Max ELSKAMP, La chanson de la rue Saint-Paul, postface de Clément Dessy, Impressions nouvelles, coll. « Espace Nord », 2025, 395 p., 12 €, ISBN : 978–2‑87568–724‑1
Il y a chez Max Elskamp un peu de ces marins à quai pour qui les ports, les noms des rues et des villes sont déjà de la poésie. Né à Anvers d’un père flamand armateur et d’une mère originaire d’Ecaussinnes, le poète des Chansons désabusées suivra, sans réel enthousiasme, des études de Droit à l’Université libre de Bruxelles. Mais son existence, il la passera essentiellement à Anvers, louant dans ses poésies les cités et paysages de Flandres, en regrettant de ne pas maîtriser la langue de Vondel. Anvers surtout et la rue Saint-Paul particulièrement (le titre d’ensemble du volume reprend celui du recueil paru en 1922) où il naquit en 1862 seront son terrain de jeu favori. Continuer la lecture

À chacun de ses numéros, la revue universitaire Textyles aborde un des aspects de la littérature belge de langue française de façon féconde. Elle s’attache à des thématiques et problématiques qui éclairent notre littérature d’un faisceau porteur ; elle consacre ses pages à des grandes figures auctoriales du passé et du présent. Citons notamment, parmi ses numéros récents, ceux consacrés aux albums pour la jeunesse (n°57), à une relecture de