
Les éclats du Graal
Auteur : Michel Cornélis
Maison d’édition : F deville
Collection : Oeuvres au rouge
Année d’édition : 2026
Nombre de pages : 428
Prix : 25 €
Livre numérique : /
EAN : 9782875992185
Cologne, 1163. La foule se presse sur la place où l’on a préparé un bûcher dans lequel des hérétiques sont précipités. Sybille, une jeune femme qui y était destinée, en est extraite de justesse par Tristan, son amoureux, alors que ses vêtements et sa chevelure rousse sont déjà la proie des flammes. Telle est la scène qui ouvre ce roman historique ambitieux inspiré d’événements réels autour desquels Michel Cornélis a bâti une intrigue palpitante. Retour sur les faits : la famille de tisserands jugée et condamnée au bûcher pour hérésie a embrassé la foi des amis de Dieu, des Chrétiens qui prônent une foi libérée des dogmes et de l’emprise papale que les autorités religieuses et politiques ont décidé de combattre sans pitié. C’est pourquoi elles sont résolues à remettre la main coute que coute sur la jeune femme pour lui faire subir le sort qui lui était destiné. C’est l’histoire de cette traque sans relâche qui trace la ligne de tension du récit. Continuer la lecture







Comme chaque année, Jérôme se rend à l’assemblée générale de la copropriété de son immeuble. Et comme chaque année, il aurait préféré rester au chaud chez lui, à dévorer un livre – il est critique littéraire – plutôt que de subir les rancœurs, récriminations, sarcasmes et coups bas de certains copropriétaires. Cet exercice est hélas obligatoire. Et sans mentir, d’un profond ennui survient un certain amusement dû à quelques énergumènes toujours très remontés. Jérôme salue et discute avec quelques sympathiques voisins : Youssef, l’un des membres du conseil de copropriété qui se coupe toujours en quatre pour les autres et sait tout sur tout le monde ; Lise et Paul, un couple dont la femme ne le laisse pas indifférent ; un nouveau propriétaire qui lui tient la jambe… Les plus pénibles de l’assemblée se placent au premier rang, mais il manque leur roi, Marius Van Eyck, un solitaire qui en a poussé plus d’un à bout, locataires comme propriétaires. Où est-il ? Cette absence est étrange et ne lui ressemble pas. Deux voisines, Mélanie Leclerc et Vinciane Merveille, s’en inquiètent. Il ne raterait ce rendez-vous annuel pour rien au monde. Que lui est-il arrivé ? Qu’importe, la séance est ouverte. Et malgré l’absence de Van Eyck, les débats s’enchaînent, au grand dam du narrateur.
Fidèle désormais aux éditions fDeville puisque ce Vert atlantique constitue le troisième livre qu’il publie chez l’éditeur bruxellois, Marc Meganck, une nouvelle fois, nous surprend par sa capacité à nous entraîner, dès les premières pages, dans son sillage. L’aisance dans l’écriture, la structuration fluide du récit, la manière qu’il a de croquer en quelques coups de plume, un personnage, une situation et l’époque font de ce roman, qui se déroule dans un futur proche, un livre que l’on ne quitte pas. Indécrottable citadin, passionné par l’urbanisme et l’architecture, historien de formation, l’auteur nous emmène sur les traces d’Alex Larsen. Petit fonctionnaire d’un sombre département du ministère, il est notamment en charge du dépouillement de dossiers émanant des Assemblées de Vérification de Constructibilité dont l’acronyme, « A.V.C. », suffit à lui seul à résumer le désabusement dans lequel le plonge sa situation. 



