
Née de l’enfance d’une mère
Autrice : Injonge Karangwa
Maison d’édition : Carnets du dessert de lune
Année d’édition : 2026
Nombre de pages : 100
Prix : 15 €
Livre numérique : /
EAN : 9782390550808
Née de l’enfance d’une mère déploie, dès l’entame, la majesté de ses ailes, par une dédicace large, de la mère à la fille de l’autrice, jusqu’« à celles qui nous suivent », de quoi annoncer la prolongation perpétuelle de nos paroles (« Je parle et ta bouche parle dans la mienne ») et les sutures de nos identités (« Tu es née de morceaux à guérir, tu as imposé des guérisons »). Dans la préface, Marie Darah a d’ailleurs perçu la singularité de la voix d’Injonge Karangwa, qu’elle qualifie d’« aussi vieille que le sol qui porte nos vies, une ancienne façon de transmettre, un secret gardé ». Continuer la lecture





L’écriture intensément poétique de Catherine Barreau s’affranchit du romanesque. Après quatre romans – dont 


Anne Guinot est née en 1983 dans « un pays de forêts et de rivières ». Elle vit en Belgique depuis 2008 (Bruxelles d’abord, le Condroz ensuite). Un si profond silence est son premier livre. Un lieu de mots d’où elle nous parle de comment sa vie s’est figée quand elle a perdu sa mère, alors enceinte de jumeaux, et de comment le silence s’est installé dans son corps. Elle avait deux ans.
En plaçant en exergue Boris Cyrulnik qui nous affirme “la famille, ce havre de sécurité, et en même temps le lieu de la violence extrême”, Véronica Lenne, psychopraticienne et poétesse bruxelloise nous prévient : À l’ombre du ventre nous emmène, avant de nous plonger dans le vif du propos, au sein d’une figure maternelle dure, voire violente.
Comme tous les dimanches, Charlie rend visite à son père Théodore. Ces deux-là sont unis par une belle complicité où les mots sont superflus : contemplatifs, ils aiment se gorger des petites contingences de la vie.
Il est des textes qui, une fois lus, se déposent en vous, et mènent dans les tréfonds de votre sensibilité un lent travail d’irrigation phréatique, dont l’impact réel peut prendre des mois, des années à se mesurer. Ainsi, immanquablement, L’odeur du père de Marie Denis, publié pour la première fois en 1972 chez le très confidentiel Robert Morel – qui proposait des petits ouvrages d’un format atypique, tout cartonnés de blanc, et où le texte commençait à même la première de couverture…
L’hirondelle des Andes.
Comment survivre à un père mort ? Comment se sauver du néant, reconquérir le fil qui s’est rompu entre le père et soi, entre soi et soi ? Dans Motus, un recueil de textes poétiques rythmés par des photographies, la cinéaste et poète Dominique Loreau tend l’oreille à ce que son père, le philosophe Max Loreau, lui a légué, à ce qu’il a transmis comme impossible. Les textes sondent une énigme, tournoient autour d’une absence, d’un éloignement que viendra sceller la mort du père. Motus et bouche cousue, motus et lèvres qui mettent en mots la béance, le manque… Dominique Loreau lance une lettre au père, moins dans la veine de celle de Kafka que sous la forme d’une quête et d’un combat. Max Loreau (1928–1990), le philosophe qui renouvela la phénoménologie, qui fit de la peinture, des arts le kairos d’une autre pensée, Max Loreau, professeur à l’ULB, auteur d’une œuvre innervée par la question des commencements, se voit reconnecté à son « motus », au mouvement interne qui, commandant sa vie, impulsa sa pensée.