
Une vie en sursis
Autrice : Sabrina Tabard
Maison d’édition : Empaj
Années d’édition : 2026
Nombre de pages : 284
Prix : 21 €
Livre numérique : /
EAN : 9782931011508
Nael est un jeune employé de la tech et vit à New York. Charmeur et sûr de lui, il mène une vie loin de toutes préoccupations. Avec son collègue et ami Josh, ils se sont lancés dans un stupide concours : embrasser le plus de filles sur une année. Nael est loin d’imaginer à quel point l’une de ces rencontres va changer le cours de sa vie. Un soir, dans un restaurant huppé, il fait la connaissance d’une fille prénommée Dakota, de cinq ans sa cadette. Cette dernière lui fait croire qu’elle travaille depuis peu dans le secteur de la mode, à New York. Or, elle vient de loin et a rassemblé toute son énergie pour mettre Nael sur les traces de son passé. La rencontre se passe plutôt bien, même si un étrange sentiment saisit le jeune homme, comme s’il avait déjà vu cette personne. Ses yeux verts et profonds l’intriguent. Dakota s’enfuit avant la fin du repas en lui laissant une photo sur laquelle on la voit à douze ans avec un homme à ses côtés. Cet homme n’est autre que le père de Nael, père qu’il pense mort depuis le 11 septembre 2001, alors qu’il était encore tout jeune enfant. Pourquoi Dakota – dont le vrai nom est révélé quelques pages plus loin – pose-t-elle avec cet homme ? Est-il vraiment mort ? Le cliché date de 2014. Toutes les certitudes de Nael s’effondrent en quelques secondes. Continuer la lecture


Cœur de pédé nous met en présence de Guillaume qui souffre du syndrome du cœur brisé. Son cœur est totalement nécrosé, broyé par un chagrin d’amour.
Comment survivre à un père mort ? Comment se sauver du néant, reconquérir le fil qui s’est rompu entre le père et soi, entre soi et soi ? Dans Motus, un recueil de textes poétiques rythmés par des photographies, la cinéaste et poète Dominique Loreau tend l’oreille à ce que son père, le philosophe Max Loreau, lui a légué, à ce qu’il a transmis comme impossible. Les textes sondent une énigme, tournoient autour d’une absence, d’un éloignement que viendra sceller la mort du père. Motus et bouche cousue, motus et lèvres qui mettent en mots la béance, le manque… Dominique Loreau lance une lettre au père, moins dans la veine de celle de Kafka que sous la forme d’une quête et d’un combat. Max Loreau (1928–1990), le philosophe qui renouvela la phénoménologie, qui fit de la peinture, des arts le kairos d’une autre pensée, Max Loreau, professeur à l’ULB, auteur d’une œuvre innervée par la question des commencements, se voit reconnecté à son « motus », au mouvement interne qui, commandant sa vie, impulsa sa pensée.
La perte d’un parent — père ou mère — est bien entendu courante et « logique » : les plus vieux s’en vont les premiers. On salue une dernière fois cet être qui nous a élevés, aimés, choyés. Parfois, le temps des adieux s’allonge et peut durer quelques années. La vieillesse guette chacun d’entre nous. Certains s’éloignent en un éclair, sans prévenir. D’autres font durer le plaisir. Toutefois, leur état ne rime pas toujours avec éclat et s’accompagne souvent d’une perte progressive des repères, de la mémoire et/ou des facultés motrices. La maison de retraite devient une issue inévitable. Et les enfants, sur qui la mère a veillé toute sa vie, se retrouvent dans la posture obligatoire de devoir veiller à leur tour sur leur propre génitrice. Les rôles s’inversent. François Tefnin dédie Est-ce que tu as la clé ? « à toutes les mères qui, au crépuscule de leur vie, se morfondent derrière les murs de maisons de retraite, dissimulées aux regards. Parfois même à leur propre vue. »