Archives par étiquette : Jan Baetens

Vers le « surlivre »

Baetens Qu’est-ce qu’un beau livre

Qu’est-ce qu’un beau livre ?
Pour une bibliophilie populaire

Auteur : Jan Baetens

Mai­son d’édition : Press­es uni­ver­si­taires de Liège

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 228

Prix : 23 €

Livre numérique : /

ISBN : 978–2‑87562–510‑6

Voici un essai qui, à plus d’un égard, ne man­quera pas de sur­pren­dre, voire de déranger. Les mots « beau livre » et « bib­lio­philie » sem­blent annon­cer une réflex­ion sur l’amour des édi­tions orig­i­nales, des tirages réduits, des reli­ures soignées, des illus­tra­tions artis­tiques ou encore des dédi­caces d’auteur. Certes, l’épithète « pop­u­laire » voudrait infléchir le car­ac­tère éli­tiste de cet engoue­ment, mais en l’occurrence elle parait plutôt con­tra­dic­toire. Quant à l’expression ambigüe « beau livre », elle peut vis­er aus­si bien l’aspect visuel que la qual­ité lit­téraire. Bref, asso­ciant une ques­tion et une inten­tion, le titre de Jan Baetens n’affirme rien, ne promet rien : il se con­tente d’amorcer une recherche. Para­doxe sup­plé­men­taire, le vol­ume est édité par des Press­es Uni­ver­si­taires, ce qui sug­gère une œuvre savante, solide­ment char­p­en­tée, exempte de fan­taisie et de sub­jec­tiv­ité… Com­ment manœu­vr­er devant cet entrelacs de pièges et de défis ? Con­tin­uer la lec­ture

La poésie n’est pas affaire de scaphandriers

Un coup de cœur du Car­net

Jan BAETENS, Bul­letin du Tour­ing Club, Herbe qui trem­ble, coll. « D’autre part », 2026, 118 p., 17 €, ISBN : 2488229036

Baetens-Bulletin-du-Touring-ClubJan Baetens, pro­fesseur émérite de la KU Leu­ven, cri­tique, spé­cial­iste d’Hergé, du roman-pho­to ain­si que des rela­tions entre texte et image, a pub­lié à ce jour près d’une trentaine de recueils de poèmes chez divers édi­teurs. De langue mater­nelle fla­mande mais d’expression française, ce poète trop dis­cret, qui se tient loin des scènes et des céna­cles, fut lau­réat en 2007 du prix tri­en­nal de poésie de la Com­mu­nauté française de Bel­gique. Con­tin­uer la lec­ture

Rentrée d’hiver 2026 : en route vers la Foire du livre

RL hiver 2026 visu

« Ren­trée lit­téraire » désigne tra­di­tion­nelle­ment la péri­ode d’effervescence édi­to­ri­ale qui s’étend de fin aout à début novem­bre. C’est à ce moment que parais­sent les livres en lesquels les maisons d’édition (parisi­ennes) voient de pos­si­bles can­di­dats aux Goncourt, Renau­dot et autre Fem­i­na. Depuis plusieurs années, toute­fois, le cal­en­dri­er édi­to­r­i­al con­nait un autre temps fort, en jan­vi­er-févri­er. Les sor­ties sont nom­breuses et les livres qui parais­sent à ce moment-là sont aus­si de ceux sur lesquels les édi­teurs mis­ent par­ti­c­ulière­ment. On par­le donc désor­mais aus­si d’une ren­trée lit­téraire d’hiver. Con­tin­uer la lec­ture

Des mots derrière la pellicule

Jan BAETENS, Hiv­er à Rome, Tétras Lyre, 2025, 62 p., 16 €, ISBN : 9782930685731

Dans son dernier recueil, Hiv­er à Rome, pub­lié aux édi­tions Tétras Lyre, Jan Baetens pro­pose au lecteur une quar­an­taine de textes courts (dix lignes, jamais une de plus, jamais une de moins) et poé­tiques écrits – comme l’indiquent la qua­trième de cou­ver­ture et le préam­bule – devant des pho­togra­phies archéologiques issues de l’Academia bel­gi­ca à Rome. Les clichés se décou­vrent avec plaisir à la fin de l’ouvrage. Con­tin­uer la lec­ture

Des images, des mots, et vice-versa

Yves NAMUR (sous la direc­tion de), Lit­téra­ture et Pho­togra­phie. Académie royale de langue et de lit­téra­ture française de Bel­gique, 2025, 128 p., 16 €, ISBN : 978–2‑8032–0088‑7

collectif litterature et photographieImman­quable dès le pre­mier abord : la diver­sité même de cet ouvrage où dix auteurs/autrices s’intéressent aux rela­tions entretenues avec la pho­togra­phie par une série d’autres l’ayant, depuis le début des années 1980, pra­tiquée, ou observée, ou com­men­tée, ou mise en retrait. Ce petit livre réu­nit les inter­ven­tions pronon­cées en novem­bre 2024, lors d’un col­loque organ­isé à Brux­elles par l’Académie royale de langue et de lit­téra­ture française. Dix inter­ven­tions : celles de Jan Baetens, Danielle Bajomée, Muriel Claude, Luc Del­lisse, Hélène Gian­nec­chi­ni, Philippe Lekeuche, Yves Namur et Mar­tine Renouprez. Autant dire qu’il en ressort des approches sig­ni­fica­tive­ment dif­férentes sur la thé­ma­tique abor­dée, témoignant de l’impact incroy­able­ment fécond qu’a procuré l’image pho­tographique depuis son inven­tion par Niépce, vers 1825, et ce qu’il en advint par la suite. Impos­si­ble ici de ren­dre compte en détail des apports par­ti­c­uliers de ces dix chapitres en noir et blanc. Mais à tra­vers ces pages vien­nent s’inscrire des élé­ments qui, dans leur dis­par­ité, sem­blent autant de pointeaux mar­quants au sein du ter­ri­toire délim­ité. Con­tin­uer la lec­ture

Parcours translingues 3 : Jan Baetens

parcours translingues baetens

On les appelle translingues, ces auteurs et autri­ces qui édi­fient leur œuvre lit­téraire dans une langue sec­onde. Sorte de prouesse, pra­tique sin­gulière (mais finale­ment assez répan­due dans la lit­téra­ture mon­di­ale), objet d’étude, le translin­guisme inter­roge nos cer­ti­tudes lit­téraires et lin­guis­tiques.

Le Car­net et les Instants n°222 (jan­vi­er 2025) con­tient un dossier sur le translin­guisme dans la lit­téra­ture belge. Nous vous pro­posons à présent de mieux décou­vrir les par­cours de quelques autri­ces et auteurs qui y sont men­tion­nés.

Lire aus­si : Une langue à soi : par­cours translingues (Le Car­net et les Instants n°222)

Aujourd’hui : ren­con­tre avec Jan Baetens. Con­tin­uer la lec­ture

Une langue à soi : parcours translingues

visuel parcours translingues

On les appelle translingues, ces auteurs et autri­ces qui édi­fient leur œuvre lit­téraire dans une langue sec­onde. Sorte de prouesse, pra­tique sin­gulière (mais finale­ment assez répan­due dans la lit­téra­ture mon­di­ale), objet d’étude, le translin­guisme inter­roge nos cer­ti­tudes lit­téraires et lin­guis­tiques. Con­tin­uer la lec­ture

Le Top 2024 de Frédéric Saenen

Le Car­net et les Instants revis­ite l’année lit­téraire 2024 avec le Top 3 de ses chroniqueurs et chroniqueuses. Aujourd’hui : la sélec­tion de Frédéric Sae­nen. Con­tin­uer la lec­ture

Entre tout et rien, la collection…

Un coup de cœur du Car­net

Jan BAETENS, Un monde à col­lec­tion­ner, Herbe qui trem­ble, coll. « D’autre part », 2024, 216 p., 18 €, ISBN : 978–2‑491462–77‑2

baetens un monde a collectionnerUne fois n’est pas cou­tume, com­mençons par l’excipit : « Les col­lec­tions, comme le monde, sont faites pour aboutir à des livres ». Ce n’est pas spoil­er Un monde à col­lec­tion­ner, le dernier essai de Jan Baetens, que d’en citer d’emblée la con­clu­sion ; c’est au con­traire annon­cer que la promesse sug­gérée par sa cou­ver­ture et son titre est par­faite­ment tenue. Con­tin­uer la lec­ture

Effet-miroir

Un coup de cœur du Car­net

Jan BAETENS et Marie-Françoise PLISSART, Mon jardin des plantes : poèmes et pho­togra­phies, Impres­sions nou­velles, 2024, 136 p., 18 € / ePub : 7,99 €, ISBN :978–2‑39070–145‑3

baetens plissart mon jardin des plantesJan Baetens (1957) est l’auteur de vingt recueils de poésie, dont récem­ment Après, depuis (2021, prix Mau­rice Carême de poésie 2023) et Tant et tant (2022). Styles et thèmes de ses livres vari­ent mais leur point de départ est tou­jours le même : la vie quo­ti­di­enne repen­sée par l’art et la lit­téra­ture. Auteur de nom­breuses études sur les rap­ports entre textes et images, dont Le roman-pho­to (avec Clé­men­tine Mélois) ou Adap­ta­tion et bande dess­inée : éloge de la fidél­ité, dans son essai Illus­tr­er Proust, il présen­tait et dis­cu­tait les répons­es suc­ces­sives don­nées depuis plus d’un siè­cle par les artistes et leurs édi­teurs au désir et à la dif­fi­culté d’illustrer Proust. Il a pub­lié le remix d’une col­lec­tion privée de ciné-romans-pho­tos, Une fille comme toi (2020) et un essai con­tre l’oralisation de la poésie : À voix haute. Poésie et lec­ture publique (2016). Marie-Françoise Plis­sart (1954) est l’une des fig­ures majeures de la pho­togra­phie belge. Comme Baetens, elle s’est intéressée très tôt aux rap­ports entre un texte et une image, réal­isant avec Benoît Peeters le livre Cor­re­spon­dance (Yel­low Now, 1981), début d’une bib­li­ogra­phie abon­dante. Pho­tographe free-lance depuis 1987, elle a réal­isé de nom­breux travaux dans de mul­ti­ples domaines tels que l’architecture, le théâtre, le por­trait et l’illustration. Ses pho­togra­phies ont été notam­ment exposées à Brux­elles, Liège, Paris, Genève, Ams­ter­dam, La Haye, Rot­ter­dam, Berlin et Vienne. Elle est aus­si une vidéaste cap­tivée par l’exploration du tis­su urbain et par ses trans­for­ma­tions. Con­tin­uer la lec­ture

La rentrée littéraire 2024, avec sobriété

Rentrée littéraire 2024

Pour la plu­part d’entre nous, le début des vacances est aus­si immi­nent qu’attendu. Évo­quer en ce moment la ren­trée, fût-elle lit­téraire, a donc for­cé­ment quelque chose d’incongru. Pour­tant, les maisons d’édition ont générale­ment déjà bouclé leur pro­gramme autom­nal et plusieurs d’entre elles l’ont présen­té aux libraires, voire aux médias. Comme tou­jours, les autri­ces et auteurs belges seront nom­breux à dévoil­er leur nou­veau livre cet automne. Le point sur leurs sor­ties annon­cées au deux­ième semes­tre.

Mais d’abord quelques con­stats. À part les édi­tions M.E.O., Weyrich et Les impres­sions nou­velles, dont cer­tains romans parais­sent dès la fin août, les maisons d’édition belges ne se calquent pas sur le cal­en­dri­er de la ren­trée lit­téraire française : la plu­part de leurs pub­li­ca­tions sont prévues plus tard dans la sai­son. Ce décalage peut s’expliquer par une volon­té de ne pas se plac­er en con­cur­rence, for­cé­ment déséquili­brée, avec des sor­ties hexag­o­nales accom­pa­g­nées de moyens pro­mo­tion­nels sans com­mune mesure. Il reflète aus­si une logique autre : plusieurs maisons d’édition inter­rogées pour pré­par­er cet arti­cle nous ont expliqué pro­gram­mer leurs paru­tions en fonc­tion non de la ren­trée lit­téraire, mais des événe­ments plus por­teurs pour elles, tels que le Marché de la poésie, le fiEs­ti­val ou encore le Poet­ik Bazar. Con­tin­uer la lec­ture

Jan Baetens remporte le prix Maurice Carême 2023

Jan Baetens

Jan Baetens, lau­réat du prix Mau­rice Carême

Le prix Mau­rice Carême de poésie 2023 a son lau­réat. Jan Baetens a été hon­oré lors d’une céré­monie qui s’est tenue à Wavre.  Con­tin­uer la lec­ture

La ville porte ses fruits (littéraires)

Jan BAETENS, Cahiers de Grenade (Retrait au noir), Tétras Lyre, 2023, 14 €, ISBN : 978–2‑930685–70‑0

baetens cahiers de grenade« Il me faut un lieu pour écrire
Deux coudes sur la table pour rire
Un moment pour tout bien peser
Le bon­heur de ne rien pro­scrire
L’inspiration à boire corsée 
»

Après ses récentes Vacances romaines (pub­liées aux Impres­sions Nou­velles), le poète et cri­tique Jan Baetens s’est retiré à Grenade. Il en livre ses obser­va­tions dans son nou­v­el opus, Cahiers de Grenade, sous-titré Retrait au noir et pub­lié aux édi­tions Tétras Lyre. Mât­iné de sen­si­bil­ité, de finesse et d’humour, ce recueil nous invite à dépass­er les clichés et le point de vue touris­tique sur la ville espag­nole (comme sur n’importe quelle ville, par ailleurs) en for­mu­lant l’idée que « l’essence d’une ville n’est pas d’être, mais de faire signe ». Alors, quels signes lui adresse Grenade ? Con­tin­uer la lec­ture

« Cette ville, la ville, toutes les villes »

Jan BAETENS, Vacances romaines, Impres­sions nou­velles, 2023, 104 p., 12 € / ePub : 6,99 €, ISBN : 9782390700531
Jan BAETENS, Chang­er de sens, Herbe qui trem­ble, 2023, 66 p., 12 €, ISBN : 9782491462581

baetens vacances romaines« Écrire sur » une ville relève du défi, même si on y a fait plusieurs séjours, même si on peut pré­ten­dre la con­naître comme sa poche. Dans les let­tres belges, on sait depuis Bruges-la-morte qu’un paysage urbain n’est jamais que la pro­jec­tion de notre sen­si­bil­ité du moment, des bifur­ca­tions de notre pro­pre exis­tence et des réminis­cences asso­ciées à cer­tains vis­ages croisés, au déjà-vu de cer­tains recoins… Tem­po di Roma d’Alexis Curvers ajoutait au sym­bol­isme de Georges Roden­bach une dimen­sion pal­pi­tante et pas­sion­nelle dont l’expression restera iné­galée, puisque sa Rome demeur­era, éter­nelle­ment, celle des années 1950. Con­tin­uer la lec­ture

Rentrée littéraire 2023 : abondance et diversité

rentrée littéraire 2023

Le rit­uel est con­nu : chaque année en juin, les maisons d’édition dévoilent le pro­gramme de leur ren­trée lit­téraire. Et lec­tri­ces et lecteurs de par­tir en vacances avec la cer­ti­tude de trou­ver en librairie, dès la mi-août, pléthore de nou­veaux livres qui adouciront à n’en point douter le retour à la vie pro­fes­sion­nelle.

Cette année encore, auteurs et autri­ces belges seront nom­breux à par­ticiper à ce temps fort de l’année édi­to­ri­ale. La ren­trée lit­téraire est tra­di­tion­nelle­ment asso­ciée au roman. Il ne sera pas, loin s’en faut, le seul genre à faire l’actualité cet automne, mais il en sera cer­taine­ment l’un des points névral­giques. Tour d’horizon des sor­ties annon­cées. Con­tin­uer la lec­ture

Les prix littéraires de l’Académie

le palais des académies

Le palais des Académies © Arllfb

L’A­cadémie royale de langue et de lit­téra­ture français­es de Bel­gique (Arllfb) a décerné ses prix lit­téraires 2022. Huit prix ont été décernés, cou­vrant dif­férents gen­res lit­téraires.

Con­tin­uer la lec­ture