Archives par étiquette : Inde

On ne peut pas tout acheter

Un coup de cœur du Car­net

Pitz D’où personne ne revient

D’où personne ne revient

Autrice : Clarence Pitz

Mai­son d’édition : Bel­fond

Col­lec­tion : Bel­fond noir

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 400

Prix : 21,50 €

Livre numérique : 14,99 €

EAN : 9782714405579

Pondich­ery, 2005. Un homme aux aguets se dirige vers la mer, le corps d’un enfant mort con­tre lui. À l’abri des regards, il va le brûler avant de le livr­er à la mer. Il sourit et pense déjà à sa prochaine petite vic­time. Tout de suite : 2025, ile de la Sen­tinelle (à l’extrême sud de l’Inde). Marie Seghers a entrainé son fiancé Enguer­rand et son frère Louis dans une équipée folle, bra­vant l’interdiction absolue d’accéder à un ter­ri­toire stricte­ment réservé aux Jarawas, une peu­plade restée coupée du monde mod­erne qui se défend farouche­ment con­tre toute intru­sion. Leurs flèch­es vien­nent de tuer les deux jeunes hommes, Marie est blessée et elle ne doit sa survie qu’à l’intervention d’un héli­cop­tère des autorités indi­ennes. À son réveil sur un lit d’hôpital, on l’informe qu’elle risque 20 ans de prison ferme. Elle a beau expli­quer qu’elle est venue faire pro­vi­sion d’une algue rare qui peut la soulager du mal qui la ronge depuis son enfance, rien n’y fait. Des douleurs atro­ces s’emparent régulière­ment d’elle qui la lais­sent épuisée et aucun remède ne per­met de les prévenir. Et pour ne rien arranger, on lui annonce dans la foulée que ses par­ents, que la police a voulu prévenir, ont été retrou­vés morts à l’autre bout du monde, dans la piscine de leur belle demeure du Zoute. Con­tin­uer la lec­ture

Tempêtes intérieures

Marie-Pierre JADIN, Tem­pêtes, Weyrich, coll. « Plumes du coq », 2025, 268 p., 20 €, ISBN : 978–2‑87489–964‑5

jadin tempetesMarie-Pierre Jadin a été lau­réate du prix Fin­tro Écri­t­ures noires pour son pre­mier roman, Brasiers (Ker). Y aurait-il une suite ? Le sus­pens vient de se résoudre. La voici avec Tem­pêtes, une enquête plus famil­iale que poli­cière qui nous balade dans le temps, des Ardennes à Rot­ter­dam, avec un détour par l’Inde.

Anci­enne rédac­trice en chef de la revue Indi­ca­tions (rebap­tisée Karoo depuis) et libraire à la Librairie Clau­dine à Wavre, Marie-Pierre Jadin est une amoureuse de la nature arden­naise. Après avoir plongé ses per­son­nages au cœur de brasiers, elle les place face à des tem­pêtes avant de peut-être les con­fron­ter à des… inon­da­tions. Un titre, un mot, qui don­nent à chaque fois le cli­mat de l’intrigue. On retrou­ve dans ce deux­ième opus Luc Del­court, jeune inspecteur de 27 ans à la Police Judi­ci­aire de Bas­togne, qui reste fidèle à sa méthodolo­gie : « Laiss­er par­ler, voir venir. C’était une tech­nique qui fonc­tion­nait aus­si avec cer­taines per­son­nes. » À la manière de Simenon dont l’œuvre trou­ve ici des échos, on pour­rait ajouter : et ne pas juger. Con­tin­uer la lec­ture

Voie de la parole et pensée indienne

Un coup de cœur du Car­net

San­drine WILLEMS, La parole comme voie spir­ituelle. Dia­logue avec l’Inde, Seuil, 2023, 200 p., 19,50 € / ePub : 13,99 €, ISBN : 9782021493276

willems la parole comme voie spirituelle dialogue avec l'indeDans son dernier essai, l’écrivaine, philosophe, psy­ch­an­a­lyste et réal­isatrice San­drine Willems nous invite à un décen­trement, nous pro­pose un voy­age men­tal, esthé­tique et con­ceptuel loin de l’anthropocentrisme qui a façon­né l’Occident. S’ils se voient remis en ques­tion de nos jours, de l’intérieur de nos sociétés, l’anthropocentrisme de l’Occident et son pri­mat de l’humain ont eu une inci­dence sur notre per­cep­tion de la parole réduite à la sphère humaine, con­fisquée par cette dernière. L’ouverture de l’esprit aux dimen­sions qui échap­pent à la rai­son se fait sœur d’une expéri­ence de la spir­i­tu­al­ité qui, afin de ne rester murée dans l’indicible, doit se met­tre en quête d’un lan­gage, plus exacte­ment d’une parole qui puisse en ren­dre compte. Éblouis­sant essai sur les divers­es visions de la parole, sur sa nature, son orig­ine, son statut, ses effets, réflex­ions sur les puis­sances, les ressources, les mys­tères qu’elle détient, La parole comme voie spir­ituelle. Dia­logue avec l’Inde nous con­vie à une ren­con­tre avec l’Inde anci­enne. Con­tin­uer la lec­ture

Les carnets du bourlingueur

Un coup de cœur du Car­net

Jean-Pol HECQ, Moth­er India, Des nou­velles de l’Inde, Genèse, 2022, 190 p., 21 €, ISBN : 978–2‑38201–012‑9

hecq mother indiaMoth­er India n’est pas un recueil de nou­velles mais « une col­lec­tion de sou­venirs per­son­nels » livrant des nou­velles du sous-con­ti­nent indi­en. Le jour­nal de bord d’un jour­nal­iste belge, Jean-Pol Hecq, qui a repris en radio le flam­beau éthique des Lachter­man, Désir, Dan­blon et autres Sas­son, qui ont enchan­té les écrans des années 1970–1980 :

Je suis per­suadé que l’on ne peut pas bien faire ce tra­vail sub­lime qui con­siste à ren­dre compte de la marche du monde le plus hon­nête­ment pos­si­ble (le jour­nal­isme), sans ten­ter de se met­tre à la place, même briève­ment, des gens à qui l’on tente de tir­er les vers du nez.  Con­tin­uer la lec­ture

De la complexité des relations fusionnelles

Eve­lyne HESPEL, Le petit tsar, Acro­dacro­livres, 2018, 276 p., 18 €, ISBN : 978–2930956350

Nous entrons dans le quo­ti­di­en de Nan­cy, une biol­o­giste de quar­ante-cinq ans qui vit avec son fils Corentin et Adam, un psy­chi­a­tre renom­mé. Nan­cy est habitée par de nom­breuses angoiss­es (peur des microbes, des ascenseurs, de la foule…), mais elle est aus­si et surtout très anx­ieuse vis-à-vis de son fils qui a raté le bac et fume des joints. Elle a une rela­tion fusion­nelle avec lui et même si elle est con­sciente de son prob­lème, elle reste enfer­mée dans l’ambivalence de son com­porte­ment. Con­tin­uer la lec­ture

Quand Guevara philosophait

Jean-Pol HECQTea time à New Del­hi, Luce Wilquin, 2017, 233 p., 20€, ISBN : 978–2882535344

hecq tea timeÀ l’été 2015, nous vous présen­tions ici même le pre­mier roman de Jean-Pol Hecq, Georges et les drag­ons, qui parais­sait aux édi­tions Luce Wilquin. Coup de cœur du Car­net et les instants, il se dis­tin­guait par son intrigue mêlant sans cesse mythes et faits réels pour pro­pos­er au lecteur un roman éton­nant et réus­si. La ques­tion était alors posée : l’imagination très fer­tile de l’auteur aurait-elle les ressources néces­saires pour nous pro­pos­er d’autres œuvres de cette fac­ture ? Moins de deux ans plus tard, Luce Wilquin pub­lie le deux­ième roman de Jean-Pol Hecq : Tea time à New Del­hi. Con­tin­uer la lec­ture