Archives par étiquette : revue

Ce que fait la postmigration aux lettres belges de langue française, et à la Belgique

Un coup de cœur du Car­net

Lau­rence PIEROPAN et Hubert ROLAND (sous la dir. de), Post­mi­gra­tion, Textyles n°68, Ker, 2025, 198 p., 18 €, ISBN : 978–2‑87586–535‑9

textyles postmigrationQuelle force, quelle richesse, quelle util­ité bien-fondée, ce numéro 68 de Textyles, la revue des Let­tres belges de langue française ! Il offre à la fois un aperçu d’une lit­téra­ture encore trop mécon­nue, de ses auteurs et autri­ces (Nicole Mal­in­coni, Carmeli­na Car­racil­lo, Car­o­line De Mul­der, Leila Houari, Clé­men­tine Faik-Nzu­ji, Souad Fila, Zaïch Ham­di, Kenan Görgün, entre autres), de ses enjeux, ain­si que de la vie d’une par­tie de la pop­u­la­tion belge. De plus, ici et là, il perce d’un fais­ceau lumineux les ténèbres qui assom­bris­sent le présent, et nous engage vers un monde nou­veau, un monde en com­mun. Vrai­ment en com­mun. Con­tin­uer la lec­ture

La pellicule argentique du réel

COLLECTIF, Papi­er peint mau­vais drap, n°3/4, octo­bre 2025

papier peint mauvais drapPapi­er peint Mau­vais drap se présente comme une revue de texte et d’image qui devien­dra bien­tôt une mai­son d’édition, ce que les dernières pages du présent numéro révè­lent.

En octo­bre 2022, le pre­mier numéro s’organisait autour d’Un lien en Bel­gique. Un an et un mois plus tard, La Terre est plate ornait la cou­ver­ture du sec­ond fas­ci­cule. Depuis octo­bre 2025, le numéro dou­ble, Noir/Blanc, peut tenir entre nos mains et annon­cer d’entrée : Con­tin­uer la lec­ture

Littérature et ésotérisme

Lau­rence BROGNIEZ et Stéphanie PEEL (sous la dir. de), Ésotérique Bel­gique, Textyles n°69, Ker, 2025, 178 p., 18 €, ISBN : 9782875865366

textyles 69 esotérique belgiqueCe remar­quable dossier de la revue Textyles comble un vide à pre­mière vue éton­nant : il pal­lie l’absence d’études de fond con­sacrées au lien entre lit­téra­ture belge et ésotérisme. Signée par Lau­rence Brog­niez et Stéphanie Peel, l’introduction pose la méthodolo­gie qui pré­side au rassem­ble­ment des con­tri­bu­tions. Con­tin­uer la lec­ture

Accueillir le monde animal dans la fiction

Paul ARON et Judy­ta ZBIER­S­KA-MOś­CI­C­KA (sous la dir. de), Bêtes de livres, Textyles n°67, Ker, 2024, 164 p., 18 €

textyles betes de livresPeu étudiée, peu explorée par la cri­tique, la ques­tion de la présence, de la fonc­tion de l’animal dans la lit­téra­ture belge fran­coph­o­ne se voit mise à l’honneur dans le dossier Bêtes de livres qui occupe le dernier numéro de la revue Textyles. Salu­ons la fécon­dité des analy­ses, des angles d’approche libérés par des con­tri­bu­tions qui pointent l’essor de la thé­ma­tique de l’animalité, du vivant dans la lit­téra­ture con­tem­po­raine. Con­tin­uer la lec­ture

La fête à JP !

COLLECTIF, TXT fête Ver­heggen, Lurlure, 2024, 123 p., ISBN : 9791095997634

TXT fete verheggenLa revue TXT est une his­toire de com­pagnon­nage. Fondée à Rennes par Chris­t­ian Pri­gent et Jean-Luc Stein­metz, TXT con­stitue sans nul doute une aven­ture sin­gulière dans le paysage lit­téraire fran­coph­o­ne. Dans le pro­longe­ment de Tel Quel fondée quelques années plus tôt par Sollers, TXT revendique son car­ac­tère d’avant-garde et un souci de réu­nir des indi­vid­u­al­ités mul­ti­ples. Impreg­née mal­gré elle par les reven­di­ca­tions poli­tiques de l’époque, TXT va priv­ilégi­er avant tout les inno­va­tions presque exclu­sive­ment dans le champ poé­tique. La pat­te de notre regret­té poète « nobelge » Jean-Pierre Ver­heggen appa­rait dès le pre­mier cahi­er paru à l’hiver 1969 aux côtés des fon­da­teurs et d’un cer­tain Allen Gins­berg. Con­tin­uer la lec­ture

Vincent Engel. La fiction comme “romansonge”

Jean-Pierre LEGRAND et Philippe REMY-WILKIN, Vin­cent Engel. L’absence révoltée,  Que Faire ?, n°7, Sam­sa, juin 2024, 122 p., 20 €, ISBN : 978–2‑87593–563‑2

legrand remy wilkin vincent engelCréer des mon­des de fic­tion, con­stru­ire des « roman­songes » dans le sil­lage du « men­tir-vrai » d’Aragon, laiss­er courir sa pen­sée, son imag­i­naire sur une mul­ti­tude de claviers d’orgue… telles sont les trois thèmes musi­caux qui se déga­gent si l’on tente de con­denser l’œuvre de Vin­cent Engel, tout à la fois écrivain, dra­maturge, pro­fesseur de lit­téra­ture con­tem­po­raine à l’Université catholique de Lou­vain, directeur de revue (il a repris la direc­tion de Mar­ginales), directeur du Pen Club Bel­gique, édi­teur. Dans le numéro 7 de la revue Que faire ?, les écrivains Jean-Pierre Legrand et Philippe Remy-Wilkin con­sacrent un dossier éblouis­sant qui se focalise sur le cycle toscan inti­t­ulé Le monde d’Asmodée Edern (réédité en 2023, Asmod­ée Edern & Ker Édi­tions). Con­tin­uer la lec­ture

Paul Nougé, l’efficacité dans l’ombre

Paul ARON et Pierre PIRET (sous la dir. de), Paul Nougé. La duplic­ité de l’esprit sincère, Textyles n°66, Ker, 2024, 144 p., 18€, ISBN : 978–2‑87586–490‑1

textyles paul nougeÀ la direc­tion de ce numéro de la revue Textyles con­sacré à Paul Nougé, Paul Aron (ULB) et Pierre Piret (UCLou­vain) en con­vi­en­nent d’emblée : il est encore dif­fi­cile de cern­er la per­son­nal­ité en regard de l’œuvre, alors que depuis plusieurs années la recon­nais­sance édi­to­ri­ale et cri­tique est venue combler le long proces­sus d’effacement auquel Nougé s’était lui-même adon­né, avant que Mar­cel Mar­iën, son édi­teur et fils spir­ituel, ne vienne y remédi­er. Chez Nougé, rien ne sem­ble man­quer, de l’approche biographique (Olivi­er Smol­ders, 1995) à l’exégèse doc­tor­ale (Geneviève Michel, 2013), de la réédi­tion des œuvres (Allia, 2017) à l’inscription majeure mais sin­gulière au sein du sur­réal­isme belge (Xavier Canonne, cat­a­logue de l’exposition à Bozar, 2024), jusqu’à sa juste sit­u­a­tion dans des antholo­gies col­lec­tives (voir le vol­ume récem­ment paru en Espace Nord, Magritte com­men­té par ses amis). Et pour­tant, énig­ma­tique, insai­siss­able, red­outable, d’une force intel­lectuelle peu com­mune, prêt à user de « la duplic­ité de l’esprit sincère », selon ses pro­pres mots, Nougé veille tou­jours à ne pas se laiss­er cir­con­scrire, et à ren­voy­er ses lecteurs à leurs pro­pres inter­ro­ga­tions. Con­tin­uer la lec­ture

Passage en revue de Pierre Nothomb

Pierre nothomb

Pierre Nothomb — ©Fon­da­tion Pierre Nothomb

La Fon­da­tion Pierre Nothomb lance la revue L’égrégore, con­sacrée à l’écrivain et homme poli­tique Pierre Nothomb.

Peu nom­breux sont les auteurs et autri­ces belges qui peu­vent se tar­guer d’avoir une revue à leur nom. Simenon est de ceux-là, comme François Jacqmin ou Mau­rice Carême (le Bul­letin Mau­rice Carême a cessé de paraitre en 2016). La (brève) liste s’est enrichie d’une nou­velle ligne, puisque Pierre Nothomb (Tour­nai 1887 – Habay-la-Neuve 1966) a désor­mais lui aus­si une revue dédiée, éditée par la Fon­da­tion qui porte son nom. Con­tin­uer la lec­ture

Un dossier minutieux

Lau­rence BOUDART et Christophe MEURÉE (sous la dir. de), François Emmanuel. Un écrivain sur la terre, Textyles n° 62, Ker, 2022, 165 p., 18 €, ISBN : 978–2‑87586–317‑1

textyles francois emmanuelÀ mi-par­cours seule­ment, 2022 s’an­nonce déjà un excel­lent cru pour le vig­no­ble François Emmanuel : paru­tion du roman Racon­ter la nuit (Seuil), de deux pièces de théâtre chez Lans­man, de l’es­sai Guérir par l’écri­t­ure ? (Le Tail­lis Pré), dossier Le monde de François Emmanuel (A.M.L.), numéro spé­cial de la revue Textyles. Celui-ci prend place dans un flux de travaux cri­tiques qui grossit depuis une quin­zaine d’an­nées, venant con­firmer – un peu tar­di­ve­ment ? – la stature d’un écrivain qu’on n’hésite plus à dire « grand ». Out­re le vol­ume et la diver­sité de sa pro­duc­tion lit­téraire, F. Emmanuel mène une réflex­ion exigeante sur les ressorts obscurs de l’écri­t­ure et de la fic­tion tels qu’il les éprou­ve, guidant avec tact ceux et celles qui inter­ro­gent son art. Ce va-et-vient auteur-lecteur, le récent Textyles – pre­mier numéro de revue con­sacré à l’écrivain – l’il­lus­tre de manière tan­tôt explicite, tan­tôt implicite, à tra­vers sept études de textes, deux inédits de l’écrivain, une enquête sur ses lec­tures. Il ne fait pas dou­ble emploi avec Le monde de François Emmanuel, dont il est plutôt com­plé­men­taire et qui est dû aux mêmes maitres d’œu­vre : Lau­rence Boudart et Christophe Meurée, chevilles ouvrières des Archives et Musée de la Lit­téra­ture. Con­tin­uer la lec­ture

Au cœur du labyrinthe, la bibliothèque…

Lau­rence BROGNIEZ et Mélanie de MONTPELLIER d’ANNEVOIE, Penser la bib­lio­thèque, Textyles n° 61, Ker, 2021, 170 p., 18 €, ISBN : 978–2‑87586–300‑3

textyles penser la bibliothequeIl y a maintes façons de s’engouffrer dans le labyrinthe de la per­son­nal­ité d’un écrivain : via ses ami­tiés lit­téraires, sa généalo­gie, ses amours, ses mœurs, son style, on peut par­venir à approcher, voire à dévoil­er, son Rose­bud. Mais est-il un révéla­teur plus intime de soi que la bib­lio­thèque ? La présence de livres autour de soi, sur les murs ou dis­posés sur la table de tra­vail ; l’immersion dans un cocon – ou un tombeau – de papi­er sont pour cer­tains la con­di­tion sine qua non de la démarche créa­trice… Il y a la com­pul­sion à acquérir des pièces rares, l’ordre qu’on tente d’établir dans un classe­ment… La bib­lio­thèque est à la fois cadre de vie et appen­dice de soi, exosquelette et miroir. Et quel fris­son quand on intè­gre l’un de ses pro­pres ouvrages dans un ray­on­nage voisin de ceux que peu­plent autant de fig­ures admirées, tutélaires. Con­tin­uer la lec­ture

Georges Eekhoud, écrivain hybride

Paul ARON et Clé­ment DESSY (dir.), Georges Eekhoud, Autres vies, autres vues, Textyles n°58–59, Ker, 2020, 330 p., 18 €, ISBN : 978–2‑87593–232‑7

textyles eekhoudÀ cha­cun de ses numéros, la revue uni­ver­si­taire Textyles abor­de un des aspects de la lit­téra­ture belge de langue française de façon féconde. Elle s’attache à des thé­ma­tiques et prob­lé­ma­tiques qui éclairent notre lit­téra­ture d’un fais­ceau por­teur ; elle con­sacre ses pages à des grandes fig­ures auc­to­ri­ales du passé et du présent. Citons notam­ment, par­mi ses numéros récents, ceux con­sacrés aux albums pour la jeunesse (n°57), à une relec­ture de La légende d’U­len­spiegel (n°54) ou à l’écrivaine Nicole Mal­in­coni (n°55). Con­tin­uer la lec­ture

Les carnets et les moments

Les moments lit­téraires, n°45 : Diaristes belges, Pré­face de Marc Quaghe­beur, 2021

les moments litterairesDepuis une ving­taine d’années, la revue Les moments lit­téraires mène un remar­quable tra­vail d’exploration des écrits de l’intime, en se con­cen­trant sur des fig­ures qui illus­trent, ou des thèmes qui tra­versent, cette veine de créa­tion. À par­courir son riche cat­a­logue (dont cer­tains numéros sont épuisés), on y croise des per­son­nal­ités aus­si divers­es que Roland Jac­card, Annie Ernaux, Mar­cel Conche, Camille Lau­rens, Boris Cyrul­nik, Gabriel Matzn­eff, Fred Deux, Emmanuel Car­rère, Lydia Flem, tant d’autres… Con­tin­uer la lec­ture

Suivez le guide et l’as…

Guy DELHASSE, Les Lit­térantes. Le mag du tourisme lit­téraire en Wal­lonie et à Brux­elles, n°1 octo­bre 2020

Quel est le point com­mun entre Guy Del­has­se et son moyen de déplace­ment favori, à savoir le vélo ? Eh bien, c’est que l’un comme l’autre sont inca­pables de reculer. Par con­tre quand il s’agit de fon­cer bille en tête, de pren­dre les chemins de tra­verse, d’aborder une côte en par­tant en danseuse, bref d’aller de l’avant, on ne rat­trape plus le gail­lard. Con­tin­uer la lec­ture

L’ami King chez Lamiroy

Gori­an DELPÂTURE, Stephen King. Le plus grand écrivain du monde ?, Lamiroy, coll. « L’article », 2020, 33p., 4 €, ISBN : 9–782875-953674

delpature stephen kingLe principe du nou­veau men­su­el lancé par les édi­tions Lamiroy en octo­bre est désar­mant de sim­plic­ité : L’article est en effet com­posé d’un seul… arti­cle signé d’une plume belge et dans lequel est tracé le por­trait sen­si­ble d’un auteur ou d’un artiste, passé ou présent, de chez nous ou d’ailleurs. Sont déjà prévus un hom­mage à Jacques De Deck­er par Véronique Bergen (en novem­bre) et une apolo­gie d’Arno enton­née par Thier­ry Coljon (en décem­bre). Et on annonce du Vic­tor Hugo, du Jean-Patrick Manchette, peut-être même du Camille Lemon­nier… C’est dire le par­ti pris de diver­sité et d’audace qui pré­side à une telle entre­prise – à l’époque ou, paraît-il, la cri­tique lit­téraire n’intéresse pas grand monde si elle ne passe pas par une vidéo rimant en -tioube ou une recen­sion cap­sulée qui tient en un pépiement. Con­tin­uer la lec­ture

Autour de Paul Colinet et Robert Willems, une histoire de famille surréaliste

Ven­dre­di. Une cor­re­spon­dance sur­réal­iste, Avant-pro­pos, notes et édi­tion Xavier CANONNE, (français, néer­landais, anglais), Ludion, 2020, 1056 p. illus­trées, 125 €, ISBN : 978–94-9303–924‑7

vendredi un correspondance surréaliste par xavier canonne éditions ludionLe mou­ve­ment sur­réal­iste en Bel­gique a sus­cité très tôt chez ses par­tic­i­pants une grande diver­sité d’actions, de lib­erté de ton et d’esprit, qui a pu s’exprimer égale­ment dans les marges mêmes du groupe dont Paul Nougé et René Magritte ont été les insti­ga­teurs. Ain­si en va-t-il de Ven­dre­di, une pub­li­ca­tion col­lec­tive réal­isée à …un seul et unique exem­plaire, à l’initiative de Paul Col­inet, mem­bre du groupe de Brux­elles depuis 1935, ami intime de Magritte et de Scute­naire. Paul Col­inet avait pour neveu Robert Willems, qui, en octo­bre 1949, part avec sa jeune épouse Odette au Con­go belge, pour y exercer le méti­er de compt­able. Con­tin­uer la lec­ture

Le sacré chez Henry Bauchau

Revue inter­na­tionale Hen­ry Bauchau, Traces du sacré, n°10, 2019, Press­es Uni­ver­si­taires de Lou­vain, 215 p., 23 € / PDF : 15.50€, ISBN : 978–2‑87558–928‑6

Dans ce dernier vol­ume de la Revue inter­na­tionale Hen­ry Bauchau, dirigé par Myr­i­am Watthee-Del­motte et Cather­ine Mayaux, l’œuvre d’Henry Bauchau est approchée sous l’angle du sacré. À côté de très beaux inédits — inédits poé­tiques, Bla­son de décem­bre, cir­ca 1967 et extraits de la cor­re­spon­dance avec Jean-Pierre Jos­sua —, fig­ure un dossier thé­ma­tique réu­nis­sant prin­ci­pale­ment les con­tri­bu­tions de chercheurs lors d’un col­loque dirigé par Anne-Claire Bel­lo et Olivi­er Belin. Inter­ro­geant l’agissement du sacré dans l’imaginaire de Bauchau, nom­breux sont les chercheurs à analyser la manière dont le sacré tran­sit la langue du romanci­er, du poète, du dra­maturge, du diariste, soit qu’ils se penchent sur les fig­ures de saints, de mys­tiques, de héros mythologiques (Saint François d’Assise, Œdipe, Gengis Khan…), qui par­courent ses créa­tions, soit qu’ils abor­dent l’adhésion de Bauchau à la philoso­phie per­son­nal­iste d’Emmanuel Mounier ou encore son rap­port à Rim­baud. Mar­qué par le chris­tian­isme de son milieu cul­turel d’origine, défenseur ardent de la foi lors de ses pre­mières années, Hen­ry Bauchau se détachera de l’Église après la Deux­ième Guerre mon­di­ale, pour­suiv­ant une quête spir­ituelle détachée de l’institution ecclésiale, ouverte aux spir­i­tu­al­ités ori­en­tales, boud­dhisme, taoïsme. Con­tin­uer la lec­ture