Archives par étiquette : Petits matins

Antoine Boute. L’écriture comme cheval de Troie

Antoine BOUTE, On peut boire la tran­spi­ra­tion d’un cheval, Les petits matins, 2021, 128 p., 15 €, ISBN : 9782363833198

boute on peut boire la transpiration d'un chevalCracheur de feu sonore, activiste expéri­men­tal, écrivain, per­formeur, philosophe bio­hard­core, pro­fesseur aux Écoles supérieures des Arts ERG et Saint-Luc à Brux­elles, Antoine Boute explore, depuis Ter­rass­es, Les morts rigo­los, S’enfonçant, spéculer, Inspec­tant, reculer, Manuel de civil­ité bio­hard­core, Apnée, Prompt…, des formes textuelle­ment mod­i­fiées. Affec­tion­nant les écri­t­ures plurielles, la créa­tion col­lec­tive (avec Vin­cent et Lucas Boute, Stéphane de Groef, Adrien Her­da, Chloé Schuiten, Clé­ment Thiry, Jeanne Pru­vot-Simon­neaux…), il livre avec On peut boire la tran­spi­ra­tion d’un cheval une par­ti­tion chorale rock. Con­tin­uer la lec­ture

Hardcore, verbe, défoncés

Antoine BOUTE, Opéra­tions bio­hard­cores, Les petits matins, coll. « Les grands soirs », 2017, 144 p., 12 €, ISBN : 978–2‑36383–238‑2

boute operations biohardcores.pngTu as 39 ans. Tu es auteurper­former, tu aimes ça, les mots à bal­ancer sur la sur­face des choses, et à la face des gens, depuis quelques mois sur Face­book tu annonces des per­for­mances d’un genre hard­core, mais bio, c’est-à-dire vivant, dans la forêt, dans les étangs, dans les ter­rains vagues où tu nous con­vies à divaguer, ça a l’air fun, on ne sait pas très bien ce qui va avoir lieu, tu sors un livre inti­t­ulé Opéra­tions bio­hard­cores, on le lit, sur la cou­ver­ture il y a ton nom: Antoine Boute, ok Antoine, on te lit et puis on se met à écrire comme toi à la deux­ième per­son­ne du sin­guli­er, parce qu’en fait ton bouquin c’est un truc de chaman qui fait que le rythme reste dans la tête qui fait qu’on est porté par lui, genre con­t­a­m­iné, comme si en fait on allait se cou­vrir de feuilles rouges et jaunes en début de putré­fac­tion dans une posi­tion qui offre le plus de con­tact pos­si­ble avec la terre, ce qui n’est pas le plus pra­tique pour écrire un arti­cle qui par­le de ton livre mais qui a le mérite de coller au pro­pos, la tête pleine de ton verbe on com­mence donc par dire que tu t’ap­pelles Antoine Boute et que tu viens de pub­li­er aux Petits matins à Paris un objet sin­guli­er comme toi qui es un peu un ovni et en même temps un type qui écrit.


Lire aus­si : Antoine, boute en train pornolet­triste


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