Olivier HECQUET, Les mots des morts, Ker, 2022, 142 p., 18 € / ePub : 9,99 €, ISBN : 978–2‑87586–315‑7
Les mots des morts a décroché le prix Polar de la Foire du livre de Bruxelles (ex-prix Fintro), une distinction accordée sur manuscrit à un premier roman. Une initiative heureuse, qui offre l’assurance d’une publication chez Ker, un éditeur de qualité. Ker ? On lui doit la belle collection Belgiques, des recueils de nouvelles qui ont révélé une graphiste décapante, Eva Myzeqari, à la baguette de la présente couverture. Un bel objet, donc, et un bon titre. On plonge ! Continuer la lecture
Francis Groff, dès les premières pages de son deuxième roman, confirme un art certain pour les entrées en matière, il signe les meilleures de la collection « Noir Corbeau ». Un détail ? Du tout. Le policier ou le thriller ont leurs codes et leurs lecteurs, qui ne sont pas ceux de Proust ou Modiano : les rapports au temps, à la sensation, à l’information sont différents, intensifiés, accélérés.
Avec Femmes de Rops, Michaël Lambert se lance dans un défi ambitieux : tisser un jeu d’échos entre deux hommes, entre deux temps, entre deux mondes, celui du peintre Félicien Rops et celui d’un expert en assurance qui part sur sa piste dans l’espoir de comprendre qui était l’artiste derrière l’œuvre et quel était l’homme derrière l’artiste.
1864 : un écrivain français de quarante-deux ans, qui commence à faire parler de lui à Paris pour ses écrits sur la peinture, ses traductions des contes de l’Américain Edgar Allan Poe et une condamnation pour des poèmes sulfureux, arrive en exil volontaire à Bruxelles à la recherche d’éditeurs et pour y faire des conférences. Il n’y rencontrera que déboires, déceptions et contrariétés. 150 ans après la mort de Charles Baudelaire, Jean-Baptiste Baronian, qui lui avait déjà consacré une brillante biographie, nous convie à une enquête fouillée sur le long séjour belge du poète des Fleurs du Mal.