L’été, on décélère, on a (enfin) un peu de temps à soi. Moment idéal pour se plonger dans ces classiques de la littérature qu’on s’était toujours promis de (re)lire sans jamais en avoir le temps… Du 4 au 15 août, du lundi au vendredi, Le Carnet et les Instants met en avant 10 classiques de la littérature belge, du 19e au 21e siècles. Continuer la lecture
Archives par étiquette : Marie Gevers
Hommage aux académiciennes pionnières belges
L’Université d’Extremadura (Espagne) consacre une exposition aux premières membres belges de l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique (ARLLFB). L’exposition met ainsi à l’honneur douze écrivaines et/ou philologues. Après avoir été présentée sur le campus de Cáceres en mars, l’exposition sera à nouveau montrée à la bibliothèque universitaire du campus Badajoz dans le cadre de la Fête du livre (23 avril). Isabelle Moreels, sa conceptrice, nous présente le projet. Continuer la lecture
Relire Marie Gevers
Ce dimanche 9 mars marque le 50e anniversaire du décès de l’écrivaine et académicienne Marie Gevers (30 décembre 1883 – 9 mars 1975). Cet anniversaire nous offre l’occasion de redécouvrir l’autrice et son œuvre à partir de nos archives. Continuer la lecture
Auteurs et autrices à l’honneur en 2025
L’année 2024 a mis plusieurs grandes figures à l’honneur, avec le centenaire du surréalisme, celui de Franquin ou encore l’année Ensor. Pour la littérature belge, l’année 2025 sera certainement moins spectaculaire. Quelques grands anniversaires sont néanmoins à signaler. Continuer la lecture
Terres de l’enfance et cosmos
Marie GEVERS, Madame Orpha, Préface de Guy Goffette, Postface de Véronique Jago-Antoine, Impressions nouvelles, coll. « Espace Nord », 2024, 272 p., 9 €, ISBN : 978-2-87568-597-1
Marie GEVERS, Guldentop, Préface d’Anne-Marie La Fère, Postface de Pierre Halen, Impressions nouvelles, coll. « Espace Nord », 2024, 184 p., 9 €, ISBN : 978-2-87568-598-8
Davantage qu’un lieu géographique, le domaine familial de Missembourg constitue un des personnages principaux de l’œuvre de Marie Gevers. Situé à Edegem, près d’Anvers, le jardin-roi est au cœur des récits Vie et mort d’un étang, Guldentop, Madame Orpha. Thème et creuset de la narration, il en est aussi le vecteur, le levier. Dans le roman autobiographique, Madame Orpha ou la Sérénade de mai, la narratrice, une fillette de dix ans, évoque la passion adultère, transgressive de Madame Orpha, la femme du receveur, et du jardinier Louis. Continuer la lecture
Là où tout le réel est poésie…
Marie GEVERS, La comtesse des digues, Postface de Vincent Vancoppenolle, Impressions nouvelles, coll. « Espace nord », 2021, 220 p., 8,50 €, ISBN : 9-782875-6854-14
Là où tout le réel est poésie, écrivait Jacques Sojcher dans sa préface à une précédente édition de La comtesse des digues, premier roman de Marie Gevers (1883-1975). En effet, l’œuvre de celle qui reçut une éducation mi-flamande mi-francophone et vécut de manière quasi exclusive dans le domaine familial de Missembourg où une scolarité originale lui fut dispensée notamment via la lecture du Télémaque de Fénelon et une connaissance approfondie de la Nature, repose sur un ensemble de dynamiques structurantes qui sont généralement celles du discours poétique. La littérature classique et le grand livre du jardin domanial remplacèrent donc avantageusement l’école, faisant de la petite fille un être mi-rustique mi-intellectuel et un écrivain francophone élevé au contact des patois flamands de son milieu natal. Continuer la lecture
Marie Gevers la réenchanteresse
Un coup de cœur du Carnet
Marie GEVERS, Plaisir des météores, postface de Véronique Jago-Antoine, Impressions nouvelles, coll. « Espace Nord », 2020, 240 p., 9 €, ISBN : 9782875684950
Demandez à n’importe qui le sens du mot « météore » et il vous sera répondu qu’il s’agit d’un corps céleste, à la trajectoire fulgurante. En général, ils s’écrasent dans le désert ou tombent dans l’océan, plus rarement sur le toit d’une isba dans quelque ex-République soviétique. Chacun/e à sa façon, Arthur Rimbaud, Isadora Duncan, James Dean, Janis Joplin, Simone Weil, Kurt Cobain, Ayrton Senna, en furent un. Continuer la lecture
Les six premières autrices de l’Académie royale

Quand il est question de femmes et d’Académie, l’exemple qui surgit le plus souvent (dans le monde francophone du moins) est celui de Marguerite Yourcenar, première autrice admise à l’Académie française. C’était en 1980 ; l’Académie avait été fondée en 1634. Quelque trois siècles après sa voisine hexagonale, en 1920, la Belgique s’est dotée d’une Académie royale de langue et de littérature françaises (Arllfb), composée comme l’Académie française de 40 membres. Différence notable : l’Académie belge a été mixte dès sa naissance. 60 ans, donc, avant que Yourcenar ne fasse son entrée sous la Coupole. Une Yourcenar qui était d’ailleurs membre de l’Académie belge depuis 10 ans (1970) lorsqu’elle est devenue immortelle…
L’Académie belge est créée sur proposition de Jules Destrée, alors ministre des Sciences et des Arts. Il s’était d’emblée montré explicite dans sa volonté d’inclure des femmes dans l’Académie. Il notait ainsi, dans son Rapport au roi : «Dans ces dernières années les femmes de lettres ont donné trop d’incontestables preuves de talent pour que l’on songe à les écarter d’une Compagnie littéraire». Nuance de taille : mixte ne veut pas dire paritaire. Loin s’en faut. Parmi les 30 membres belges (20 littéraires et 10 philologues) et 10 membres étrangers (6 littéraires et 4 philologues), élus à vie par cooptation (c’est-à-dire sans dépôt de candidature), les académiciennes restent largement minoritaires. Leur présence progresse toutefois : elles sont aujourd’hui 10, alors qu’elles étaient… une seule à la création de l’institution.
Présentation, par ordre chronologique de leur entrée, des 6 premières membres de l’Académie royale. Continuer la lecture
Missembourg : la nouvelle expo des AML
Les Archives et Musée de la Littérature accueillent du 19 mai au 31 octobre une nouvelle exposition, Missembourg, à la croisée des arts. Un regard neuf, varié et inattendu sur le domaine qui a vu naître les oeuvres de Marie Gevers et Paul Willems. Continuer la lecture


