
Lisapo de Matonge
Auteur : Badibanga Ndeka
Maison d’édition : Midis de la poésie
Année d’édition : 2026
Nombre de pages : 104
Prix : 14 €
Livre numérique : /
EAN : 9782931054185
Dans Lisapo de Matonge (L’histoire de Matonge en Lingala), Badibanga Ndeka, ou Badi, nous livre son expérience et ses ressentis de l’enfance à l’âge adulte en tant que personne noire dans un pays occidental, une société blanche profondément discriminante et raciste. Le recueil est divisé en six parties portant chacune des messages forts. Continuer la lecture




« Lambeaux de texte sur bras

Il est courant d’entendre que depuis Platon, la philosophie occidentale n’ajoute que des notes de bas de page à ses dialogues socratiques. Du moins jusqu’à la Shoah. Alors, la pensée est devenue plus que vertigineuse : il ne s’agit plus de prendre conscience de la mort à un degré humain et/ou divin, mais d’appréhender la fin de l’humanité à un niveau commun, proche ou lointain. Soit dans son ensemble à tout moment atomique, climatique, soit dans son esprit-même : que reste-t-il d’âme, d’espérance, de poésie, bref d’humain dans le cœur de l’humanité depuis la Shoah ?
Huit poétesses néerlandophones et francophones – Catherine Barsics, Victoire de Changy, Hind Eljadid, Astrid Haerens, Ruth Lasters, Cathy Min Jung, Bwanga Pilipili et Maud Vanhauwaert – signent chacune un ou des poèmes inspirés de l’œuvre des sœurs Rosalie et Virginie Loveling dans l’ouvrage Les sœurs Loveling / De zussen Loveling paru aux éditions des Midis de la poésie & du Poëziecentrum. À l’entame de cet ouvrage collectif, la philosophe et autrice Tinneke Beeckman pose quelques balises historiques et contextuelles de la vie et de l’œuvre des sœurs Loveling.
Qu’est-ce qu’un poème pour enfants ? Existe-t-il deux formes de poésie, l’une pour la jeunesse et l’autre, la vraie ? Carl Norac réfute les clichés et affirme que « dans sa multiplicité absolue, la poésie est une et indivisible ».
Sondant les enjeux, la teneur de l’espace poétique, Pascale Seys nous convie à une traversée de quelques textes fondateurs. D’Anatole France (Le jardin d’Épicure), d’Hésiode (Les travaux et les jours), de René Char (Fureur et mystère), de Rilke (« La panthère ») et de Paul Celan (Le méridien et autres proses). Il s’agit d’aller à la rencontre de l’ombilic du poème, par-delà la convocation de ses seules spécificités formelles, de mettre à jour sa valence métaphysique, sa ligne éthique. Développant la connexion intrinsèque entre le poème et l’ouverture (aux ambivalences, aux jeux des contraires), filant la pensée rilkéenne de l’Ouvert reprise par Heidegger, l’essai circonscrit le lieu poétique comme un champ relevant d’un récit particulier et se tenant à l’écart du logos, de la pensée rationnelle. 

Comment favoriser l’éclosion de la sensibilité poétique ? C’est le thème de la rencontre à laquelle nous conviait Colette Nys-Mazure, le vingt et un février 2017, dans le cadre des Midis de la Poésie, en compagnie de Marie Ginet et en collaboration avec le réseau Kalame. Sous le bel exergue d’Andrée Chedid : « Le Je de la poésie est à tous / Le Moi de la poésie est à plusieurs / Le Tu de la poésie est au pluriel ».
À l’image traditionnelle d’un Norge (Georges Mogin, 1898–1990) poète humaniste, partagé entre la spiritualité et l’épicurisme, Daniel Laroche, dans sa conférence du trente et un janvier dernier aux Midis de la Poésie, éditée aujourd’hui par l’Arbre à paroles, Modernité de Norge, apporte une dimension, un souffle nouveaux.