro­duc­tion lit­téraire, avec des effets de qual­ité iné­gale. Cela se man­i­feste dans la dynamique des textes, le souci de l’accroche, l’attention don­née au plaisir de la lec­ture qui trou­vent une ter­reau de choix dans l’univers de la nou­velle. Con­tin­uer la lec­ture

Prix littéraires : Stéphanie Mangez, Jean d’Amérique et Antoine Wauters à l’honneur

Plusieurs prix lit­téraires ont récem­ment livré qui leur ver­dict, qui leur sélec­tion. Avec de bonnes nou­velles pour des auteurs et autri­ces de Wal­lonie et de Brux­elles. Con­tin­uer la lec­ture

Accueillir

Stéphanie MANGEZ, Tom, Lans­man, 2019, 48 p., 10 €, ISBN : 9782807102552

Tom est sur le point de devenir père. Toutes les vies ne démar­rent pas sur les cha­peaux de roues. Cer­taines vies débu­tent même car­ré­ment mal. Et Tom est bien placé pour le savoir. Flash-back. Tom a sept ans. Il ne vit pas avec ses par­ents. Sa mère présente une accou­tu­mance à l’alcool. Son père, il ne l’a jamais con­nu. Con­tin­uer la lec­ture

Et au bout de l’exil?

Philippe BEHEYDT, Stéphanie MANGEZ et Emmanuel DE CANDIDO, Exils 1914, Carnières, Lans­man, coll. « Théâtre à vif », 2014, 46 p., 10 €

 

beheydt_duhamelLa com­mé­mora­tion de la Grande Guerre met large­ment l’accent sur les souf­frances des com­bat­tants et de la pop­u­la­tion, que ce soit dans les dis­cours offi­ciels, les livres et revues d’histoire, les ouvrages de fic­tion. On insiste cepen­dant moins sur les « dégâts col­latéraux », selon une ter­mi­nolo­gie héritée d’un autre con­flit. Les pro­fonds boule­verse­ments soci­aux qu’a entraînés la guerre ont plongé des indi­vidus dans des sit­u­a­tions où leur des­tin leur échap­pait, où par la force des choses ils ont été amenés à faire des choix qu’ils croy­aient être les bons et à se retrou­ver finale­ment par­mi les per­dants. On par­le ici de sit­u­a­tions tris­te­ment banales d’individus eux aus­si banals. Con­tin­uer la lec­ture