
Lady Diana, ma mère et moi
Autrice : Laura Tinard
Maison d’édition : Seuil
Année d’édition : 2026
Nombre de pages : 192
Prix : 19 €
Livre numérique : 13,99 €
EAN : 9782021631432
Artiste multidisciplinaire, après J’ai perdu mon roman, un premier roman audacieux entre road trip et mis en abyme de l’écriture, Laura Tinard nous plonge dans les eaux folles et tragiques de Lady Diana, ma mère et moi. La dévoration de la réalité par le règne d’images ogresses, le rapt d’identité, les failles de la personnalité qui couraient dans son premier livre se retrouvent ici férocement condensés. Au fil d’une narration qui refuse toute analyse psychologique, qui déroule avec humour et froideur une histoire de mimétisme qui ne peut que virer à la tragédie, Laura Tinard resserre les évènements sur l’été 1997. Continuer la lecture



L’existence des êtres, la vie des phrases sont bitumées, encerclées par les vapeurs post-punk du « no future ». C’est dans le territoire mouvant du peuple des marges que Rachel M. Cholz campe Pipeline, son premier roman. Comme dans son premier récit, No ou le pactole paru à La Lettre volée, la fiction se penche sur les exclus, les broyés, les largués du système néolibéral, sur les tribus de la débrouille qui se livrent à mille et un trafics, tapinent, volent, dealent pour survivre. Comment écrire au cœur des mots qui sentent la folie du monde ? Princes des combines, des zones clandestines, la narratrice, « la timide », et son ami Alix écument la rue Heyvaert, les entrepôts près du canal de Bruxelles, louvoient dans des quartiers de Molenbeek, à la recherche de véhicules à siphonner. Le monde est en ruines mais il reste le gazole, l’élixir noir, pivot d’une économie parallèle depuis qu’Alix a découvert un pipeline qui relie une raffinerie à un entrepôt de stockage. Avec une liberté radicale, dans une langue serpentine, nerveuse, imprévisible, Rachel M. Cholz nous plonge dans un capitalisme à la dérive, impitoyable, paupérisant, braque ses projecteurs sur les êtres de l’ombre talonnés par les flics d’un côté, par les gangs mafieux de l’autre.
C’était une plage d’Italie.








Pierre, le narrateur, reçoit une lettre de Vera, une femme qu’il a connue étant adolescent, mais c’est le visage de sa sœur jumelle Jelena qui s’impose dès la première phrase de ce nouveau roman de François Emmanuel :