Archives par étiquette : actes de colloque

Entre foutre et foudre, l’érotisme

Collectif Littérature et érotisme

Littérature et érotisme

Auteurs et autri­ces : Lau­rence Boudart, Michel Brix, Éric Brog­ni­et, Luc Del­lisse, Estelle Der­ouen, Palo­ma Her­mi­na Hidal­go, Yves Namur et Alexan­dre Saa­nen

Mai­son d’édition : Académie royale de langue et de lit­téra­ture français­es de Bel­gique

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 176

Prix : 18 €

Livre numérique : /

EAN : 9782803200962

Il y a bien à désir­er et à jouir dans le vol­ume Lit­téra­ture et éro­tisme, issu d’un col­loque tenu en décem­bre 2026 en notre Académie royale. Bien sûr, huit inter­ven­tions ne suf­firont guère à épuis­er un sujet à la fois ances­tral et si fécond, mais comme l’écrit d’emblée Yves Namur dans la pré­face de ces actes, « le point de vue choisi [porte sur] un champ d’investigations où l’écriture elle-même est à l’épreuve, où le style et les mots impor­tent ». « Approcher [le cor­pus de la lit­téra­ture éro­tique], remar­que en out­re Estelle Der­ouen, c’est inter­roger ce qu’il véhicule, ce qu’il incar­ne et ce qu’il sym­bol­ise, afin d’accéder à sa grande diver­sité formelle et thé­ma­tique ». Con­tin­uer la lec­ture

Wallons, nous ?

Michèle BARON, Éric BROGNIET, Daniel CHARNEUX, José FONTAINE, Jean JAUNIAUX, Marc LAMBORAY, Richard MILLER et Jacques VANDENBROUCKE, Écrivains de Wal­lonie, Académie royale de langue et de lit­téra­ture français­es, 2025, 204 p., 19 €, ISBN : 9782803200948

collectif ecrivains de wallonieOn n’a pas tous les jours l’opportunité de para­phras­er Win­ston Churchill, mais là, l’occasion est trop belle. Les actes du col­loque sur les écrivains de Wal­lonie, qui s’est tenu le 5 avril 2025 à l’Académie royale, le con­fir­ment : cette entité géo­graphique est bien « une énigme envelop­pée de mys­tère au cœur d’un para­doxe ». Tout y pose ques­tion : le tracé de sa fron­tière, là nationale et lim­itro­phe, ici interne et lin­guis­tique ; sa fusion dans l’ensemble Bel­gique ; ses con­trastes paysagers, tirail­lés entre fumées d’usines, fer­mes doma­niales, falais­es régi­cides et forêts pro­fondes ; la par bon­heur introu­vable homogénéité eth­nique du « peu­ple » qui l’habite ; son improb­a­ble des­tinée man­i­feste enfin, entre Flan­dre indépen­dan­tiste et France indif­férente. Con­tin­uer la lec­ture

De l’écrit à l’écran : littérature et cinéma, une relation kaléidoscopique

COLLECTIF, Lit­téra­ture et ciné­ma, Académie royale de langue et de lit­téra­ture français­es de Bel­gique, 2023, 200 p., 18 €, ISBN : 978–2‑803200–75‑7

collectif littérature et cinemaDe Rim­baud à Duras, de Simenon à Bour­doux­he, de Stee­man à Aymé, rares sont les écrivains qui n’ont pas entretenu un lien – étroit ou non — avec le ciné­ma. Entre adap­ta­tions, réécri­t­ures et trans­la­tions, les rela­tions de la lit­téra­ture avec le sep­tième art pren­nent des formes innom­brables et var­iées. Elles ont don­né lieu à des chefs‑d’œuvre et à des échecs, démon­trant par­fois que le « pas­sage sur un autre plan » provoque inévitable­ment « du gag­né et du per­du », comme le sig­nale François Emmanuel. « La lit­téra­ture et le ciné­ma for­ment un cou­ple, pour le meilleur… et par­fois pour le pire » rap­pelle Yves Namur en guise de préam­bule au col­loque sur la lit­téra­ture et le ciné­ma qui s’est tenu en octo­bre 2022 à l’Académie royale de langue et lit­téra­ture français­es de Bel­gique et dont les actes sont désor­mais pub­liés. Con­tin­uer la lec­ture

Gribouille en Morticolie ?

Lit­téra­ture et Médecine. Deux arts du regard. Autour de Jean-Christophe Rufin, Jean-Bap­tiste Baron­ian, Georges Casimir, Bernard Dan, François Emmanuel, Philippe Lekeuche, Pierre Mertens, Yves Namur et Ray­mond Red­ing, Académie rouyale de langue et de lit­téra­ture français­es de Bel­gique, 2023, 130 p., 15 €, ISBN : 9782803200696

litterature et medecine deux arts du regardLit­téra­ture et Médecine… L’ordre des mots adop­té dès le titre se soumet-il sim­ple­ment à celui de l’alphabet, ou bien est-ce que, fussent-elles toutes deux affublées d’une majus­cule et érigées en « arts du regard » la sec­onde reste un corol­laire de la pre­mière ? Il fal­lait tranch­er, bien sûr, et ce livre par­le davan­tage en ter­mes de « roman », « fic­tion », « auteurs », que de « patholo­gie », « traite­ment » ou « prati­cien ».

Il n’empêche : l’historiographie lit­téraire (fran­coph­o­ne mais pour tout dire, mon­di­ale) a beau regorg­er de fig­ures d’« écrivains-médecins », il serait peut-être plus juste de les qual­i­fi­er de « médecins-écrivains », puisque l’exercice de l’art d’Esculape précé­da par­fois de loin la fréquen­ta­tion des Mus­es… Prenons le cas le plus célèbre en lit­téra­ture française du XXe siè­cle, Louis-Fer­di­nand Céline. Il décou­vre sa voca­tion au Camer­oun, en 1916, en soignant vaille que vaille les pop­u­la­tions indigènes. Sa thèse de médecine, con­sacrée à un chirurgien hon­grois du siè­cle précé­dent, est con­sid­érée, à rai­son, comme son pre­mier texte lit­téraire… mais il fau­dra atten­dre les années 1926–1927 pour qu’il se mette à la rédac­tion de ce qui allait devenir Voy­age au bout de la nuit. Com­bi­en sont-ils, par­mi ses détracteurs, à regret­ter que le Doc­teur Destouch­es ait lâché son car­net d’ordonnances pour devenir le par­a­digme de l’écrivain col­labo et anti­sémite ? Con­tin­uer la lec­ture

La littérature par le menu

COLLECTIF, La cui­sine de nos écrivains, Académie royale de langue et lit­téra­ture français­es de Bel­gique, 2022, 130 p., 15 €, ISBN : 9782803200672

collectif la cuisine de nos écrivainsIl n’y a que les imbé­ciles qui ne soient pas gour­mands. On est gour­mand comme on est artiste, comme on est poète”.

Inci­tant le lecteur au péché de gour­man­dise, Yves Namur cite Guy de Mau­pas­sant dans son intro­duc­tion aux actes du col­loque con­sacré à La cui­sine de nos écrivains qui s’est tenu en octo­bre 2021, à l’occasion du cen­te­naire de l’Académie royale de langue et lit­téra­ture français­es de Bel­gique. La gour­man­dise est en effet de mise pour évo­quer un sujet d’une telle ampleur. C’est que les écrivains ne man­quent pas, qui ont fait de la nour­ri­t­ure un sujet à part entière  ou la métaphore de leur art, et du repas, le sub­til décor de leur roman ou le sym­bole de l’appartenance sociale de leurs per­son­nages. Et que l’on ne s’y trompe pas, les auteurs et autri­ces dont il est ques­tion ici, « nos écrivains », sont belges ou français. Ce sont les écrivains de notre pat­ri­moine lit­téraire, ceux qui ont façon­né (et façon­nent encore) notre imag­i­naire. La gour­man­dise, comme la lit­téra­ture, n’a pas de fron­tière. Con­tin­uer la lec­ture

Tours et alentours de Jean-Philippe Toussaint

Lire, voir, penser l’œuvre de Jean-Philippe Tou­s­saint. Col­loque de Bor­deaux, Textes réu­nis par Jean-Michel DEVÉSA, Impres­sions Nou­velles, 2020, 440 p., 26 € / ePub : 14.99 €, ISBN : 978–2‑87449–778‑0

devesa lire voir penser l oeuvre de jean philippe toussaintDepuis Les émo­tions, paru cet automne chez Minu­it jusqu’aux débuts de Jean-Philippe Tou­s­saint (avec La salle de bain en 1985, chez Minu­it déjà), trente-cinq ans se sont écoulés. Soit une douzaine de romans et réc­its, sans compter des livres sur l’art, Félix Val­lot­ton, le Lou­vre, de la pho­togra­phie, plusieurs films, un ciné-roman tiré de La Sévil­lane – et encore un spec­ta­cle mul­ti­me­dia pour la scène avec le très estimé Delano Orches­tra –, l’écrivain belge a fait l’objet de mul­ti­ples tra­duc­tions : du man­darin au finnois en pas­sant par le bosni­aque et le russe, une ving­taine de par le monde, et autant de mémoires ou thès­es uni­ver­si­taires. Auréolé de plusieurs prix lit­téraires (le Rossel pour La télévi­sion, le Médi­cis pour Fuir, le Décem­bre et le Tri­en­nal du roman de la Fédéra­tion Wal­lonie-Brux­elles pour La vérité sur Marie), il a très tôt été salué par la cri­tique, autant que recon­nu par un pub­lic de plus en plus large, et notam­ment à l’étranger. Con­tin­uer la lec­ture

Jean-Philippe Toussaint, entre brouillons, vérités et fictions

Stéphane CHAUDIER (dir.), Les vérités de Jean-Philippe Tou­s­saint (col­lec­tif), Pub­li­ca­tions de l’Université de Saint-Eti­enne, 2016, 268 p., 20 €   ISBN : 978–2‑86272–678‑6

verites-toussaintPass­er à la loupe de la cri­tique uni­ver­si­taire l’œuvre de Jean-Philippe Tou­s­saint, en ses méan­dres, ses repen­tirs, et ses lignes tou­jours décalées, n’est pas une sinécure.

D’une part, parce que l’écrivain, réal­isa­teur et pho­tographe ali­mente en ligne un site de créa­tion, généra­teur d’autant d’indices que dans un Clue­do. Y fig­ure pour cha­cun de ses livres un ensem­ble de don­nées que, générale­ment, peu d’écrivains ouvrent au monde des lecteurs. On y trou­ve ain­si des états dif­férents du man­u­scrit au cours de son écri­t­ure et jusqu’à son aboutisse­ment ; une sec­tion reprenant des « plans, vari­antes, débris », qui ont été aban­don­nés mais ali­menteront peut-être une par­tie d’un autre ouvrage ; des brouil­lons, fac-sim­ilés, et notes divers­es, s’attardant sur tel point cen­tral ou sec­ondaire du livre, ou appor­tant, par un échange de cor­re­spon­dance avec l’une ou l’autre per­son­ne, des pré­ci­sions par­fois pure­ment for­tu­ites, par­fois tout à fait intéres­santes, à pro­pos d’un aspect du livre (enfin) ter­miné et pub­lié, et soumis à la cri­tique lit­téraire (comptes-ren­dus à l’appui). Con­tin­uer la lec­ture

Romanistes mode d’emploi

Roman­istes et romanciers. Actes du col­loque organ­isé par l’Association des Roman­istes Ulg en mars 2012, textes recueil­lis par Daniel Charneux, Chris­t­ian Del­court et Janine Del­court-Angélique, Edi­tions de la Province de Liège, 2014, 304 p., 20 €

ROMANISTES & ROMANCIERS Actes du colloque organisé par l'Association des Romanistes ULg / Bruxelles, Palais des Académies / 10 mars 2012À l’initiative de l’Association des Roman­istes de l’Université de Liège, présidée par Jeanne Del­court-Angélique, des écrivains-roman­istes issus des dif­férentes uni­ver­sités du pays ont été invités à par­ticiper à un col­loque accueil­li par Jacques De Deck­er sous l’égide de l’Académie. Leur mis­sion : livr­er leurs sen­ti­ments sur le rap­port de ce cur­sus  avec leur activ­ité d’écrivain et sur son apport à leurs écrits. Il en résulte un livre rassem­blant les actes de ce col­loque où se désha­bil­lent sous cet éclairage 36 écrivains mar­quants de chez nous (36 comme les chan­delles de l’éblouissement…). Le rideau ouvert par France Bas­tia se refer­mera avec elle et avec son époux gram­mairien André Goosse. Quant à la présen­ta­tion de cette entre­prise, elle est assurée par Jeanne Del­court-Angélique dans un avant-pro­pos éclairant, cir­con­stan­cié et exem­platif de ce sup­plé­ment de tech­nic­ité et de sub­til­ité ana­ly­tique  dis­pen­sé par la for­ma­tion de roman­iste. Et c’est avec rai­son aus­si que la présen­ta­trice évite de citer les noms des romanciers dont elle reprend cer­tains pro­pos pour illus­tr­er et cern­er  la diver­sité des ressen­tis et des ori­en­ta­tions dévelop­pés ensuite dans l’ensemble des presta­tions per­son­nelles. Mais s’il s’agit d’écrivains unique­ment nour­ris au biberon de ces études uni­ver­si­taires et s’ils représen­tent une part majori­taire des plumes les plus célébrées de notre bassin lit­téraire, les acteurs de ce col­loque sont évidem­ment bien con­scients que les romanes ne sont en rien un pas­sage obligé pour que s’affirment un tal­ent et une voca­tion de romanci­er, comme l’attestent bien des grands noms des let­tres belges d’hier et d’aujourd’hui. Con­tin­uer la lec­ture