Archives par étiquette : Odile d'Oultremont

Rentrée d’hiver 2026 : en route vers la Foire du livre

RL hiver 2026 visu

« Ren­trée lit­téraire » désigne tra­di­tion­nelle­ment la péri­ode d’effervescence édi­to­ri­ale qui s’étend de fin aout à début novem­bre. C’est à ce moment que parais­sent les livres en lesquels les maisons d’édition (parisi­ennes) voient de pos­si­bles can­di­dats aux Goncourt, Renau­dot et autre Fem­i­na. Depuis plusieurs années, toute­fois, le cal­en­dri­er édi­to­r­i­al con­nait un autre temps fort, en jan­vi­er-févri­er. Les sor­ties sont nom­breuses et les livres qui parais­sent à ce moment-là sont aus­si de ceux sur lesquels les édi­teurs mis­ent par­ti­c­ulière­ment. On par­le donc désor­mais aus­si d’une ren­trée lit­téraire d’hiver. Con­tin­uer la lec­ture

Celui qui ôte la vie n’est-il pas déjà mort ?

Odile d’OULTREMONT, La dernière nuit, Jul­liard, 2026, 224 p., 21 € / ePub : 14,99 €, ISBN : 9782260057574

d'oultremont la dernière nuitUne nuit. C’est l’espace que Véronique Perdieux, dite Nik­ki, dégage pour con­fron­ter celui qui a com­mis l’irréparable, deux ans plus tôt, celui dont le surnom, Abel, promet­tait de ne pour­tant jamais trahir quiconque.

Une nuit. Pour com­pren­dre ce qui a poussé le comte Abélard de Hes­baye à tuer Chance, leur vache préférée, qui s’était érigée con­tre la pro­duc­tiv­ité ambiante en ren­dant caduque son util­ité économique. C’était pour­tant au con­tact de la fougue con­tagieuse d’Abel que la fille d’agriculteurs avait perçu les pans de douceur du monde dont elle était issue, con­tes­tant avec d’autant plus de véhé­mence ses parts d’ombre, la sépa­ra­tion d’une mère et de son veau, 48h après sa nais­sance, par exem­ple : Con­tin­uer la lec­ture

Suivant « L’Ordre du jour »

Odile d’OULTREMONT, Une légère vic­toire, Jul­liard, 2023, 256 p., 20 € / ePub : 15,99 €, ISBN : 9782260055716 

odile d'oultremont une legere victoireUn bou­quet de renon­cules et de ros­es sur le siège arrière d’une Dacia hybride neuve des­tiné à au père décédé il y a dix ans, un feu qui passe au vert, une défla­gra­tion. Une col­li­sion qui entre­choque deux exis­tences, un impact, une croisée des chemins pavée d’une cul­pa­bil­ité dévas­ta­trice qui engen­dr­era prise de con­science, repen­tir et renou­velle­ment de soi.

Nour Del­saux est une jeune trente­naire qui se con­forme à une vie subie, absurde par ses exi­gences et ses exiguïtés, elle tra­verse son exis­tence, a mis ses rêves de jour­nal­isme de côté et, cer­tains jours, « se félicite de n’être que ça : une assis­tante de rédac­tion docile et effi­cace qui fait le job, sans angoiss­es majeurs ni cal­en­dri­er sur­chargé. ». Yarol Pon­thus compte près d’un quart de siè­cle der­rière les bar­reaux et son exis­tence, emmurée dans 8 mètres car­rés, touche bien­tôt une lib­erté retrou­vée, un nou­veau con­tact avec la vie qui le ter­ri­fie. Dehors, il y a sa fille, Con­stance. « Mais com­ment espér­er qu’elle soit heureuse de le revoir après tant d’années de crimes et de dél­its ? Et pour­tant, elle est là. Dehors. Réelle. » Mais cette réal­ité vient se fra­cass­er sur un pare­choc. Un acci­dent. Pour la loi, « que les choses soient claires, Madame Del­saux : c’est l’autre dame qui est en tort. Elle en est morte mais c’est, entre guillemets, de sa faute. ». La cul­pa­bil­ité s’invite alors chez ces pro­tag­o­nistes, ronge et enlise leur dif­fi­culté d’être. Jusqu’au jour où Nour reçoit une let­tre de Yarol : « Me feriez-vous l’amabilité d’une vis­ite ? ». Con­tin­uer la lec­ture

La première sélection du prix du Style

Odile d’Oul­tremont

Le jury du prix du Style a livré sa pre­mière sélec­tion, dans laque­lle fig­urent deux romans belges de la ren­trée lit­téraire 2019. Le lau­réat sera désigné en novem­bre. Il suc­cédera à Pauline Delabroy-Allard, primée en 2018 pour Ça racon­te Sarah (Minu­it).  Con­tin­uer la lec­ture

Au nom du père et de la mer

Odile D’OULTREMONT, Baïko­nour, Obser­va­toire, 2019, 220 p., 18 € / ePub : 12.99 €, ISBN : 979–10-329‑0432‑9

Pêcheur de crus­tacés et de gastéropodes en mer de Bre­tagne, Vladimir Savi­dan, qui se sou­ci­ait beau­coup de la sécu­rité des autres mais ne por­tait jamais de gilet de sauve­tage, a vu un jour l’Atlantique pren­dre l’ascendant sur Baïko­nour, son Cleopa­tra Fish­er­man 38, et a  dis­paru au fonds des flots, lais­sant comme seul legs à Edith et Anka celui des épous­es et progéni­tures de marins : après l’attente, un corps man­quant. L’absence d’une mar­que tan­gi­ble de fin de vie. L’une et l’autre réagis­sent d’ailleurs très dif­férem­ment à la tragédie. Amoureuse depuis l’enfance de cette immen­sité d’eau –  rêvant même d’y trou­ver sa place, de préférence à la barre – Anka con­tracte une colère sourde con­tre cette amie chère qui lui a ravi défini­tive­ment son mod­èle et père, en maîtresse avide. A con­trario, la femme du loup de mer est dans le déni, fomente des prières par inter­mé­di­aire pour faire revenir l’être aimé et, tout à trac, se mue en fab­rique de soupes. Des potages qu’elle prend soin de met­tre dans des ther­mos indi­vidu­els pour tous les cama­rades de son mari, avec pour promesse qu’ils les lui ren­dent. Dans cette trac­ta­tion, elle entrevoit qu’ils revien­dront au port et fait un pacte avec l’espoir, crée du lien entre la terre ferme et l’océan. Con­tin­uer la lec­ture

Le prix des lecteurs Club pour Odile d’Oultremont

Odile d’Oul­tremont

Les lecteurs com­posant le jury du prix des lecteurs Club a ren­du son ver­dict : c’est Odile d’Oul­tremont qui est récom­pen­sée pour son roman Les déraisons (L’ob­ser­va­toire). Elle suc­cède au pal­marès à Chris­tiana More­au. 

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Prix René Fallet : 6 finalistes

Le prix René Fal­l­et a révélé les 6 final­istes de sa nou­velle édi­tion. Par­mi ceux-ci : une Belge. Le prix sera remis en juin, lors des Journées lit­téraires de Jaligny.

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Lecture en tête : les Belges en nombre

Annick Walach­niewicz

En prélude au Fes­ti­val du pre­mier roman et des lit­téra­tures con­tem­po­raines qu’elle organ­ise au mois de mai 2019, l’as­so­ci­a­tion Lec­ture en tête a pub­lié sa sélec­tion de 16 pre­miers romans. Les Belges s’y tail­lent une belle place. Con­tin­uer la lec­ture

Prix Senghor : deux Belges finalistes

Myriam Leroy (g.) et Odile d'Oultremont (dr.)

Myr­i­am Leroy (g.) et Odile d’Oul­tremont (dr.)

Le prix Sen­g­hor du pre­mier roman fran­coph­o­ne et fran­cophile, plus con­nu sous le nom de prix Sen­g­hor, a remis la liste des final­istes de l’édi­tion 2018. La Bel­gique y est bien avec pas moins de deux roman­cières. Con­tin­uer la lec­ture

Le prix de la Closerie des Lilas pour Odile d’Oultremont

d oultremont prix closerieOdile d’Oul­tremont a reçu le prix de la Closerie des Lilas pour son pre­mier roman, Les déraisons (édi­tions de l’Ob­ser­va­toire). Le prix de la Closerie des Lilas a été décerné pour la pre­mière fois le 7 mars 2007, veille de la journée mon­di­ale de la femme, à la Closerie des Lilas. Il a pour orig­i­nal­ité de couron­ner une roman­cière de langue française dont l’ouvrage paraît à la ren­trée de jan­vi­er. La voca­tion de ce nou­veau prix est de pro­mou­voir la lit­téra­ture fémi­nine.


Lire aus­si : notre recen­sion des Déraisons


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Prix littéraires : Odile d’Oultremont et Bernard Quiriny multi-finalistes

 

odile doultremont

Odile d’Oul­tremont

Les déraisons, pre­mier roman d’Odile d’Oul­tremont, paru cet hiv­er aux édi­tions de L’Ob­ser­va­toire, fig­u­rait déjà dans la pre­mière sélec­tion du prix de la Closerie des lilas. Le livre pour­suit depuis lors son par­cours remar­qué, puisqu’il est à présent en lice pour deux autres prix lit­téraires.


Lire aus­sinotre recen­sion des Déraisons


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Un Prix de la Closerie des lilas très belge


Le Prix de la Closerie des lilas aura un accent très belge cette année puisque le jury est présidé par Amélie Nothomb. Surtout, la pre­mière sélec­tion, ren­due le 14 févri­er, compte pas moins de deux auteures belges.
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L’amour a ses déraisons…

Odile d’OULTREMONT, Les Déraisons, L’Observatoire, 2018, 220 p., 18€/ePub : 12.99 €, ISBN : 979–10-329‑0039‑0

doultremont les deraisons.jpgIl était une fois une petite fille qui vivait avec ses par­ents. À l’âge de rai­son, elle perdit physique­ment son père (pfttt ! dis­paru) et men­tale­ment sa mère (pffff ! vidée). En proie à un monde abscons, elle « entam[a] une inex­orable tran­shu­mance vers un endroit indéfiniss­able, qui n’exist[ait] pas encore […] ». Elle se mit à façon­ner le réel à son imag­i­na­tion et entretint un rap­port per­for­matif avec ce(ux) qui l’entourai(en)t. Et elle grandit jusqu’à incar­n­er cette femme dansant sur des notes silen­cieuses, cares­sant les chiens-chats, transsub­stan­tiant une com­pote de pommes à la can­nelle en mar­bré coco, bar­bouil­lant son garde-manger idéal sur des toiles loufo­que­ment bar­i­olées (tels le « mon­tic­ule de spaghet­ti à la bolog­naise dis­posés dans un pot de fleurs » et le « batail­lon de makis flan­qués cha­cun d’une paire d’yeux »), cham­boulant l’ordre établi de toute chose. La réal­ité, ses résis­tances et ses réti­cences, Louise Olinger, pein­tre, n’en avait cure. Con­tin­uer la lec­ture