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En train pour la Journée mondiale du livre

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À l’oc­ca­sion de la Journée mon­di­ale du livre, le 23 avril, des auteurs et autri­ces belges des trois Com­mu­nautés pro­poseront des lec­tures à bord du train Eupen–Ostende. Con­tin­uer la lec­ture

La poésie n’est pas affaire de scaphandriers

Un coup de cœur du Car­net

Jan BAETENS, Bul­letin du Tour­ing Club, Herbe qui trem­ble, coll. « D’autre part », 2026, 118 p., 17 €, ISBN : 2488229036

Baetens-Bulletin-du-Touring-ClubJan Baetens, pro­fesseur émérite de la KU Leu­ven, cri­tique, spé­cial­iste d’Hergé, du roman-pho­to ain­si que des rela­tions entre texte et image, a pub­lié à ce jour près d’une trentaine de recueils de poèmes chez divers édi­teurs. De langue mater­nelle fla­mande mais d’expression française, ce poète trop dis­cret, qui se tient loin des scènes et des céna­cles, fut lau­réat en 2007 du prix tri­en­nal de poésie de la Com­mu­nauté française de Bel­gique. Con­tin­uer la lec­ture

Amour passage

Dominique VAN COTTHEM, Retour à la vie risquée, Genèse, 2025, 224 p., 22 €, ISBN : 9782382010464

van cotthem retour à la vie risquéeEn quelques années à peine, Dominique Van Cot­them s’est fait une place dans le monde lit­téraire. Si ses livres ont su gag­n­er un lec­torat et des prix lit­téraires, c’est sans nul doute grâce à la grande finesse avec laque­lle elle donne vie à ses per­son­nages, nous dévoilant toute la com­plex­ité de leur psy­cholo­gie et surtout la façon dont ils abor­dent les épreuves de la vie. Avec Retour à la vie risquée, son cinquième roman, elle met en point de mire un homme et une femme que le des­tin n’a pas épargnés et dont la ren­con­tre va bous­culer le par­cours. Con­tin­uer la lec­ture

Un monde qui déraille

Jérémie THOLOMÉ, Clark Nova, Mael­strÖm reEvo­lu­tion, 2025, 134 p., 15 €, ISBN : 978–2‑87505–527‑9

tholome clark novaDans la pré­face de Clark Nova, Vin­cent Tholomé indique que la reprise de per­son­nages mythiques (ici, ceux de William Bur­roughs) doit s’établir dans un texte héris­sé d’« une langue vive et nerveuse (…) ne cher­chant ni à plaire ni à faire joli. Se con­tentant de rap­porter le cauchemar ». Défi par­faite­ment relevé par Jérémie Tholomé qui use d’une syn­taxe criblée de tirets, offrant une nar­ra­tion rapi­de et cap­ti­vante. Hachant le texte, ces tirets rem­pla­cent même les points fin­aux, comme si le déroule­ment de la pen­sée n’avait jamais com­plète­ment abouti, sus­pendu en plein vol. Con­tin­uer la lec­ture

L’espoir, à toute vitesse !

Aurélien DONY, Train-Nuit, Abra­pal­abra, coll. « iF », 2025, 124 p., 15 €, ISBN : 978–2‑931324–03‑5

dony train nuitInter­sec­tion­nal­isme, cap­i­tal­isme de pré­da­tion, anti­spé­cisme… Les nou­veaux ter­mes ne man­quent pas pour dire l’époque con­tem­po­raine, ses dérives et ses espoirs. Mais une autre voie que la con­cep­tu­al­i­sa­tion est per­mise ; c’est celle qu’arpente Aurélien Dony, dont on con­nait les engage­ments, dans son dernier livre. Con­tin­uer la lec­ture

Kusttram KT

Ilyas METTIOUI, Knokke-le-Zoute, Lans­man / Le Rideau, coll. « En direct de la scène », 2024, 56 p., 11 €, ISBN : 978–2‑8071–0414‑3

mettioui knokke le zouteLe rythme du tram, c’est le rythme du réc­it pen­dant lequel Déb­o­rah réflé­chit. À Knokke, après avoir longé toute la côte belge, elle sait qu’elle ouvri­ra l’urne funéraire dans laque­lle se trou­vent les cen­dres du père qu’elle n’a jamais ren­con­tré. Durant une journée, elle dis­cute avec les six per­son­nages aux­quels elle pense, se deman­dant si c’est elle qui écrit son his­toire et com­ment se débat­tre avec ce qui a été fait avant même sa nais­sance, con­ver­sant avec celles qui sont encom­brantes mais qui ont tou­jours été là, avec les ver­sions pos­si­bles de celui qui n’a jamais été présent, avec ceux qui pour­raient à leur tour dis­paraitre. La pièce s’ouvre sur un poème qui par­le d’eau. Il sera dit autant de fois qu’il y a de femmes dans le réc­it. Eau de la mère, eau dans la mer, dis­per­sion du père dans les flots. Sur la route, Déb­o­rah s’adresse à Cécil­ia et à Annette. Elle pense à qui elles sont pour elle et l’une pour l’autre. Elle invente Benoît et Mustapha, elle écoute Habib et David. Con­tin­uer la lec­ture

Au train où vont les événements

Colette NYS-MAZURE, Sans crier gare, Illus­tra­tions d’Élise Kasztelan, Inven­it, coll. « Déplace­ment », 2024, 64 p., 13 €, ISBN : 9782376801078
Colette NYS-Mazure, La grâce et la ren­con­tre, Poe­sis, coll. « Habiter poé­tique­ment le monde », 2024, 16 p., 5 €, ISBN : 9782492239076

nys mazure sans crier gareUne pluie de pub­li­ca­tions récentes fait la part belle aux écrits de Colette Nys-Mazure. Par­mi celles-ci, Sans crier gare évoque son attache­ment pour l’univers fer­rovi­aire. La Tour­naisi­enne y dépeint un micro­cosme en miroir de la société.

Loin de présen­ter ses déplace­ments comme idylliques, Colette Nys-Mazure n’hésite pas à soulign­er com­bi­en ces lieux clos peu­vent appa­raître tour à tour « mal­odor­ants surpe­u­plés nég­ligés ». La clef de son obsti­na­tion à se déplac­er éter­nelle­ment en train ? La volon­té de se mêler aux pas­sants et d’écouter « réson­ner d’autres vies ». Avec humour, la poétesse octogé­naire con­fie avoir raté sa voca­tion : tra­vailler pour le rail ! Con­tin­uer la lec­ture

« vieil enfant aux mains tachées d’encre… »

Carl NORAC, L’envers des cir­con­stances / De keerz­ij van de toe­s­tand / Die andere Seite des Geschehens, Mael­ström reEvo­lu­tion, 2022, 18 €, 232 p., ISBN : 9782875054258

norac l'envers des circonstancesCarl Norac pos­sède cette capac­ité de nous emmen­er, de nous embar­quer dans son sil­lage. Des voy­ages dans l’espace, vers ces con­trées qu’il affec­tionne par­ti­c­ulière­ment mais aus­si dans le temps, celui de l’enfance qu’il cherche tou­jours à retrou­ver par le biais d’une sorte de mélan­col­ie com­mu­nica­tive et qui nous fait dire qu’on a tous un peu de Norac en nous. Les thèmes, chers au poète, épinglés par la récente antholo­gie pub­liée dans la col­lec­tion Espace Nord sous le titre de Pié­ton du monde se retrou­vent ici, dans ce recueil com­pos­ite, L’envers des cir­con­stances. Con­tin­uer la lec­ture

Belgiques, en prose et en poésie

Colette NYS-MAZURE, Bel­giques, Ker, coll. « Bel­gique »s, 2021, 151 p., 12 €, ISBN : 978–2‑87586–305‑8

nys mazure belgiquesL’œuvre de Colette Nys-Mazure est essen­tielle­ment fondée sur la poésie. Tout part d’elle dans son écri­t­ure et tout y ramène. Y com­pris ici, quand elle nous livre ses visions de la Bel­gique dans un recueil de quinze réc­its…

Ce recueil fait par­tie de la fournée 2021 de cette col­lec­tion orig­i­nale imag­inée par Xavier Van­vaeren­bergh, le fon­da­teur et directeur de Ker édi­tions. Une col­lec­tion de recueil de nou­velles dont tous les livres s’intitulent : Bel­giques. L’éditeur demande à un.e auteur.e belge de don­ner sa vision, ses visions de la Bel­gique. Au cat­a­logue, fig­urent déjà divers­es approches dont celles de Françoise Lalande, Vin­cent Engel, Giuseppe San­toliq­ui­do, Luc Baba, Jean Jau­ni­aux, Mar­i­anne Sluszny, Véronique Bergen, etc. Cha­cun et cha­cune y vont d’une approche sin­gulière : his­toriques, humoris­tiques, poli­tiques, auto­bi­ographiques, etc. Con­tin­uer la lec­ture

Au rythme d’un “coureur de rails” impénitent

Joël SCHUERMANS, Vers Sara­je­vo. Une errance fer­rovi­aire, Par­tis pour, coll. « Errances », 2021, 190 p., 11 €, ISBN : 9782960200461

schuermans vers sarajevoAu long de Vers Sara­je­vo, Joël Schuer­mans nous entraîne dans une éton­nante « errance fer­rovi­aire », ain­si qu’il a sous-titré son livre.

Nous nous aven­tur­ons avec lui dans une explo­ration des Balka­ns, dont Sara­je­vo incar­ne « un point de mire, un col à attein­dre, un cap à suiv­re, une des­ti­na­tion à rêver ». Con­tin­uer la lec­ture

Trains de vies, vies en train

Frank ANDRIAT, Lorsque la vie déraille, Quad­ra­ture, 2021, 145 p., 16 €, ISBN : 978–2‑931080–10‑8

andriat lorsque la vie derailleDans le TGV Paris-Toulouse, en route pour le Salon du livre, un auteur sup­porte tant bien que mal le mono­logue pré­ten­tieux et vul­gaire d’un écrivain à suc­cès.

Maria part ren­con­tr­er de jeunes lecteurs dans un col­lège alsa­cien. Ni la grève de la SNCF, ni le mau­vais pressen­ti­ment de Lor­ris ne la dis­suaderont de pren­dre le train pour Col­mar. Con­tin­uer la lec­ture

L’imaginaire ferroviaire dans la littérature

Anne REVERSEAU, Sur les rails. De Vic­tor Hugo à Jacques Roubaud, Impres­sions Nou­velles, 2018, 128 p., 13 €, ISBN : 978–2‑87449–619‑6

reverseau sur les railsCom­ment la lit­téra­ture, les arts plas­tiques se sont-ils emparés de l’objet train ? Com­ment une inven­tion tech­nique inter­ag­it-elle avec la sphère des idées, avec le plan des créa­tions ? Dans Sur les rails. De Vic­tor Hugo à Jacques Roubaud, une antholo­gie de textes et de gravures, pho­togra­phies, Anne Reverseau explore cette ques­tion qui, en sa for­mu­la­tion, pos­tule un jeu d’influences entre le monde de l’esprit et le régime de la tech­nè. Dès son appari­tion au tout début du XIXème siè­cle, le train a ébran­lé l’imaginaire col­lec­tif, inter­pel­lé les écrivains, soit que ces derniers accueil­lent l’invention avec méfi­ance et hos­til­ité, soit qu’ils la louent en tant que sym­bole de la moder­nité. Une ligne de partage à haute ten­sion scinde ses détracteurs (Mus­set, Ner­val, Flaubert…) et ses fer­vents par­ti­sans (les Saints-Simoniens, les futur­istes ensuite). Depuis le XIXème siè­cle, le train, la loco­mo­tive, la gare, les rails hantent le ter­ri­toire lit­téra­ture, se cam­pant non seule­ment en décor mais en per­son­nage de roman. Con­tin­uer la lec­ture

Rêveries d’un sous-chef de gare solitaire

Michel JOIRET, Chemin de Fer, M.E.O., 2016, 145 p., 15 €/ePub : 8.99 €   ISBN : 978–2‑8070–0095‑7

joiret2015, l’heure de la retraite. De la vie pro­fes­sion­nelle de Valentin, nous appren­drons peu, sinon qu’elle fut terne et bien rangée. Anodine. Pot de départ payé, Valentin s’installe seul rue Gris­ar, aux abor­ds de la Gare du Midi. C’est un sou­venir d’enfance qui l’a amené là, le sou­venir d’un cir­cuit de chemin de fer qu’il avait dû repli­er en 1952, au divorce de ses par­ents. Con­tin­uer la lec­ture

Doubles vues

Colette NYS-MAZURE et Françoise LISON-LEROY, En train d’écrire, pho­togra­phies d’Iris VAN DORPE, Déje­uners sur l’herbe, 2016, 68 p., 20€

Il vient à deux amies l’idée de tit­iller leur tal­ent d’écrivain bien con­nu au fil d’une balade en train. Ensem­ble ou séparé­ment, peu importe. Elles s’appellent Colette Nys-Mazure et Françoise Lison-Leroy. On n’essaiera pas d’identifier l’une ou l’autre à tra­vers ces textes alors qu’elles ont décidé de les partager de façon anonyme. Échange de sang en quelque sorte… Si l’on doutait de la mobil­ité du pro­jet, les pho­tos d’Iris Van Dor­pe, troisième Hen­nuyère de ce « com­plot », l’attestent avec des pho­tos dont les cadrages et les flous artis­tiques évo­quent tant le regard échap­pé par les  étranges lucarnes  du train que la fuite des paysages et l’allure du con­voi. Ce qui en fait des com­po­si­tions presque abstraites en même temps qu’un heureux rac­croc à la réal­ité du voy­age, dans un album raf­finé et bien aéré. Con­tin­uer la lec­ture

Terminus ! Tout le monde descend !

Gio­van­ni LENTINI, J’irai plus loin, Cerisi­er, coll. « Faits et gestes », 2015, 128 p., 11€

lentiniIl est des vies qui ressem­blent à des voy­ages fer­rovi­aires, avec leurs horaires fix­es, leurs itinéraires bal­isés, leurs cor­re­spon­dances définies. Claire Collin, quar­ante ans, mar­iée, deux enfants, mène une exis­tence toute tracée, sur les rails par­al­lèles de son activ­ité pro­fes­sion­nelle et des tâch­es domes­tiques : Con­tin­uer la lec­ture