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Dans nos archives : la marche blanche

Il y a tout juste 23 ans, le 20 octobre 1996, 300.000 Belges défilaient dans les rues de Bruxelles, vêtus de blanc et en silence, à la suite de l’arrestation de Marc Dutroux et des nombreux scandales politico-judiciaires que l’affaire Dutroux a mis à jour. Si la marche blanche a déplacé les foules, elle a aussi fait couler beaucoup d’encre. Le n° 98 (mai-septembre 1997) du Carnet et les Instants consacrait, sous la plume de Laurent Robert, un dossier à la littérature née dans la suite immédiate de l’affaire Dutroux.

Une littérature le plus souvent de circonstance, un peu oubliée aujourd’hui, mais qui témoigne de cette époque pas si lointaine de l’omniprésence de l’ennemi public n°1 – en librairie comme dans les médias ou les conversations. Nous republions ici le dossier dans son intégralité. Continuer la lecture

André Sempoux s’est éteint

André Sempoux

André Sempoux

Après plusieurs années de souffrance physique courageusement supportée, André Sempoux est mort ce 6 juillet, âgé de 83 ans. Il était connu et estimé à la fois comme spécialiste de la littérature italienne, professeur, écrivain, essayiste et critique littéraire – mais aussi pour ses grandes qualités humaines. Continuer la lecture

Une exposition André Sempoux

sempouxLes Archives et Musée de la littérature consacrent une exposition à André Sempoux, du 13 décembre 2016 au 10 mars 2017. Il s’agit de la première grande exposition consacrée à l’auteur de L’Aubier, de Torquato et de Moi aussi je suis peintre, montée à partir des documents qu’il a légués aux Archives & Musée de la Littérature. Continuer la lecture

Une monographie exemplaire

Ginette MICHAUX, André Sempoux. L’écrit bref : comme givre au soleil, Avin, Luce Wilquin, coll. « L’œuvre en lumière », 2015, 158 p.

510blogAndré Sempoux est un écrivain doublement discret : il investit peu d’énergie dans son image publique et son écriture très concise convient mal aux lecteurs pressés. Poète, nouvelliste et romancier – mais aussi spécialiste renommé de la littérature italienne –, il a pourtant produit en quelques décennies une œuvre sensible, exigeante, profondément originale, saluée par de nombreux critiques et plusieurs prix littéraires. Âgé de 80 ans, il reçoit aujourd’hui un hommage insigne : la monographie que vient de lui consacrer Ginette Michaux, naguère professeure de littérature à l’U.C.L., directrice de la Chaire de Poétique, auteure de nombreuses publications scientifiques dont la postface de Moi aussi je suis peintre, réédité avec d’autres nouvelles dans la collection « Espace Nord » en 1999. Au vu de telles compétences, on aurait pu craindre un ouvrage rébarbatif ou jargonnant. Il n’en est rien. Sans jamais sacrifier au simplisme ou à la facilité, G. Michaux réussit à mettre en lumière les rouages textuels les plus fins, sinon les plus imperceptibles. Quoique psychanalyste, elle ne succombe pas, d’autre part, à la tentation d’expliquer l’œuvre par la vie de l’écrivain, fût-elle inconsciente ; simplement, elle montre en prélude que l’acte d’écrire a pris son départ dans « le sentiment de la faute d’exister », dont il constitue une tentative de résolution. Continuer la lecture