
Littérature et érotisme
Auteurs et autrices : Laurence Boudart, Michel Brix, Éric Brogniet, Luc Dellisse, Estelle Derouen, Paloma Hermina Hidalgo, Yves Namur et Alexandre Saanen
Maison d’édition : Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique
Année d’édition : 2026
Nombre de pages : 176
Prix : 18 €
Livre numérique : /
EAN : 9782803200962
Il y a bien à désirer et à jouir dans le volume Littérature et érotisme, issu d’un colloque tenu en décembre 2026 en notre Académie royale. Bien sûr, huit interventions ne suffiront guère à épuiser un sujet à la fois ancestral et si fécond, mais comme l’écrit d’emblée Yves Namur dans la préface de ces actes, « le point de vue choisi [porte sur] un champ d’investigations où l’écriture elle-même est à l’épreuve, où le style et les mots importent ». « Approcher [le corpus de la littérature érotique], remarque en outre Estelle Derouen, c’est interroger ce qu’il véhicule, ce qu’il incarne et ce qu’il symbolise, afin d’accéder à sa grande diversité formelle et thématique ». Continuer la lecture

De Rimbaud à Duras, de Simenon à Bourdouxhe, de Steeman à Aymé, rares sont les écrivains qui n’ont pas entretenu un lien – étroit ou non — avec le cinéma. Entre adaptations, réécritures et translations, les relations de la littérature avec le septième art prennent des formes innombrables et variées. Elles ont donné lieu à des chefs‑d’œuvre et à des échecs, démontrant parfois que le « passage sur un autre plan » provoque inévitablement « du gagné et du perdu », comme le signale François Emmanuel. « La littérature et le cinéma forment un couple, pour le meilleur… et parfois pour le pire » rappelle Yves Namur en guise de préambule au colloque sur la littérature et le cinéma qui s’est tenu en octobre 2022 à l’Académie royale de langue et littérature françaises de Belgique et dont les actes sont désormais publiés. 

Depuis
Passer à la loupe de la critique universitaire l’œuvre de Jean-Philippe Toussaint, en ses méandres, ses repentirs, et ses lignes toujours décalées, n’est pas une sinécure.
À l’initiative de l’Association des Romanistes de l’Université de Liège, présidée par Jeanne Delcourt-Angélique, des écrivains-romanistes issus des différentes universités du pays ont été invités à participer à un colloque accueilli par Jacques De Decker sous l’égide de l’Académie. Leur mission : livrer leurs sentiments sur le rapport de ce cursus avec leur activité d’écrivain et sur son apport à leurs écrits. Il en résulte un livre rassemblant les actes de ce colloque où se déshabillent sous cet éclairage 36 écrivains marquants de chez nous (36 comme les chandelles de l’éblouissement…). Le rideau ouvert par France Bastia se refermera avec elle et avec son époux grammairien André Goosse. Quant à la présentation de cette entreprise, elle est assurée par Jeanne Delcourt-Angélique dans un avant-propos éclairant, circonstancié et exemplatif de ce supplément de technicité et de subtilité analytique dispensé par la formation de romaniste. Et c’est avec raison aussi que la présentatrice évite de citer les noms des romanciers dont elle reprend certains propos pour illustrer et cerner la diversité des ressentis et des orientations développés ensuite dans l’ensemble des prestations personnelles. Mais s’il s’agit d’écrivains uniquement nourris au biberon de ces études universitaires et s’ils représentent une part majoritaire des plumes les plus célébrées de notre bassin littéraire, les acteurs de ce colloque sont évidemment bien conscients que les romanes ne sont en rien un passage obligé pour que s’affirment un talent et une vocation de romancier, comme l’attestent bien des grands noms des lettres belges d’hier et d’aujourd’hui.