Archives par étiquette : bibliothèques

Au cœur du labyrinthe, la bibliothèque…

Lau­rence BROGNIEZ et Mélanie de MONTPELLIER d’ANNEVOIE, Penser la bib­lio­thèque, Textyles n° 61, Ker, 2021, 170 p., 18 €, ISBN : 978–2‑87586–300‑3

textyles penser la bibliothequeIl y a maintes façons de s’engouffrer dans le labyrinthe de la per­son­nal­ité d’un écrivain : via ses ami­tiés lit­téraires, sa généalo­gie, ses amours, ses mœurs, son style, on peut par­venir à approcher, voire à dévoil­er, son Rose­bud. Mais est-il un révéla­teur plus intime de soi que la bib­lio­thèque ? La présence de livres autour de soi, sur les murs ou dis­posés sur la table de tra­vail ; l’immersion dans un cocon – ou un tombeau – de papi­er sont pour cer­tains la con­di­tion sine qua non de la démarche créa­trice… Il y a la com­pul­sion à acquérir des pièces rares, l’ordre qu’on tente d’établir dans un classe­ment… La bib­lio­thèque est à la fois cadre de vie et appen­dice de soi, exosquelette et miroir. Et quel fris­son quand on intè­gre l’un de ses pro­pres ouvrages dans un ray­on­nage voisin de ceux que peu­plent autant de fig­ures admirées, tutélaires. Con­tin­uer la lec­ture

À Liège ou ailleurs, « il n’y a pas de mauvais livres »…

Un coup de cœur du Car­net

Jean-Jacques MESSIAEN, Lec­ture pour tous. Une his­toire des ini­tia­tives de la Province de Liège en matière de lec­ture publique, Pré­face de Jean-François Füeg, Édi­tions de la Province de Liège, 2021, 194 p., 20 €, ISBN : 9782390101604

messiaen lecture pour tousPro­mul­guée le 17 octo­bre 1921, la loi Destrée sur les bib­lio­thèques publiques mar­quait un moment fort de la poli­tique cul­turelle dans notre pays. Plus que la recon­nais­sance d’un lieu sym­bol­ique, c’était un ser­vice des­tiné au plus grand nom­bre que cette dis­po­si­tion légale insti­tu­ait : offrir à toutes et tous l’accès à la lec­ture, afin de favoris­er le développe­ment intel­lectuel de toutes les caté­gories sociales. Aigu­il­lon­né sur sa droite quant au choix des ouvrages à met­tre dans les mains du peu­ple, Destrée eut cette réplique ful­gu­rante : « Pour l’État, il n’y a pas de mau­vais livres ». Le ten­ant du Par­ti ouvri­er belge refu­sait d’orienter les choix des usagers selon une doxa, une idéolo­gie, fût-ce celle de son pro­pre par­ti. Au con­traire, il fai­sait con­fi­ance aux indi­vidus dont il était per­suadé que, con­fron­tés au plus grand nom­bre pos­si­ble de sources diver­gentes, ils sauraient exercer leur esprit cri­tique. En cela, il créait le pro­fil, peut-être idéal­isé, en tout cas fon­da­men­tale­ment vertueux et posi­tif, du Lecteur, au dévoué ser­vice duquel il met­tait les bib­lio­thé­caires… Con­tin­uer la lec­ture

Un nouveau site pour les bibliothèques

bibliotheques.be

Les bib­lio­thèques en Fédéra­tion Wal­lonie-Brux­elles ont un tout nou­veau por­tail web, bibliothèques.be. On y trou­ve toute l’in­for­ma­tion utile aux bib­lio­thé­caires et aux usagers.  Con­tin­uer la lec­ture

Soutien à la chaine du livre : une enveloppe d’un million d’euros pour des achats de livres

librairie

Comme tous les secteurs de la cul­ture, la chaine du livre a grave­ment souf­fert de la crise san­i­taire et du con­fine­ment. Le gou­verne­ment de la Fédéra­tion Wal­lonie-Brux­elles a décidé de dif­férentes mesures de sou­tien, dont une enveloppe d’un mil­lion d’eu­ros pour des achats de livres en faveur des bib­lio­thèques publiques et des publics éloignés de la lec­ture (via les CPAS). Prévue ini­tiale­ment jusqu’au 30 novem­bre, la mesure sera d’ap­pli­ca­tion du 1er novem­bre au 31 décem­bre 2020. En voici les modal­ités con­crètes. Con­tin­uer la lec­ture

Les bibliothèques de Bruxelles savourent la littérature belge

De sep­tem­bre à décem­bre 2020, les bib­lio­thèques de la région brux­el­loise présen­tent “Saveurs lit­téraires belges”, un pro­gramme lit­téraire com­mun qui met les lit­téra­tures belges à l’hon­neur.  Con­tin­uer la lec­ture

Le livre se porte bien en bibliothèque

Ce jeu­di 16 jan­vi­er, le Ser­vice de la lec­ture publique a présen­té les chiffres-clés du secteur des bib­lio­thèques. Une étude basée sur les sta­tis­tiques ren­dues par les bib­lio­thèques de la Fédéra­tion Wal­lonie-Brux­elles pour l’an­née 2017. D’où il ressort que le prêt de livres con­nait un bel engoue­ment. Con­tin­uer la lec­ture

Retarder la narration peut faire mourir

Un coup de coeur du Carnet

Emmanuel RÉGNIEZ, Notre Château, Le Tripode, 2016, 160 p., 15 €

regniezL’actualité lit­téraire fatigue. Biopics pseu­do-sul­fureux, aut­ofic­tions écrites avec les pieds, tyran­nie du « sujet ». Heureuse­ment, il reste des écrivains qui se fichent de la mode, et qui nous offrent des bijoux. « Pré­ten­dons qu’il y a un chemin pour tra­vers­er le miroir et pass­er dans la mai­son de l’au-delà ».

« C’est à 11h03, le same­di 2 avril, que l’on a son­né à la porte de Notre Château. C’était extra­or­di­naire. Cela n’arrive jamais. On ne sonne pas chez nous. On ne sonne jamais à la porte de Notre Château. » C’est sur ce bref et appétis­sant pro­logue que s’ouvre le pre­mier roman d’Emmanuel Rég­niez, une mécanique lit­téraire de pré­ci­sion en trois par­ties – les deux pre­mières con­sti­tuées de dix chapitres, la troisième de treize. Nous revien­drons à l’importance du rythme dans Notre Château. Con­tin­uer la lec­ture