Archives par étiquette : Bozon2x

Plaidoyer pour une architecture vivante

Un coup de cœur du Car­net

Vir­gil DECLERCQ, Héritage, Bozon2x, 2025, 226 p., 21 €, ISBN : 978–2‑931067–27‑7

declercq héritageLivre de com­bats, de cœur, irrigué par l’amour du pat­ri­moine archi­tec­tur­al, la qual­ité de vie des citoyens, Héritage se présente comme un man­i­feste mar­qué par l’urgence face à la débâ­cle urban­is­tique, envi­ron­nemen­tale qui rav­age nos lieux de vie. Fon­da­teur de l’association Com­mu­nauté His­to­ria qui défend les édi­fices en péril, les joy­aux men­acés de démo­li­tion, Vir­gil Decler­cq nous délivre un essai qu’on aimerait dis­tribuer aux poli­tiques, aux ges­tion­naires de l’urbanisme, aux pro­mo­teurs immo­biliers, aux fonc­tion­naires européens afin de les dessiller. Con­tin­uer la lec­ture

Courts circuits

Damien LEJEUNE, Mona Lisa mon amour, Bozon2x, 2024, 151 p., 15 €, ISBN : 978–2‑931067–23‑9

lejeune mona lisa mon amourLa nou­velle est décidé­ment un genre lit­téraire qui se prête par­ti­c­ulière­ment à l’inventaire des vicis­si­tudes du genre humain. Par petites touch­es, en quelques mots, des car­ac­tères s’esquissent, des paroles s’échangent, des fig­ures appa­rais­sent en scènes brèves qui s’estompent bien­tôt, mais dont le voisi­nage des­sine une car­togra­phie aux ram­i­fi­ca­tions mul­ti­ples.

Ici, un cou­ple qui se fait face en deux séquences mati­nales à 44 ans d’intervalle, avec des bouf­fées de rage et de ten­dresse, dans le quo­ti­di­en d’un petit déje­uner. (1970–2014) Con­tin­uer la lec­ture

Mutatis mutandystopie

Claire BLACH, EXu­Vie, Bozon2x, 2024, 198 p., 21 €, ISBN : 978–2‑931067–21‑5

blach exuvieDans ce texte poly­phonique et un futur proche, les per­son­nages suiv­ent leur pro­pre par­ti­tion en une ville européenne imag­i­naire. Pour son pre­mier « roman choral », Claire Blach a voulu qu’une har­monieuse cacoph­o­nie sur­plombe ses héros et anti-héros. Les pre­miers sont jeunes, au mieux ado­les­cents, et les sec­onds sont les adultes dont aucun ne parvient à vain­cre la soli­tude tra­ver­sant toute vie et s’imposant au final. Con­tin­uer la lec­ture

Les saltos arrière du récit

Jean-Michel BRAGARD, Loli­tal­ice, Pré­face de Jean-Marie Klinken­berg, Bozon2x, 2022, 159 p., 21 €, ISBN : 978–2‑93067–11‑4

bragard lolitaliceLoli­tal­ice, voilà Loli­tal­ice, apparue pour la pre­mière fois dans le roman de Jean-Michel Bra­gard, un roman-songe, dit-il, une fugue, sous-titre-t-il, et nous décou­vrons avec ravisse­ment les plus sin­gulières sœurs siamoi­ses de la lit­téra­ture. Loli­ta, provo­cante et fausse can­dide de Nabokov et Alice trans­gres­sive et aven­tureuse, de Car­roll, toutes deux représen­tant une fig­ure du féminin que l’auteur fête avec mal­ice dans ce beau livre récem­ment paru aux aven­tureuses et explo­ratri­ces Édi­tions du Bozon2X.

Jean-Michel Bra­gard se définit comme géo­logue de salon (il est géo­logue-ani­ma­teur à l’Institut roy­al des Sci­ences naturelles de Bel­gique), poète de ter­rain, flûtiste à 16h, pat­a­physi­cien et ami d’André Blavier. Il a déjà pub­lié des textes, poèmes,… entre autres aux Édi­tions du Dai­ly-Bul, dont un mag­nifique ouvrage en duo avec l’artiste Camille de Taeye. Con­tin­uer la lec­ture

Désencagement de l’esprit et de la lumière

Un coup de cœur du Car­net

Serge DELAIVE, Autour d’un hiv­er, Bozon2x, 2021, 121 p., 20 €, ISBN : 978–2‑931067–09‑3

delaive autour d un hiverSou­vent, les ciels sont liss­es et pâles.
Ils reti­en­nent et dis­persent la lumière. Qui ne jouira pas.

Accom­pa­g­né de son ami Aïtor, Serge Delaive sil­lonne l’hiv­er 2020 encagé par le deux­ième con­fine­ment (rebap­tisé « sec­onde venue de l’In­sekt »). Armé de son télé­phone puis d’un petit reflex, il cap­ture les paysages qu’il tra­verse dans le froid et les joint à ses mots dans ce recueil Autour d’un hiv­er. La poésie ici est déam­bu­la­tions en prose, union de l’œil, du sen­si­ble et de la pen­sée. Con­tin­uer la lec­ture

Pé aime

Un coup de cœur du Car­net

Olivi­er , Poé­tique de l’amant, Bozon2x, 2020, 116 p., 20 €, ISBN : 978–2‑931067–05‑5

olivier pe poetique de l'amantLe tra­jet d’Olivi­er Pé de la pein­ture vers la pho­togra­phie a été déter­miné par la perte d’un ate­lier qu’il occu­pait depuis vingt ans. Imag­inez un artiste qui doit dès lors se remet­tre en com­plète ques­tion ; médi­um com­pris. Or il a 1500 pho­tos dans son ordi­na­teur qui l’attendent, essen­tielle­ment pris­es avec son smart­phone. Il en extrait peu à peu 300, les imprime, les place au mur du salon et laisse un trimestre les déplac­er au rythme d’une mélodie intérieure lente, dont ses doigts se font le silen­cieux chef d’orchestre, jusqu’à n’en retenir qu’une cen­taine. Con­tin­uer la lec­ture