Archives par étiquette : Myriam Leroy

Les meilleures ventes 2023 sur Librel

Les bilans de l’an­née lit­téraire, ce sont aus­si les meilleures ventes. Librel, la plate­forme col­lec­tive des librairies indépen­dantes en Wal­lonie et à Brux­elles, a fait ses cal­culs et dévoile les livres qui ont séduit le plus de lecteurs au long de l’an­née 2023. Con­tin­uer la lec­ture

Le Top 2023 d’Estelle Piraux

Le Car­net et les Instants revis­ite l’année lit­téraire 2023 avec le Top 3 de ses chroniqueurs et chroniqueuses. La sélec­tion d’Estelle Piraux. Con­tin­uer la lec­ture

L’Intime festival 2023

theatre de namur

Le Théâtre de Namur accueillera plusieurs ren­con­tres de l’In­time fes­ti­val

L’In­time fes­ti­val lancera sa 11e édi­tion — dites son Chapitre XI — du 18 au 20 août à Namur. Au pro­gramme : des lec­tures et des entre­tiens, avec la présence de plusieurs auteurs et autri­ces belges.

ini­tié par Benoit Poelvo­orde, l’In­time fes­ti­val prend ses quartiers chaque été à Namur pour trois journées axées sur la lit­téra­ture. Comé­di­ennes et comé­di­ens pro­posent des lec­tures d’oeu­vres récentes, tan­dis que cer­tains auteurs sont présents lors du fes­ti­val pour des ren­con­tres. Con­tin­uer la lec­ture

Plongée dans les pensées, du présent et du passé

Un coup de cœur du Car­net

Myr­i­am LEROY, Le mys­tère de la femme sans tête, Seuil, 2023, 285 p., 19,5 € / ePub : 13,99 €, ISBN : 978–2‑02–151576‑3

leroy le mystere de la femme sans teteFin 2020, sur la pelouse d’honneur de la Sec­onde Guerre mon­di­ale du cimetière d’Ixelles, Myr­i­am Leroy, jour­nal­iste et écrivaine, décou­vre Mari­na Chafroff, un nom de femme au milieu de prénoms exclu­sive­ment mas­culins. Mais ce qui l’interpelle le plus, c’est le par­ticipe passé qui résume sa fin trag­ique, ce mot qui fait froid dans le dos, jeté sans ménage­ment au vis­age des vis­i­teurs du lieu de mémoire : « DÉCAPITÉE ». Con­tin­uer la lec­ture

Myriam Leroy n’aime (toujours) pas

Myr­i­am LEROY, Bel­giques. Out of office, Ker, coll. “Bel­giques”, 2022, 123 p., 12 €, ISBN : 978–2‑87586–326‑3

leroy belgiquesLa col­lec­tion « Bel­giques » des édi­tions Ker con­tin­ue d’ausculter, par la lit­téra­ture et façon mosaïque, les imag­i­naires de la Bel­gique. Elle s’enrichit de qua­tre nou­veaux vol­umes cet automne, par­mi lesquels celui que signe Myr­i­am Leroy.

Il y a (au moins) deux manières d’appréhender un recueil de la col­lec­tion « Bel­giques » : pour ce qu’il nous dit de la Bel­gique telle que la voit son autrice ou auteur, d’une part, et, d’autre part, pour ce qu’il fait au genre de la nou­velle. Con­tin­uer la lec­ture

Faisceau de lignes blanches

COLLECTIF, La ligne blanche, Arbre à paroles, coll. « iF », 2020,126 p., 14 €, ISBN : 978–2‑8704–696‑2

À l’invitation, à l’appel lancé par Antoine Wauters qui dirige la col­lec­tion « iF » à L’Arbre à paroles, vingt-trois auteurs ont répon­du : écrire sur ce que sig­ni­fie pour eux la ligne blanche. Tra­ver­sé par une crise, tenail­lé par une pul­sion qui se traduit en une déci­sion — arrêter d’écrire —, Antoine Wauters voit dans la ligne blanche la man­i­fes­ta­tion du grand retrait, de l’effacement, une césure, un syn­drome Bartle­by. La pureté de la ligne blanche est telle qu’elle ne doit plus se traduire en mots. Le syn­tagme lancé aux con­tribu­teurs venus du monde du roman, de la bande dess­inée, de la poésie, du jour­nal­isme s’apparente à un sig­nifi­ant flot­tant que chaque auteur va inter­préter, dif­frac­ter en réc­its ou en poèmes. Con­tin­uer la lec­ture

Portées Portraits : la nouvelle saison

Nathalie Skowronek

Nathalie Skowronek sera à Portées Por­traits le 7 décem­bre — ©JF Paga

Les ren­con­tres lit­téraires Portées Por­traits repren­nent à la ren­trée, dans leur écrin de la mai­son Autrique, mais aus­si, pour cer­taines, à Wol­u­bilis. Un riche pro­gramme qui fait réson­ner la lit­téra­ture. Et en par­ti­c­uli­er la lit­téra­ture belge. Con­tin­uer la lec­ture

Des écrivaines parmi les 50 femmes de l’année des Grenades

celine delbecq

Céline Del­becq © Pierre Jas­sogne

Les Grenades, le média fémin­iste de la RTBF, ont désigné leur cinquante femmes de l’an­née 2019. Celles qui ont mar­qué l’an­née par leur action ou leur art. Une sélec­tion dans laque­lle la lit­téra­ture se taille une belle place. Con­tin­uer la lec­ture

Le prix Médicis : les finalistes

Myriam Leroy

Myr­i­am Leroy

Après le Renau­dot et le Goncourt, le prix Médi­cis est le troisième grand prix autom­nal à livr­er sa pre­mière sélec­tion. Le lau­réat suc­cédera à Pierre Guy­otat, récom­pen­sé en 2018 pour Idi­otie (Gras­set).  Con­tin­uer la lec­ture

Prix Blù — Jean-Marc Roberts : les finalistes

Myriam Leroy

Myr­i­am Leroy

La ren­trée lit­téraire vient à peine de com­mencer et déjà les jurys des prix lit­téraires livrent leur pre­mière sélec­tion. C’est le cas du prix Blù — Jean-Marc Roberts, dont on con­nait les cinq final­istes. Con­tin­uer la lec­ture

Au grand jeu de la société-écran

Myr­i­am LEROY, Les yeux rouges, Seuil, 2019, 192 p., 17 € / ePub : 11.99 €, ISBN : 978–2‑02–142905‑3

L’univers des réseaux soci­aux et des échanges écrits qui s’y déroulent inspire peu à peu les auteurs de romans, don­nant une nou­velle forme d’expression au genre épis­to­laire de longue date exploité par les gens de let­tres. Cor­re­spon­dance réelle ou sim­ple pré­texte à une mise en forme d’un réc­it, il est pra­tiqué dans Les yeux rouges sous une vari­ante sec­onde, dans la mesure où la nar­ra­trice nous relate le con­tenu des envois reçus sans nous les livr­er don­ner in exten­so. Con­tin­uer la lec­ture

Prix Rossel : les finalistes

Le jury du Rossel 2018 
© Le Soir

Alors que la sai­son des grands prix d’au­tomne se ter­mine en France, le prix Rossel, le plus pres­tigieux prix lit­téraire belge fran­coph­o­ne, a livré ses cinq final­istes. La sélec­tion 2018 fait la part belle aux pre­mières œuvres et aux édi­teurs français. Le lau­réat sera con­nu le 6 décem­bre.  Con­tin­uer la lec­ture

Prix Senghor : deux Belges finalistes

Myriam Leroy (g.) et Odile d'Oultremont (dr.)

Myr­i­am Leroy (g.) et Odile d’Oul­tremont (dr.)

Le prix Sen­g­hor du pre­mier roman fran­coph­o­ne et fran­cophile, plus con­nu sous le nom de prix Sen­g­hor, a remis la liste des final­istes de l’édi­tion 2018. La Bel­gique y est bien avec pas moins de deux roman­cières. Con­tin­uer la lec­ture

Une Belge dans la liste de lectures d’été de l’Académie Goncourt

Myriam Leroy

Myr­i­am Leroy

Après la sélec­tion de print­emps du Renau­dot (où fig­ure L’adap­ta­tion de Michel Lam­bert), c’est au tour de l’A­cadémie Goncourt de com­mu­ni­quer sa liste de lec­tures pour l’été. Avec une auteure belge par­mi les dix livres sélec­tion­nés.  Con­tin­uer la lec­ture

Myriam Leroy dans la sélection du Goncourt du premier roman

LeroyEn marge du prix Goncourt, décerné à l’au­tomne, l’A­cadémie Goncourt décerne aus­si dif­férents prix dans des sec­tions par­al­lèles : le pre­mier roman, la nou­velle et la poésie. Les final­istes des deux pre­mières caté­gories pour l’an­née 2018 sont désor­mais con­nus. Avec une présence belge.  Con­tin­uer la lec­ture

Le fil de l’adolescence

Myr­i­am LEROY, Ari­ane, Don Qui­chotte, 2018, 208 p., 16 € / ePub : 11.99 €, ISBN : 978–235949-675–8

leroy_ariane.jpgL’adolescence est un labyrinthe. On y entre au sor­tir de l’enfance et on en cherche l’itinéraire et la sor­tie pour entr­er dans l’âge adulte. À la suite de deux amies qui sont au cœur de son pre­mier roman, Ari­ane, Myr­i­am Leroy nous déroule quelques fils pour tra­vers­er cette péri­ode qual­i­fiée d’ingrate.

La nar­ra­trice est née au cœur du Bra­bant wal­lon, déjà tout un pro­gramme à ses yeux, dans une famille catholique, con­ven­tion­nelle, ennuyeuse à mourir (et notre héroïne a de fréquentes vel­léités de sui­cide), qui mène une vie de pri­va­tions, mais qui se gar­garise d’appartenir à la bour­geoisie nantie. À tel point que leur fille s’est mise à haïr les rich­es du BW, « Haïr les rich­es, qu’ils soient ou non gen­tils, haïr davan­tage les gen­tils, les rich­es phil­an­thropes, ceux qui don­nent aux pau­vres, qui leur ouvrent leurs bras et leur porte ». Ce foy­er pass­able­ment névrosé s’est établi à Niv­elles, « une machine à crev­er d’ennui ». Et pour­tant, ceux qui y nais­sent y revi­en­nent tou­jours. Mais l’appartenance sociale vous colle à la peau, ce que la nar­ra­trice con­state des années après sa jeunesse : « non seule­ment tu ne seras jamais aus­si riche qu’eux, mais surtout tu ne seras jamais comme eux (…) Tu appar­tien­dras tou­jours à une autre race, gauche, emprun­tée, con­stam­ment à la lisière du bur­lesque. » Con­tin­uer la lec­ture