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La rentrée littéraire d’automne 2026, sur tous les fronts

La ren­trée d’automne est tou­jours un temps fort de l’année édi­to­ri­ale. Certes, les maisons d’édition belges sont moins con­cernées par les « grands prix d’automne » — lesquels ne visent que les romans – que leurs con­sœurs hexag­o­nales. Pour les édi­teurs de Wal­lonie et de Brux­elles, l’événement majeur de l’année reste la Foire du livre de Brux­elles, et l’effervescence édi­to­ri­ale est grande lors de la ren­trée d’hiver. D’aout à décem­bre, les auteurs et autri­ces belges seront néan­moins nom­breux à « faire leur ren­trée », qu’ils soient pub­liés en Bel­gique ou en France. Tour d’horizon du pro­gramme édi­to­r­i­al d’au­tomne, qui mis­era surtout sur les auteurs et autri­ces recon­nus, mal­gré quelques décou­vertes. Con­tin­uer la lec­ture

Parcours translingues 4 : Pilar Pujadas et Verena Hanf

parcours translingues pujadas hanf

On les appelle translingues, ces auteurs et autri­ces qui édi­fient leur œuvre lit­téraire dans une langue sec­onde. Sorte de prouesse, pra­tique sin­gulière (mais finale­ment assez répan­due dans la lit­téra­ture mon­di­ale), objet d’étude, le translin­guisme inter­roge nos cer­ti­tudes lit­téraires et lin­guis­tiques.

Le Car­net et les Instants n°222 (jan­vi­er 2025) con­tient un dossier sur le translin­guisme dans la lit­téra­ture belge. Nous vous pro­posons à présent de mieux décou­vrir les par­cours de quelques autri­ces et auteurs qui y sont men­tion­nés. 

Lire aus­si : Une langue à soi : par­cours translingues (Le Car­net et les Instants n°222)

Aujourd’hui : ren­con­tre avec Ver­e­na Hanf et Pilar Pujadas. Con­tin­uer la lec­ture

Une langue à soi : parcours translingues

visuel parcours translingues

On les appelle translingues, ces auteurs et autri­ces qui édi­fient leur œuvre lit­téraire dans une langue sec­onde. Sorte de prouesse, pra­tique sin­gulière (mais finale­ment assez répan­due dans la lit­téra­ture mon­di­ale), objet d’étude, le translin­guisme inter­roge nos cer­ti­tudes lit­téraires et lin­guis­tiques. Con­tin­uer la lec­ture

De l’autre côté du bocal

Ver­e­na HANF, L’enfer du bocal, F dev­ille, coll. « Œuvres au rouge », 2023, 162 p., 17 €, ISBN :9782875990679

hanf l'enfer du bocalLe philosophe Alexan­dre Jol­lien, dans son Petit traité de l’abandon, a émis l’idée que, « ren­con­tr­er l’autre, c’est se repos­er un peu de soi ». Sans nul doute, Jacques Janssens pour­rait à présent acqui­escer devant cette sage affir­ma­tion. Il y a neuf mois infi­nis, sa vie et son moral avaient lour­de­ment chuté. Dans la société où il per­for­mait depuis des années, suite à un remaniement (et de bass­es mani­gances), sa place dans l’organigramme avait con­nu un ren­verse­ment coper­ni­cien : il « avait dégringolé, le Jacques, [et] se rangeait dans la ligne large des employés de base, tout en bas de la page ». Au boulot, coincé der­rière les vit­res de son espace délim­ité dans l’open space, ce low per­former pas­sait ses inter­minables journées, seul, ostracisé, à regarder évoluer ses col­lègues-pira­nhas et flot­ter ses pen­sées-fugus. Il le maud­is­sait, cet aquar­i­um, et « ses écailles avaient per­du toutes ses couleurs » à force de rumin­er l’humiliation. Et si seule­ment c’était l’unique trahi­son… Con­tin­uer la lec­ture

De la difficulté de l’attachement

Ver­e­na HANF, La fragilité des funam­bules, F dev­ille, 2021, 300 p., 23 €, ISBN : 9782875990396

hanf la fragilité des funambulesLes romans de Ver­e­na Hanf pétris­sent tou­jours le matéri­au humain. La fragilité des funam­bules, dernier livre de l’autrice, ne déroge pas à la règle. On y retrou­ve égale­ment un autre invari­ant chez Hanf, qui se niche dans la mise en présence, voire dans la mise en fric­tion, d’êtres et d’univers qui se seraient dévelop­pés en par­al­lèle si des élé­ments extérieurs n’avaient pas provo­qué une ren­con­tre. Comme celle d’Adriana, une jeune Roumaine au passé aus­si rugueux que l’attitude qu’elle affiche, et Nina Jung, une psy­cho­logue con­fort­able­ment instal­lée aux agace­ments mul­ti­ples. Tout, pra­tique­ment, éloigne les deux femmes : leurs racines, leur édu­ca­tion, leur statut social et mar­i­tal, leur inscrip­tion au monde. Une faille aiguë les rassem­ble toute­fois : leur mater­nité con­trar­iée. Con­tin­uer la lec­ture