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Relire Madeleine Bourdouxhe

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Madeleine Bour­doux­he

Ce 17 avril mar­que le 30ème anniver­saire du décès de la roman­cière Madeleine Bour­doux­he (25 sep­tem­bre 1906 — 17 avril 1996), autrice de La femme de Gilles. Cet anniver­saire nous offre l’occasion de redé­cou­vrir l’écrivaine et son œuvre à par­tir de nos archives. Con­tin­uer la lec­ture

Relire ses classiques 5 : La femme de Gilles

relire ses classiques 5

L’été, on décélère, on a (enfin) un peu de temps à soi. Moment idéal pour se plonger dans ces clas­siques de la lit­téra­ture qu’on s’était tou­jours promis de (re)lire sans jamais en avoir le temps… Du 4 au 15 août, du lun­di au ven­dre­di, Le Car­net et les Instants met en avant 10 clas­siques de la lit­téra­ture belge, du 19e au 21e siè­cles. Con­tin­uer la lec­ture

De l’écrit à l’écran : littérature et cinéma, une relation kaléidoscopique

COLLECTIF, Lit­téra­ture et ciné­ma, Académie royale de langue et de lit­téra­ture français­es de Bel­gique, 2023, 200 p., 18 €, ISBN : 978–2‑803200–75‑7

collectif littérature et cinemaDe Rim­baud à Duras, de Simenon à Bour­doux­he, de Stee­man à Aymé, rares sont les écrivains qui n’ont pas entretenu un lien – étroit ou non — avec le ciné­ma. Entre adap­ta­tions, réécri­t­ures et trans­la­tions, les rela­tions de la lit­téra­ture avec le sep­tième art pren­nent des formes innom­brables et var­iées. Elles ont don­né lieu à des chefs‑d’œuvre et à des échecs, démon­trant par­fois que le « pas­sage sur un autre plan » provoque inévitable­ment « du gag­né et du per­du », comme le sig­nale François Emmanuel. « La lit­téra­ture et le ciné­ma for­ment un cou­ple, pour le meilleur… et par­fois pour le pire » rap­pelle Yves Namur en guise de préam­bule au col­loque sur la lit­téra­ture et le ciné­ma qui s’est tenu en octo­bre 2022 à l’Académie royale de langue et lit­téra­ture français­es de Bel­gique et dont les actes sont désor­mais pub­liés. Con­tin­uer la lec­ture

Madeleine Bourdouxhe en podcast

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On doit à Madeleine Bour­doux­he (1906–1996) l’un des clas­siques de la lit­téra­ture belge : La femme de Gilles. Hormis ce coup d’é­clat, son œuvre (peu abon­dante il est vrai) et son par­cours demeurent assez mal con­nus. Un pod­cast récent la remet toute­fois à l’hon­neur. L’oc­ca­sion d’ex­plor­er la présence de l’autrice sur le web.
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Un roman inédit de Madeleine Bourdouxhe

Madeleine BOURDOUXHE, Man­toue est trop loin, Névrosée, coll. « Femmes de let­tres oubliées », 2019, 208 p., 16 € / ePub : 9.99 €, ISBN : 978–2‑9311048–16‑0

Madeleine Bour­doux­he, dont Gal­li­mard a pub­lié La femme de Gilles en 1937, soumet à l’édi­teur en 1956 le man­u­scrit d’un nou­veau roman, Man­toue est trop loin – après en avoir pub­lié les pre­mières pages dans Le Monde nou­veau sous le titre Les temps passés. D’abord accep­té, il est ensuite refusé sans expli­ca­tion. Sans doute l’avis favor­able du comité de lec­ture n’a-t-il pas été suivi plus haut, devant cette œuvre com­plexe où les normes nar­ra­tives clas­siques sont bous­culées à plus d’un titre. Rap­pelons que l’autrice se lie vers 1949 avec J.P. Sartre, dont vient pré­cisé­ment de paraitre l’es­sai anti­con­formiste Qu’est-ce que la lit­téra­ture ?  À la même époque, N. Sar­raute entame une série d’ar­ti­cles qui mar­quera les débuts du “nou­veau roman”. Sans aucun doute, M. Bour­doux­he est influ­encée par ce courant nova­teur, qui notam­ment rejète l’analyse intro­spec­tive des per­son­nages au prof­it d’une approche behav­iouriste, mais veut aus­si se dégager du réc­it linéaire pour met­tre en jeu une nar­ra­tion dif­frac­tée, assor­tie de nom­breux effets de miroir. Ces choix romanesques n’iront pas sans décon­cert­er. Si M. Mari­ni évoque « un texte à fac­ture orig­i­nale » (1989), C. Sar­let « se perd dans l’en­tremêle­ment des voix et des points de vue nar­rat­ifs », ajoutant que « l’a­justage de la machine nar­ra­tive qui eût per­mis le pas­sage entre les dif­férents niveaux du réc­it n’est pas au point » (1993). Quant à la pré­face de l’actuelle réédi­tion et à la 4e de cou­ver­ture, elles sont tout aus­si réti­centes : « certes, cette fusion engen­dre une cer­taine con­fu­sion. Nous voulons com­pren­dre, mais nous ne pou­vons pas com­pren­dre »… Con­tin­uer la lec­ture