Archives par étiquette : Collectif L-Slam

Sur fond blanc

COLLECTIF L‑SLAM (dir.), En let­tres noires, Midis de la poésie, 2024, 120 p., 20 €, ISBN : 978–2‑931054–15‑4

collectif en lettres noiresDans cette antholo­gie com­posée par le col­lec­tif fémin­iste lié­geois L‑SLAM pour les édi­tions Midis Poésie, sept autri­ces issues de la scène slam don­nent à enten­dre leurs voix. Marie Darah, Huguette Izo­bim­pa, Gioia Kaya­ga, Julie Lombe, Joëlle Sam­bi, Lisette Lom­bé et Raïs­sa Yowali por­tent et parta­gent l’expérience de minorités de genre et de femmes noires dans un monde où le blanc est con­sid­éré comme une couleur neu­tre. Con­tin­uer la lec­ture

On bouscule tout et on recommence

COLLECTIF L‑SLAM, On ne s’excuse de rien!, vol. 2, Mael­ström reEvo­lu­tion, 2024, 296 p., 18 €, ISBN : 978–2‑87505–493‑7

l slam on ne s excuse de rien 2On s’écrie qu’on écrit.
On frappe où ça fait mal.
On marche. On danse. On embrasse. On écrase ses angoiss­es.

« On », c’est le Col­lec­tif L‑SLAM. Poètes, poét­esses, slameureuses, badass­es, iels unis­sent leur plume une nou­velle fois, après un pre­mier recueil paru en 2019 et qui rassem­blait déjà cinquante-sept auteurices. Aujourd’hui, le chœur a grossi et la verve ne s’affaiblit pas. Haut et fort, iels don­nent de la voix. Il est ques­tion de racisme, de mater­nité, de rup­ture, de viol, de burn-out et de vio­lence con­ju­gale, mais aus­si de mar­rainage, de mat­ri­moine, de com­per­sion et d’intersection des luttes. Le vers a du poids. La rime ne décore pas. La poésie se poli­tise. Le mot sert le com­bat. Con­tin­uer la lec­ture

Des bombes

COLLECTIF L‑SLAM, On ne s’excuse de rien, Mael­ström, 2019, 180 p., 15 €, ISBN : 978–2‑87505–340‑4 

Le kif, déjà, à la cou­ver­ture. Pho­to de scène: une meuf noire devant un micro, chemise bou­ton­née jusqu’en haut, ferme les yeux en dis­ant son texte, dans un sourire. Le kif, ce titre : On ne s’excuse de rien! — excla­ma­tion sans risette, qu’on se le tienne pour dit — à répéter en boucle ad libi­tum. Le kif de compter une écras­ante majorité de femmes par­mi les 57 auteur.trice.s du recueil — cis et trans, valides et pas, racisées et pas, de tous les âges, de toutes les formes, les sex­u­al­ités, les hori­zons. “Poésie & slam”: leurs textes sont issus d’ateliers d’écriture, en vue de les faire cla­quer sur le plateau — du coup, on les pioche, la tête fait boîte à rythmes et on se les dit par­fois tout haut. La tête vient se cogn­er aus­si, là où, peut-être, le slam libère : sur les réal­ités recon­nues. Parce que ça envoie, les filles. Elles pren­nent la plume dans un grand et beau fra­cas qui vient explos­er à la lec­ture: des bombes. Har­cèle­ment, racisme, mater­nité, non mater­nité, mal­adie, viol, vio­lences, chô­mage, burn out, enfance, vieil­lesse, drague, rage, auto­cen­sure bazookée 57 fois… des dagues à chaque voix. “Et j’emmerde la norme!” Con­tin­uer la lec­ture