Prix Senghor : deux Belges finalistes

Myriam Leroy (g.) et Odile d'Oultremont (dr.)

Myr­i­am Leroy (g.) et Odile d’Oul­tremont (dr.)

Le prix Sen­g­hor du pre­mier roman fran­coph­o­ne et fran­cophile, plus con­nu sous le nom de prix Sen­g­hor, a remis la liste des final­istes de l’édi­tion 2018. La Bel­gique y est bien avec pas moins de deux roman­cières. Doté de 2.000 €, le Prix Sen­g­hor récom­pense chaque année un pre­mier roman de langue française chargé d’humanité, d’un lan­gage neuf et faisant preuve d’harmonies orig­i­nales.

Les finalistes du prix Senghor 2018 

Comme l’an­née dernière (où Le mod­èle de Manuel Capou­et et Mon­sieur Origa­mi de Jean-Marc Ceci étaient final­istes), deux Belges fig­urent dans la sélec­tion finale du prix Sen­g­hor.

Odile d’Oul­tremont ajoute ain­si une nou­velle ligne au par­cours très remar­qué de son pre­mier roman Les déraisons (L’ob­ser­va­toire). Fig­u­rant dans les sélec­tions du prix Orange 2018 et du prix Jean d’Ormes­son, Odile d’Oul­tremont a rem­porté le prix de la Closerie des Lilas.


Lire aus­si : notre recen­sion des Déraisons 


Fig­ure médi­a­tique bien con­nue, Myr­i­am Leroy est la deux­ième représen­tante belge dans la liste finale du prix Sen­g­hor, pour son roman Ari­ane (Don Qui­chotte). Le livre a lui aus­si con­nu un beau­coup par­cours, puisqu’il était l’un des qua­tre final­istes du Goncourt du pre­mier roman et qu’il est repris dans les recom­man­da­tions esti­vales de l’A­cadémie Goncourt.


Lire aus­si : notre recen­sion d’Ari­ane


Les autres final­istes 2018 : 

L’Ivresse du Ser­gent Dida d’O­livi­er Rogez, Pas­sage (France)
Beek ou l’art de la boucherie de Fol­ly K., La Chem­i­nante (Togo)
Des ailes au loin de Jadd Hilal, Elyzad (Libano-pales­tinien)
Tra­ver­sée de Fran­cis Tabouret, P.O.L (France)
Vert cru de Touh­fat Mouhtare, Komédit (Comores)
Pourquoi les oiseaux meurent de Vic­tor Pouchet, Fini­tude (France)
Toi aus­si mon fils de Jonathan Ped­neault, XYZ (Québec)
À la droite du père de Marie Bardet, Emmanuelle Colas (France)
Rouge de soi de Babouil­lec, Rivages (France)
La femme qui ressus­cite : vie d’Anastasia Romanov de Nadia Oswald, Le Nou­v­el Atti­la (France)

Le palmarès du prix Senghor

Depuis sa pre­mière édi­tion en 2006, aucun Belge n’a encore rem­porté le prix Sen­g­hor.

2006 : L’heure hybride de Ket­tly Mars et Voleur de sucre d’Eric Dupont (ex-aequo)
2007 : Le cœur des enfants léopards de Wil­fried N’Sondé
2008 : Le goût des abri­cots secs de Gilles D. Perez
2009 : Les car­nets de Dou­glas de Chris­tine Eddie
2010 : Nos silences de Wahi­ba Khiari et Ici-bas de Bruno Nas­sim Aboudrar (ex-aequo)
2011 : L’embrasure de Douna Loup
2012 : La nuit du chien d’O­livi­er Brun­hes
2013 : Salone de Lau­rent Bon­net
2014 : Les absents de Geor­gia Makhlouf
2015 : Les jardins de con­so­la­tion de Parisa Reza
2016 : Anguille sous roche d’Ali Zamir
2017 : Le plongeur de Stéphane Larue