Archives par étiquette : Sébastien Fevry

De la plume au harpon

Sébastien FEVRY, Pêch­es de Géorgie, Cheyne, 2025, 85 p., 19 €, ISBN : 978–2‑84116–364‑9

fevry peches de georgieSaluée par plusieurs récom­pens­es, dont le prix Mar­cel Thiry en 2021 pour Brefs déluges, l’œuvre de Sébastien Fevry se des­sine patiem­ment autour d’une géo­gra­phie à la fois intime et spa­tiale. La cohérence qui la car­ac­térise est ren­for­cée sans nul doute par la fidél­ité aux édi­tions Cheyne puisque ce nou­v­el opus Pêch­es de Géorgie con­stitue le qua­trième recueil que l’auteur pub­lie chez l’éditeur ardé­chois depuis 2018. Con­tin­uer la lec­ture

De l’écrit à l’écran : littérature et cinéma, une relation kaléidoscopique

COLLECTIF, Lit­téra­ture et ciné­ma, Académie royale de langue et de lit­téra­ture français­es de Bel­gique, 2023, 200 p., 18 €, ISBN : 978–2‑803200–75‑7

collectif littérature et cinemaDe Rim­baud à Duras, de Simenon à Bour­doux­he, de Stee­man à Aymé, rares sont les écrivains qui n’ont pas entretenu un lien – étroit ou non — avec le ciné­ma. Entre adap­ta­tions, réécri­t­ures et trans­la­tions, les rela­tions de la lit­téra­ture avec le sep­tième art pren­nent des formes innom­brables et var­iées. Elles ont don­né lieu à des chefs‑d’œuvre et à des échecs, démon­trant par­fois que le « pas­sage sur un autre plan » provoque inévitable­ment « du gag­né et du per­du », comme le sig­nale François Emmanuel. « La lit­téra­ture et le ciné­ma for­ment un cou­ple, pour le meilleur… et par­fois pour le pire » rap­pelle Yves Namur en guise de préam­bule au col­loque sur la lit­téra­ture et le ciné­ma qui s’est tenu en octo­bre 2022 à l’Académie royale de langue et lit­téra­ture français­es de Bel­gique et dont les actes sont désor­mais pub­liés. Con­tin­uer la lec­ture

Un montage bout-à-bout

Un coup de cœur du Car­net

Sébastien FEVRY, Entre nous les proies les plus dan­gereuses, Cheyne, coll. « Verte », 2023, 89 p., 19 €, ISBN : 978–2‑84116–330‑4

fevry entre nous les proies les plus dangereusesAprès la ligne qu’il avait adop­tée dans Soli­tude Europe et Brefs déluges, Sébastien Fevry s’ori­ente vers un lan­gage poé­tique nou­veau en emprun­tant ses matéri­aux non aux grandes ques­tions human­i­taires, mais à l’un des plus vastes gise­ments imag­i­naires de notre temps : le ciné­ma. Cha­cun des textes d’Entre nous les proies les plus dan­gereuses, en effet, donne l’im­pres­sion de décrire suc­cincte­ment une brève séquence filmée, mais aus­si sa réso­nance dans l’e­sprit et la sen­si­bil­ité du spec­ta­teur. Con­tin­uer la lec­ture

Le prix Marcel Thiry pour Sébastien Fevry

sebastien fevry

Sébastien Fevry

Le prix Mar­cel Thiry, con­sacré en 2021 à la poésie, a son lau­réat : Sébastien Fevry reçoit le prix pour son recueil Brefs déluges. Con­tin­uer la lec­ture

Évocation d’une post-apocalypse : où la poésie se nourrit des cultures médiatiques contemporaines

Un coup de cœur du Car­net

Sébastien FEVRY, Brefs déluges, Cheyne, 2020, 96 p., 17 € ISBN : 978–2‑84116–290‑1

Après Soli­tude Europe, un pre­mier coup de maître salué en Bel­gique et en France par plusieurs prix impor­tants, Sébastien Fevry décrit dans Brefs déluges un monde guet­té par l’angoisse, une sourde men­ace, des dan­gers latents.

Dans Soli­tude Europe, il évo­quait la coex­is­tence de deux mon­des : au sein de nos sociétés de plus en plus clos­es sur elles-mêmes, sur leurs replis iden­ti­taires ou leurs peurs, l’évocation par petites touch­es du sort et de la place des vic­times de l’Histoire y était un thème majeur. Le poète nous pro­po­sait une réflex­ion néces­saire sur la con­di­tion humaine, à tra­vers le regard que nous devri­ons porter sur l’autre, miroir de notre pro­pre iden­tité. Con­tin­uer la lec­ture

Encore un prix pour Sébastien Fevry

Le pre­mier recueil poé­tique de Sébastien Fevry, Soli­tude Europe (édi­tions Cheyne), vaut à son auteur une belle recon­nais­sance, en Bel­gique et à l’é­tranger. Après le prix Nicole Hous­sa de l’A­cadémie royale, le prix François Cop­pée de l’A­cadémie française, le prix SGDL Révéla­tion de poésie et une place de final­iste du prix Mar­cel Thiry, le livre obtient cette fois le prix Guil­laume Apol­li­naire-Décou­verte. Con­tin­uer la lec­ture

Sébastien Fevry primé par la SGDL

Sébastien Fevry

La Société des gens de Let­tres (SGDL) décerne chaque année des prix Révéla­tion, dans dif­férentes caté­gories, des­tinés à encour­ager de nou­veaux auteurs lit­téraires. Sébastien Fevry fig­ure dans le pal­marès 2019. Con­tin­uer la lec­ture

Le prix Guillaume Apollinaire : les finalistes

Vandenschrick livrés aux géographesCréé en 1941 en hom­mage au grand poète éponyme, le prix Guil­laume Apol­li­naire récom­pense chaque année un recueil de poèmes pour son orig­i­nal­ité et sa moder­nité. Ce prix lit­téraire, par­ti­c­ulière­ment impor­tant dans le monde fran­coph­o­ne, est sou­vent con­sid­éré comme l’équiv­a­lent en poésie du Goncourt pour le roman. Depuis 2017, le prix se décline aus­si en un prix Guil­laume Apol­li­naire-Décou­verte, décerné à un‑e jeune poète. Les deux prix de cette édi­tion 2019 seront remis en novem­bre aux Deux-Magots, mais les final­istes sont déjà con­nus. Avec des auteurs belges dans les deux caté­gories. Con­tin­uer la lec­ture

Sébastien Fevry primé par l’Académie française

Sébastien Fevry

Sébastien Fevry

L’A­cadémie française a remis le 20 juin ses tra­di­tion­nels prix lit­téraires. Ce sont pas moins de 64 lau­réat-e‑s pour autant de caté­gories qui ont été ain­si hon­oré-e‑s par les Immor­tels. Sébastien Fevry a reçu le prix François Cop­pée. Con­tin­uer la lec­ture

Prix de la revue NUNC : une première sélection très belge

La revue NUNC prime tous les ans deux recueils de poètes vivants, l’un de poésie française, l’autre de poésie étrangère. Le prix de poésie française récom­pensera cette année un recueil pub­lié en 2018 à compte d’édi­teur. La pre­mière sélec­tion, com­por­tant dix-huit titres, reprend plusieurs poètes belges. Le nom du/de la lauréat‑e sera révélé lors du Marché de la poésie de Paris, le 9 juin.

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Fêlures intimes de la prospérité

Sébastien FEVRY, Soli­tude Europe, pré­face de Philippe Longchamp, Cheyne, 2018, 107 p., 19 €, ISBN 978–2‑84116–261‑1

Rares sont les livres de poésie qui affron­tent explicite­ment les aspects ingrats de la vie con­tem­po­raine, qu’ils soient bénins ou dra­ma­tiques : attente du bus, pas­sager clan­des­tin d’un camion, recherche d’une sta­tion-ser­vice, épuise­ment pro­fes­sion­nel, yeux rougis par la fumée, divorce des par­ents, etc.  Tel est pour­tant Soli­tude Europe, pre­mier recueil de Sébastien Fevry, dont une des clés est peut-être don­née indi­recte­ment à la page 86 : « l’été où tu pris la déci­sion de tenir un jour­nal. » La tech­nique, en effet, est celle de la nar­ra­tion décousue, effilochée, addi­tion quo­ti­di­enne d’anec­dotes à pre­mière vue hétéro­clites. À pre­mière vue seule­ment, car plusieurs con­stantes s’im­posent vite. Essen­tielle­ment visuel, spa­tial et itinérant, l’imag­i­naire que met en œuvre cette écri­t­ure diariste est ponc­tué avec insis­tance par les motifs de la route, du véhicule, du park­ing, du zon­ing, du chemin de fer – les nom­breux toponymes ren­voy­ant aux États-Unis et surtout à l’Eu­rope occi­den­tale, prin­ci­pale­ment du nord : Arras, Ams­ter­dam, mer Bal­tique, Car­o­line du Sud, Dubrovnik, New­cas­tle, Paris, Turin, etc.  Il est aus­si ques­tion de restau­rants et de cafés, de salles de réu­nion ou de con­grès, d’hô­tels, d’un cen­tre com­mer­cial, lieux de pas­sage et de bras­sage humain où le “je” est tan­tôt acteur, tan­tôt sim­ple témoin ou même voix off. Tout sem­ble démon­tr­er une intense activ­ité humaine. Voici même un hôtel qui, la nuit, à l’in­su de ses clients, « ébran­le sa for­mi­da­ble masse / et remonte vers le nord »… Con­tin­uer la lec­ture

Les prix de l’Académie

Les auteurs et autri­ces récom­pen­sés en 2019 © Académie royale

Comme chaque année, l’A­cadémie royale de langue et de lit­téra­ture français­es a remis, ce same­di 9 mars, ses prix lit­téraires. Des récom­pens­es qui cou­vrent des gen­res lit­téraires var­iés et salu­ent la créa­tion lit­téraire belge fran­coph­o­ne dans son ensem­ble.

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