Lisette LOMBE, La magie du burn-out, Castor astral, coll. « Poche/Poésie », 2025, 160 p., 9,90 € / ePub : 5,99 €, ISBN : 9791027808151
« Sache que mes lettres n’attendent pas de réponse. L’important est qu’elles te parviennent et qu’elles te fassent du bien. » À travers un « tu » personnel et universel, Lisette Lombé adresse seize missives à ses « camarades de fatigue ». Ces personnes qui, dans leur chair, connaissent l’incendie du burn-out, ce terme qualifiant trop rapidement dans la langue commune des fatigues, des stress et des vides qui n’épousent pas les creux de ce syndrome d’épuisement caractéristique. C’est pourquoi, en tant qu’artisane des mots, débusqueuse de sens, poseuse de jalons, Lombé prend soin de spécifier et de différencier cette souffrance d’autres (sans les hiérarchiser, il va de soi). Continuer la lecture
La langue, les langues forment des paysages que le poète explore avec la gourmandise de l’enfance. Après les très remarqués
lignes, liquides, liens, grappes végétales

Dans Marquis Minuit, texte poétique, Tom Buron joue habilement du contraste entre le genre et le sujet en proposant à ses lecteurs une « épopée ivre ». Plongés en des temps primitifs nimbés des auras de la modernité et du 21e siècle, les lecteurs découvriront et chercheront à comprendre l’histoire de Marquis Minuit, « chérubin de motel » devenu, par la force du destin, grand explorateur du ban et marin de l’ivresse, dans ce qui sera une quête du « sentiment d’éternité » :
En cette fin d’été paraît aux Éditions Le castor astral, le dernier roman de Nicolas Crousse, Retour en pays natal. Ce livre « hors-normes », à la fois récit littéraire et exploration initiatique, mène le lecteur depuis l’enfance de l’auteur dans les années soixante jusqu’à nos jours. Et au-delà…. . L’auteur nous prévient : « ceci n’est pas un roman, pas un livre de nouvelles, pas non plus un recueil de poésies, pas davantage une autobiographie. » À ce jeu-là, de dire « ce qui n’est pas », Nicolas Crousse nous dévoile en réalité tout ce qui fait ce livre et qui nous a enchanté. Ne poursuit-il pas ici l’écriture de cet autoportrait poétique paru sur le site de son éditeur (Jacques Flament) et qu’il intitulait : Je rends grâce à la vie… ? Le récit se partage en trois scansions : « Réveille-toi mon enfance », « Souviens-toi ma vie », « Dors mon âme ». Le titre est issu d’un haïku du poète Kobayashi Issa qui paraît en épigraphe : Dans chaque perle de rosée/tremble/mon pays natal.
« Il a réglé la course, est sorti en sifflotant et, sans se retourner, il a soulevé son chapeau en guise d’adieu », telle est la dernière image qu’a laissée Soren. Nous sommes à Bordeaux, en novembre 2017, et ce musicien et producteur âgé de cinquante-huit ans a demandé au chauffeur de taxi de le déposer à l’entrée du Pont de pierre. Après, plus rien… plus de Soren. Qu’est-il advenu ?
Aucune rumeur qui vienne de la ville ne troublerait les jours paisibles qu’on peut vivre en Bourgogne, dans un petit village aux bords de l’Yonne, cette rivière qui va grossir la Seine pourtant. Un village peu peuplé, dont les habitants sont sympathiques et accueillants. Rien ne devrait donc entraver le court séjour que vont y faire Martin et sa sœur Martha. Un peu par devoir, il s’agit de prendre soin d’une personne chère, cette Martha qui a un peu perdu la mémoire depuis son accident ; un peu par hasard aussi, la perspective de retrouver peut-être les traces écrites d’un père disparu et qui sait ? un secret de sa vie passée. C’est la douce impression qu’on peut avoir en lisant les premières pages du roman de Francis Dannemark, Martha ou la plus grande joie. Entrée en matière avant la rencontre avec la rivière, un paysage, soit, mais sans mièvrerie : 
Construit au départ de chroniques, voici un roman inspiré de l’expérience de l’auteur qui est maman d’une petite fille diagnostiquée polyhandicapée. Concrètement, son enfant cumule des déficiences mentales, physiques et comportementales qui entravent sérieusement son autonomie, son développement et sa vie relationnelle. La narratrice ne baisse pas pour autant les bras dans son rôle de mère et elle fait la sourde oreille aux diseurs de mauvaise aventure, bravant les plus sombres prédictions et se battant pour l’acquisition de chaque bribe de progrès. 
« Ensemble » est bien le mot qui régit depuis quelque temps déjà la relation fusionnelle entre Véronique Biefnot et Francis Dannemark. Et c’est ensemble qu’ils publient deux livres que chacun d’eux a marqués de son empreinte, à l’enseigne de l’auteur bicéphale Biefnot-Dannemark. La route des coquelicots est un roman où l’on reconnaît bien la patte de velours du nouveau Francis Dannemark, plus proche aujourd’hui des beaux et bons sentiments que des errances poétiques du cheval ombrageux de naguère. Véronique Biefnot partage ce pas de deux qui engage ensuite le couple dans la chorégraphie d’un échange passionné avec Au tour de l’amour, long poème lyrique et sensuel, illustré, lui aussi, d’encres et lavis de la romancière, comédienne et artiste.