Archives par étiquette : Jean-Baptiste Baronian

Gérard Prévot : « Emmène-moi… »

Un coup de cœur du Carnet

Gérard PRÉVOT, Contes de la mer du Nord, préface de Jean-Baptiste Baronian, postface d’Élisabeth Castadot, Impressions nouvelles, coll. « Espace Nord », 2018, 271 p., 8,5 € , ISBN : 978-2-87568-407-3
Un carnet pédagogique téléchargeable gratuitement accompagne le livre

Relire Gérard Prévot est toujours un moment riche. Et l’on se dit que c’est une réelle injustice qu’il n’ait jamais été apprécié à sa juste valeur. Peut-être cela vient-il de sa relative marginalité et du fait qu’il a écrit dans des genres très différents : poésie, roman, nouvelles fantastiques, romans populaires ?

Au début des années 70, il envoie à Jean-Baptiste Baronian, alors directeur littéraire de Marabout, des nouvelles qui vont constituer quatre livres. En 1986, dix ans après la mort de Prévot, Baronian rassemble onze contes tirés des différents volumes ; c’est ce choix qui est réédité aujourd’hui. Continuer la lecture

Chercher Radio Erevan

Jean-Baptiste BARONIAN, Le Petit Arménien, Pierre-Guillaume de Roux, 2018, 140 p., 18 €, ISBN : 2-36371-241-7

baronian le petit armenienÀ parcourir les quatre pages que recouvre sa bibliographie, on s’aperçoit que Jean-Baptiste Baronian a beaucoup narré et conté, chez Laffont, Bourgois, La Table Ronde, Rivages, Les Belles Lettres et près de dix autres éditeurs. Qu’à travers des essais, des biographies et des anthologies qui sont aujourd’hui autant de références, il aura passé une vie à s’intéresser aux autres écrivains, parmi lesquels Simenon, Baudelaire, Rimbaud, Jean Ray, Rosny-Aîné, Gérard Prévot et une kyrielle de fantastiqueurs connus de tous ou, plus souvent, de lui seul. Qu’il a écrit pour les bibliophiles, les amoureux de Bruxelles, les enfants, les polardeux. Mais que jamais encore il ne s’était livré. Continuer la lecture

Comment on devient belgophobe

Un coup de cœur du Carnet

Jean-Baptiste BARONIAN, Baudelaire au pays des Singes : essai, Pierre-Guillaume de Roux, 2017, 153 p., 19,50 €, ISBN : 978-2-36371-198-4

baronian baudelaire1864 : un écrivain français de quarante-deux ans, qui commence à faire parler de lui à Paris pour ses écrits sur la peinture, ses traductions des contes de l’Américain Edgar Allan Poe et une condamnation pour des poèmes sulfureux, arrive en exil volontaire à Bruxelles à la recherche d’éditeurs et pour y faire des conférences. Il n’y rencontrera que déboires, déceptions et contrariétés. 150 ans après la mort de Charles Baudelaire, Jean-Baptiste Baronian, qui lui avait déjà consacré une brillante biographie, nous convie à une enquête fouillée sur le long séjour belge du poète des Fleurs du Mal. Continuer la lecture

« Oubliez Alex Stevens. »

Jean-Baptiste BARONIAN, Le mauvais rôle, Genèse éditions, 2017, 128 p., 14.95 €/ePub : 10.99 €   ISBN : 9791094689035

baronian-genese« C’est quoi au juste le destin ? Une erreur de trajectoire ? Une anicroche du sort ? Le hasard qui se chamaille avec la nécessité et y laisse des plumes ? » Telles sont les questions qui se mettent à germer dans l’esprit torturé d’Alex Stevens au fur et à mesure qu’il s’enfonce dans le labyrinthique cauchemar en lequel s’est muée son existence auparavant banale. Rien de moins romanesque en effet qu’un employé au Ministère de la Culture dont les jours s’égrènent à lire des dossiers pédagogiques, de surcroît fraîchement largué par la maîtresse qui, deux années durant, avait repeint en rose chair son quotidien couleur muraille. Depuis cette rupture (vieille de vingt-et-un jours exactement au début du roman), Alex, qui ne nourrissait déjà aucune estime envers « cette vie ingrate de pâlot et de freluquet », s’estime entré en « lente et inexorable décomposition ». Continuer la lecture

Paris-Simenon : tout un roman

Jean-Baptiste BARONIAN, Le Paris de Simenon, Paris, Ed. Alexandrines, collection « Le Paris des écrivains », 2016, 102 p., 8,90 €   ISBN : 978-2-37108-904-4

baronianQui, mieux que Jean-Baptiste Baronian, pouvait écrire Le Paris de Simenon ? Président de l’association internationale « Les Amis de Georges Simenon », il sait aussi ce qu’écrire veut dire, comme auteur de plusieurs ouvrages et articles sur ce monstre sacré, comme biographe intéressé par Baudelaire, Verlaine, Rimbaud, mais aussi comme romancier dont l’œuvre n’est pas sans rappeler par certains aspects celle de Simenon, notamment à travers le souci de construire une intrigue narrative soutenue. Continuer la lecture

Le Jean Ray d’Henri Vernes

Henri VERNES, Thierry MORTIAUX, Jean Ray, 14 rue d’Or, préface de Jean-Baptiste Baronian, Bruxelles, La Pierre d’Alun, coll. « La Petite Pierre », 2016, 141 p., 36 €

vernesHenri Vernes s’honore d’une amitié de vingt ans avec Jean Ray. Après diverses préfaces et postfaces, il propose maintenant un texte de plus grande ampleur. Son livre oscille entre souvenirs personnels et réflexions sur l’art littéraire de Jean Ray.

Il rencontre le Gantois en 1943, alors que celui-ci publie beaucoup, des textes majeurs, qui sont aussi des succès de vente. L’après-guerre est cependant une période plus terne pour Ray qui croit son heure passée. Mais Vernes, qui devient un auteur de référence chez Marabout, conçoit un projet de réédition. Il apporte aujourd’hui des précisions sur les circonstances de ces rééditions, particulièrement celles des Harry Dickson, auxquels Ray ne semblait plus croire du tout. H. Vernes a également été impliqué dans les négociations avec Alain Resnais pour l’adaptation au cinéma d’Harry Dickson, et explique les raisons de l’abandon du projet. Continuer la lecture