Sandra DE VIVIES, Vivaces, La place, 2021, 96 p., 15 €, ISBN : 978–2‑9602918–0‑3
En novembre 2021, Sandra de Vivies publiait son premier livre : une collecte de récits dits photosensibles réunis sous le titre de Vivaces. L’ouvrage est paru aux éditions La place, une jeune maison d’édition bruxelloise puisqu’elle présente deux titres à son catalogue : Vivaces, bien entendu, et Où est ma maison de Haleh Chinikar. Les éditions La place annoncent qu’elles « accompagnent l’exploration, le doute, les textes qui en portent les traces de même que les formes frontalières ou hybrides : récit texte-image, prose poétique, français mâtiné d’une autre langue, etc. » Continuer la lecture
Dans Légère, son premier roman, Marie Claes nous emmène dans la commune de Blevin, lieu apparemment imaginaire et localisé en Belgique, où elle tisse les entrelacements d’une crise familiale, de sa naissance à sa résolution.
La Fille de la Rivière de Tarek Essaker figure désormais au catalogue de la jeune collection de poche de chez MaelstrÖm reEvolution : la collection Rootleg, qui promet à ses lecteurs « des racines-embryons de travaux en cours ou textes finis », autrement dit, « des radicaux livres ». Présenté comme étant un « texte fragmentaire et fragmenté », le long poème en prose qu’est La Fille de la Rivière dresse le portrait évanescent d’une femme pauvre et sauvage, sans terre ni âge.
Dans Marquis Minuit, texte poétique, Tom Buron joue habilement du contraste entre le genre et le sujet en proposant à ses lecteurs une « épopée ivre ». Plongés en des temps primitifs nimbés des auras de la modernité et du 21e siècle, les lecteurs découvriront et chercheront à comprendre l’histoire de Marquis Minuit, « chérubin de motel » devenu, par la force du destin, grand explorateur du ban et marin de l’ivresse, dans ce qui sera une quête du « sentiment d’éternité » :
Comme un livre ouvert à la croisée des doutes est de ces ouvrages que le premier confinement a vu naitre. À la fois composé de photographies et de poèmes, le recueil est un pont dressé entre la photographe (Laurence Toussaint) et la poétesse (Béatrice Libert), au travers de l’isolement et de l’errance.
Que dire des photographies de Philippe Mailleux ? Ou plutôt, que provoquent-elles en nous ? C’est l’exercice au départ douloureux auquel Aliénor Debrocq, finaliste du prix Rossel 2020, se livre dans Lisières, ouvrage co-signé par le photographe et l’autrice.