Archives par étiquette : Jean-Baptiste Baronian

Le palais des plumes et des âmes

COLLECTIF, Une vie de palais, Académie royale de la langue et de lit­téra­ture français­es de Bel­gique, 2024, 159 p., 18 €, ISBN : 978–2‑8032–0077‑1

collectif une vie de palaisLa jaque­tte du livre et sa cou­ver­ture, en dis­tor­sion, offrent une mise en abyme du pro­jet offert aux lecteurs. Une volon­té d’ouverture (fenêtre aux bat­tants écartés), de jovi­al­ité (ciel bleu en arrière-plan et rose en encart), de sec­ond degré (un fau­teuil – d’académicien – flotte dans un tour­bil­lon de noms d’auteurs et autri­ces). Der­rière, la solen­nité d’une insti­tu­tion pres­tigieuse, l’Académie royale… séduit davan­tage, dans sa ligne épurée. Con­tin­uer la lec­ture

De l’écrit à l’écran : littérature et cinéma, une relation kaléidoscopique

COLLECTIF, Lit­téra­ture et ciné­ma, Académie royale de langue et de lit­téra­ture français­es de Bel­gique, 2023, 200 p., 18 €, ISBN : 978–2‑803200–75‑7

collectif littérature et cinemaDe Rim­baud à Duras, de Simenon à Bour­doux­he, de Stee­man à Aymé, rares sont les écrivains qui n’ont pas entretenu un lien – étroit ou non — avec le ciné­ma. Entre adap­ta­tions, réécri­t­ures et trans­la­tions, les rela­tions de la lit­téra­ture avec le sep­tième art pren­nent des formes innom­brables et var­iées. Elles ont don­né lieu à des chefs‑d’œuvre et à des échecs, démon­trant par­fois que le « pas­sage sur un autre plan » provoque inévitable­ment « du gag­né et du per­du », comme le sig­nale François Emmanuel. « La lit­téra­ture et le ciné­ma for­ment un cou­ple, pour le meilleur… et par­fois pour le pire » rap­pelle Yves Namur en guise de préam­bule au col­loque sur la lit­téra­ture et le ciné­ma qui s’est tenu en octo­bre 2022 à l’Académie royale de langue et lit­téra­ture français­es de Bel­gique et dont les actes sont désor­mais pub­liés. Con­tin­uer la lec­ture

Rentrée littéraire 2023 : abondance et diversité

rentrée littéraire 2023

Le rit­uel est con­nu : chaque année en juin, les maisons d’édition dévoilent le pro­gramme de leur ren­trée lit­téraire. Et lec­tri­ces et lecteurs de par­tir en vacances avec la cer­ti­tude de trou­ver en librairie, dès la mi-août, pléthore de nou­veaux livres qui adouciront à n’en point douter le retour à la vie pro­fes­sion­nelle.

Cette année encore, auteurs et autri­ces belges seront nom­breux à par­ticiper à ce temps fort de l’année édi­to­ri­ale. La ren­trée lit­téraire est tra­di­tion­nelle­ment asso­ciée au roman. Il ne sera pas, loin s’en faut, le seul genre à faire l’actualité cet automne, mais il en sera cer­taine­ment l’un des points névral­giques. Tour d’horizon des sor­ties annon­cées. Con­tin­uer la lec­ture

Gribouille en Morticolie ?

Lit­téra­ture et Médecine. Deux arts du regard. Autour de Jean-Christophe Rufin, Jean-Bap­tiste Baron­ian, Georges Casimir, Bernard Dan, François Emmanuel, Philippe Lekeuche, Pierre Mertens, Yves Namur et Ray­mond Red­ing, Académie rouyale de langue et de lit­téra­ture français­es de Bel­gique, 2023, 130 p., 15 €, ISBN : 9782803200696

litterature et medecine deux arts du regardLit­téra­ture et Médecine… L’ordre des mots adop­té dès le titre se soumet-il sim­ple­ment à celui de l’alphabet, ou bien est-ce que, fussent-elles toutes deux affublées d’une majus­cule et érigées en « arts du regard » la sec­onde reste un corol­laire de la pre­mière ? Il fal­lait tranch­er, bien sûr, et ce livre par­le davan­tage en ter­mes de « roman », « fic­tion », « auteurs », que de « patholo­gie », « traite­ment » ou « prati­cien ».

Il n’empêche : l’historiographie lit­téraire (fran­coph­o­ne mais pour tout dire, mon­di­ale) a beau regorg­er de fig­ures d’« écrivains-médecins », il serait peut-être plus juste de les qual­i­fi­er de « médecins-écrivains », puisque l’exercice de l’art d’Esculape précé­da par­fois de loin la fréquen­ta­tion des Mus­es… Prenons le cas le plus célèbre en lit­téra­ture française du XXe siè­cle, Louis-Fer­di­nand Céline. Il décou­vre sa voca­tion au Camer­oun, en 1916, en soignant vaille que vaille les pop­u­la­tions indigènes. Sa thèse de médecine, con­sacrée à un chirurgien hon­grois du siè­cle précé­dent, est con­sid­érée, à rai­son, comme son pre­mier texte lit­téraire… mais il fau­dra atten­dre les années 1926–1927 pour qu’il se mette à la rédac­tion de ce qui allait devenir Voy­age au bout de la nuit. Com­bi­en sont-ils, par­mi ses détracteurs, à regret­ter que le Doc­teur Destouch­es ait lâché son car­net d’ordonnances pour devenir le par­a­digme de l’écrivain col­labo et anti­sémite ? Con­tin­uer la lec­ture

Le banquet des écrivains

Jean-Bap­tiste BARONIAN, Dic­tio­n­naire des écrivains gas­tronomes. De Apol­li­naire à Zola, illus­tré par Gabrielle LAVOIR, Flam­mar­i­on, 2022, 428 p., 26 € / ePub : 17,99 €, ISBN : 978–2‑0802–7971‑2

baronian dictionaires des ecrivains gastronoemesJean-Bap­tiste Baron­ian est un écrivain pro­lixe. Et, dans sa bib­li­ogra­phie, on compte plusieurs dic­tio­n­naires, dont le Dic­tio­n­naire Rim­baud (Bouquins, Laf­font, 2014) et le for­mi­da­ble Dic­tio­n­naire amoureux de la Bel­gique (Plon, 2015). À tra­vers ses essais, biogra­phies et antholo­gies, il a côtoyé bien des écrivains et partagé son admi­ra­tion pour leur tra­vail. Il a dévelop­pé une con­nais­sance bien sou­vent intime de ces auteurs, offrant des per­spec­tives inédites sur leurs œuvres. C’est encore le cas avec ce beau vol­ume, joli­ment pen­sé par l’éditeur en lui prê­tant une fac­ture bib­lio­philique à la jolie tranche orangée. À sa lec­ture, on imag­ine égale­ment que la gas­tronomie fig­ure par­mi les plaisirs incon­tourn­ables de Baron­ian. Bonne chère et bons vins riment ici avec cul­ture et éru­di­tion. Con­tin­uer la lec­ture

La littérature par le menu

COLLECTIF, La cui­sine de nos écrivains, Académie royale de langue et lit­téra­ture français­es de Bel­gique, 2022, 130 p., 15 €, ISBN : 9782803200672

collectif la cuisine de nos écrivainsIl n’y a que les imbé­ciles qui ne soient pas gour­mands. On est gour­mand comme on est artiste, comme on est poète”.

Inci­tant le lecteur au péché de gour­man­dise, Yves Namur cite Guy de Mau­pas­sant dans son intro­duc­tion aux actes du col­loque con­sacré à La cui­sine de nos écrivains qui s’est tenu en octo­bre 2021, à l’occasion du cen­te­naire de l’Académie royale de langue et lit­téra­ture français­es de Bel­gique. La gour­man­dise est en effet de mise pour évo­quer un sujet d’une telle ampleur. C’est que les écrivains ne man­quent pas, qui ont fait de la nour­ri­t­ure un sujet à part entière  ou la métaphore de leur art, et du repas, le sub­til décor de leur roman ou le sym­bole de l’appartenance sociale de leurs per­son­nages. Et que l’on ne s’y trompe pas, les auteurs et autri­ces dont il est ques­tion ici, « nos écrivains », sont belges ou français. Ce sont les écrivains de notre pat­ri­moine lit­téraire, ceux qui ont façon­né (et façon­nent encore) notre imag­i­naire. La gour­man­dise, comme la lit­téra­ture, n’a pas de fron­tière. Con­tin­uer la lec­ture

À chaque mois, son histoire et ses couleurs

Mau­rice des OMBIAUX, L’ornement des mois, pré­face de Jean-Bap­tiste Baron­ian, Académie royale de Langue et de Lit­téra­ture français­es de Bel­gique, 2021, 190 p., 20 €, ISBN : 978–2‑8032–0061‑0

des ombiaux l ornement des moisDe jan­vi­er (« C’est l’enfance de l’année ») à décem­bre (« le jour est pau­vre de lumière, mais on l’illumine de feux et de liess­es »), Mau­rice des Ombi­aux com­pose, avec un plaisir qui fait chanter les mots, L’ornement des mois. Un « almanach sen­ti­men­tal et gour­mand », comme le présente dans sa pré­face Jean-Bap­tiste Baron­ian, paru en 1910, et que l’Académie royale de Langue et de Lit­téra­ture a eu l’heureuse idée de ressus­citer. Con­tin­uer la lec­ture

Horizons littéraires en vingt-deux instantanés

COLLECTIF, Fenêtres sur court, textes réu­nis et présen­tés par Lau­ra Delaye, Nau­si­caa Dewez, Lau­rence Ghigny, Vio­laine Gréant et Valéri­ane Wiot, Impres­sions nou­velles, coll. « Espace Nord », 2021, 278 p., 10 €, ISBN : 978–2‑87568–550‑6

fenetres sur courtAutomne 2021 : Espace Nord sort son 400e numéro, La Fureur de lire fête ses 30 ans. Les comptes ronds inci­tent à mar­quer le coup et ce dou­ble jubilé ne fait pas excep­tion. Ce n’est donc pas une réédi­tion clas­sique dans la col­lec­tion pat­ri­mo­ni­ale qui a hérité, par le hasard de la numéro­ta­tion, de ces deux zéros sur sa tranche. Et, tant que l’on par­le de chiffres, il ne s’agit pas à pro­pre­ment d’une mais plutôt de vingt-deux réédi­tions. Vingt-deux !? Dans un seul vol­ume ? Par­faite­ment ! Vingt-deux nou­velles, échan­til­lon choisi par­mi les plus de cent pla­que­ttes éditées dans le cadre de la Fureur de lire. Tâche ardue à n’en pas douter. Con­tin­uer la lec­ture

Du poème comme poil à gratter…

Jean-Bap­tiste BARONIAN, Anas­tro­phes au Bon Dieu, Lamiroy, 2021, 56 p., 10 €, ISBN : 978–2‑87595–495‑4

anastrophescouverturebordnoirJean-Bap­tiste Baron­ian pos­sède une palette de com­pé­tences lit­téraires très vaste : longtemps édi­teur lit­téraire chez Marabout, auteur de romans — y com­pris de romans policiers sous pseu­do­nyme — mais aus­si de nou­velles, d’essais, de biogra­phies, de livres pour enfants, de dic­tio­n­naires et d’anthologies, spé­cial­iste recon­nu de l’œuvre de Georges Simenon, il y a peu de sujets et de domaines où il n’exerce pas avec bon­heur, de manière  libre et rebelle, ses qual­ités créa­tives et cri­tiques. Dans des ter­ri­toires de prédilec­tion comme la gas­tronomie, le fan­tas­tique, la langue et la lit­téra­ture, son immense cul­ture et son insa­tiable curiosité lui per­me­t­tent tou­jours d’éclairer avec brio et de manière per­son­nelle les œuvres ou les prob­lé­ma­tiques qu’il abor­de. Con­tin­uer la lec­ture

Sur les traces d’Oncle John

Jean-Bap­tiste BARONIAN, Lord John, Névrosée, coll. « Sous-Exposés », 2020, 220 p., 16 €, ISBN : 978–2‑931048–44‑3

baronian lord johnSous-exposé, Jean-Bap­tiste Baron­ian ? Lui qui a une bib­li­ogra­phie longue comme les deux bras, et dans des gen­res très var­iés, de la lit­téra­ture de jeunesse à l’essai, en pas­sant par les dic­tio­n­naires amoureux (le dernier en date de la cui­sine et de la gas­tronomie belges, au Rouer­gue) ou ency­clopédiques (celui, remar­quable­ment dirigé par ses soins, sur Rim­baud) mais aus­si la nou­velle, le roman polici­er ou d’amour ? Lui dont le nom est cité avec cette déférence qu’on n’accorde qu’aux mon­stres sacrés par tous les ama­teurs du genre fan­tas­tique ou par les simenon­iens – deux castes lit­téraires éminem­ment exigeantes, peu­plées d’érudits à qui on ne la fait pas ? Lui qui, inlass­able­ment, courageuse­ment, joue son rôle de passeur dans divers­es revues lit­téraires, afin de don­ner à lire des clas­siques oubliés comme les plumes con­tem­po­raines que son flair infail­li­ble lui fait dénich­er ? En sus, force est de con­stater que la qual­ité de sa pro­duc­tion – que seuls les grincheux, jaloux de cette énergie cav­aleuse qu’ils sont inca­pables de suiv­re, qual­i­fieront de pléthorique, voire de dis­per­sée – ne faib­lit pas. Con­tin­uer la lec­ture

La soirée des « Maudits »

Mau­rice MARTIN, La véri­ta­ble affaire de Brux­elles, Post­face de Jean-Bap­tiste Baron­ian, Brux­elles, 180° édi­tions, 2020, 380 p., 19,00 €, ISBN : 978–2‑931008–32‑4

Maurice Martin la véritable affaire de bruxellesL’auteur, Mau­rice Mar­tin, s’ébroue dans des eaux famil­ières en tant qu’ancien com­mis­saire de police retraité de la brigade anti­cor­rup­tion, même grade, même ser­vice que ceux de Mar­tin de Land­sheer, per­son­nage cen­tral de cette « affaire de Brux­elles » dont les pro­lé­gomènes nous ramè­nent au 19e siè­cle, à deux poètes dits « mau­dits » et à un fait-divers fameux qui vit (ou crut voir ?) Paul jouer du revolver con­tre son ami Arthur. Con­tin­uer la lec­ture

Rencontres avec Simenon

« Présence de Georges Simenon », Revue Générale, Press­es Uni­ver­si­taires de Lou­vain, automne 2019, 250 p., 22 €, ISBN : 978–2‑87558–872‑2

Coor­don­né par Jean-Bap­tiste Baron­ian, grand spé­cial­iste et amoureux de Simenon, le dossier « Présence de Georges Simenon » au som­maire du dernier numéro de la Revue Générale a choisi d’opérer à la façon de Mai­gret, en pro­longeant sa méth­ode de tra­vail. Le com­mis­saire définis­sait ain­si sa philoso­phie de détec­tive : « Dans tous les cas, il s’ag­it de con­naître. Con­naître le milieu où le crime est com­mis, con­naître le genre de vie, les habi­tudes, les mœurs, les réac­tions des gens qui y sont mêlés, vic­times, coupables ou sim­ples témoins. Entr­er dans leur monde sans éton­nement, de plain-pied et en par­ler naturelle­ment le lan­gage. » (Les Mémoires de Mai­gret). Con­tin­uer la lec­ture

Maigret, flaireur des passions humaines

Jean-Bap­tiste BARONIAN, Mai­gret, Doc­teur ès crimes, Impres­sions nou­velles, coll. « La fab­rique des héros », 2019, 125 p., 12 € / ePub : 7.99 €, ISBN : 978–2874497148

Faut-il s’étonner de voir Mai­gret se tailler une place dans la galerie de la « Fab­rique des héros » (col­lec­tion lancée récem­ment par les Impres­sions nou­velles) et y côtoy­er Jack Spar­row, Nos­fer­atu, Bat­man ? Après celles d’un cor­saire, un vam­pire et un jus­tici­er, voici donc que se pro­file la sil­hou­ette recon­naiss­able entre mille du com­mis­saire le plus célèbre du « 36 ». Et le tri­corne est tro­qué con­tre un feu­tre mou, et la pinte de sang frais est délais­sée au prof­it d’une pils bien fraîche, et les rues de Gotham City se met­tent à ressem­bler furieuse­ment à celles de La Rochelle ou de Quim­per. Con­tin­uer la lec­ture

De la nécessité d’attribuer à titre posthume le Prix Nobel à Simenon

Un coup de cœur du Car­net

Jean-Bap­tiste BARONIAN, Simenon, romanci­er absolu, Pierre-Guil­laume de Roux, 2019, 190 p., 18,5 €, ISBN : 2–36371-298–1

Dans son dernier essai, Jean-Bap­tiste Baron­ian apporte la preuve défini­tive que tout n’a pas été écrit sur Georges Simenon et que, trente ans exacte­ment après la dis­pari­tion du plus lié­geois des écrivains uni­versels (ou du plus uni­versel des écrivains lié­geois, le pro­pos est réversible), son œuvre comme sa vie recè­lent encore leur lot de trou­vailles. Encore faut-il, pour les dénich­er, oser s’aventurer dans les recoins inex­plorés ou nég­ligés de son univers, dans des œuvres peu citées – Strip-tease, Un banc au soleil, Il pleut bergère…, La prison – ou dans le mas­sif, par­fois rébar­batif, des Dic­tées. Con­tin­uer la lec­ture

Bruxelles sous la loupe de Baronian

Jean-Bap­tiste BARONIAN, Guide secret de Brux­elles, Ouest-France, 2019, 143 p., 14 €, ISBN : 978–2737379215

Voilà le genre d’ouvrage qui séduit d’emblée, par sa seule fac­ture, les bib­lio­philes au rang desquels s’inscrit l’auteur, Jean-Bap­tiste Baron­ian. Cou­ver­ture car­ton­née, vignette reprenant une gravure de la Grand-Place en cou­ver­ture, icono­gra­phie sépia sur papi­er crème et autres car­ac­téris­tiques qui invi­tent le lecteur à décou­vrir ce Guide secret de Brux­elles. Con­tin­uer la lec­ture

Gérard Prévot : « Emmène-moi… »

Un coup de cœur du Carnet

Gérard PRÉVOT, Con­tes de la mer du Nord, pré­face de Jean-Bap­tiste Baron­ian, post­face d’Élisabeth Cas­ta­dot, Impres­sions nou­velles, coll. « Espace Nord », 2018, 271 p., 8,5 € , ISBN : 978–2‑87568–407‑3
Un car­net péd­a­gogique télécharge­able gra­tu­ite­ment accom­pa­gne le livre

Relire Gérard Prévot est tou­jours un moment riche. Et l’on se dit que c’est une réelle injus­tice qu’il n’ait jamais été appré­cié à sa juste valeur. Peut-être cela vient-il de sa rel­a­tive mar­gin­al­ité et du fait qu’il a écrit dans des gen­res très dif­férents : poésie, roman, nou­velles fan­tas­tiques, romans pop­u­laires ?

Au début des années 70, il envoie à Jean-Bap­tiste Baron­ian, alors directeur lit­téraire de Marabout, des nou­velles qui vont con­stituer qua­tre livres. En 1986, dix ans après la mort de Prévot, Baron­ian rassem­ble onze con­tes tirés des dif­férents vol­umes ; c’est ce choix qui est réédité aujourd’hui. Con­tin­uer la lec­ture