Archives par étiquette : Dominique Loreau

Musique du large et déflagration

Dominique LOREAU, Déto­na­tion, Esper­luète, 2023, 64 p., 18 €, ISBN : 9782359841725

loreau detonationRyth­mé par des pho­tos en noir et blanc pris­es par l’autrice, le réc­it Déto­na­tion explore les tes­si­tures du vis­i­ble, les inflex­ions du réel, des regards, des gestes, des mou­ve­ments de pen­sée, les muta­tions météorologiques des émo­tions. Qu’est-ce qui se joue dans nos ren­con­tres avec l’altérité, avec un pays loin­tain, avec des paysages mar­itimes, des êtres chargés d’histoire ? Cinéaste, pho­tographe, écrivain, Dominique Lore­au dresse un roman qui dévoile la com­plex­ité de la réal­ité, des rap­ports que nous nouons avec elle, avec les autres, avec nous-mêmes. Con­tin­uer la lec­ture

Cinéma : des adaptations à découvrir

La lit­téra­ture inspire le ciné­ma, et une part sig­ni­fica­tive des films qui sor­tent chaque année sont des adap­ta­tions de livres. C’est aus­si vrai pour la lit­téra­ture belge. Deux films sont à décou­vrir ces prochains jours. Con­tin­uer la lec­ture

Partition aquatique et danse des crabes

Dominique LOREAU, Quelques pas de côté, gravures de Charley Case, Esper­luète, 2020, 54 p., 14,50 €, ISBN : 978–2‑35984–126‑8

Dans ce réc­it poé­tique, la cinéaste, pho­tographe, écrivain et poète Dominique Lore­au part de notre rap­port à l’autre, à l’animalité. Quelques pas de côté se tient sous le signe de l’eau. Des pro­tag­o­nistes non humains entrent en scène, des crabes chi­nois qui pro­lifèrent dans les eaux du Nord après que des larves ont été acci­den­telle­ment importées dans l’estuaire de l’Elbe à Ham­bourg. Dominique Lore­au explore mag­nifique­ment, sous d’autres guis­es, ce qu’elle a inter­rogé dans son film Dans le regard des bêtes. Que percevons-nous de la vie ani­male, de sa richesse ? Con­tin­uer la lec­ture

Dominique Loreau. Quête et impossibles retrouvailles

Dominique LOREAU, Motus, Tan­dem, Coll. « Alen­tours », 2019, 64 p., ISBN : 978–2‑87349–137‑6

Com­ment sur­vivre à un père mort ? Com­ment se sauver du néant, recon­quérir le fil qui s’est rompu entre le père et soi, entre soi et soi ? Dans Motus, un recueil de textes poé­tiques ryth­més par des pho­togra­phies, la cinéaste et poète Dominique Lore­au tend l’oreille à ce que son père, le philosophe Max Lore­au, lui a légué, à ce qu’il a trans­mis comme impos­si­ble. Les textes son­dent une énigme, tournoient autour d’une absence, d’un éloigne­ment que vien­dra sceller la mort du père. Motus et bouche cousue, motus et lèvres qui met­tent en mots la béance, le manque… Dominique Lore­au lance une let­tre au père, moins dans la veine de celle de Kaf­ka que sous la forme d’une quête et d’un com­bat. Max Lore­au (1928–1990), le philosophe qui renou­vela la phénoménolo­gie, qui fit de la pein­ture, des arts le kairos d’une autre pen­sée, Max Lore­au, pro­fesseur à l’ULB, auteur d’une œuvre innervée par la ques­tion des com­mence­ments, se voit recon­nec­té à son « motus », au mou­ve­ment interne qui, com­man­dant sa vie, impul­sa sa pen­sée. Con­tin­uer la lec­ture

Les mots d’une passion tue

Dominique LOREAU, Ne pas dire, Esper­luète, 2017, 40 p., 16 €, ISBN : 9782359840742

loreauLe texte de Dominique Lore­au repose, dès son titre, Ne pas dire, sur un para­doxe puisqu’est mise en avant l’oblig­a­tion de taire cer­taines choses, alors que le livre appa­raît comme le dévoile­ment sub­til d’une pas­sion.

Mais dire n’est jamais inno­cent. Les con­séquences d’une parole lâchée, par­fois d’un seul mot énon­cé, vous amè­nent au-delà de ce que l’on avait imag­iné. Le monde n’est plus aux engage­ments, cha­cun a ten­dance à rester sur son quant-à-soi, par peur de rompre un enchante­ment ou, pire, de s’enfermer dans un quo­ti­di­en alié­nant. Con­tin­uer la lec­ture