Archives par étiquette : Werner Lambersy

Un prix pour Werner Lambersy

lambersyLe Prix « Gauchez-Philippot » a été attribué à Werner Lambersy pour son recueil de poèmes La Chute de la grande roue (Castor Astral, 2017). Né à Anvers en 1941, Werner Lambersy a grandi dans un milieu néerlandophone, mais a choisi d’écrire en français. Il vit aujourd’hui à Paris. Il est l’auteur d’une œuvre abondante, essentiellement poétique, couronnée par de nombreux prix, dont le Prix triennal de poésie 1981 (pour Maîtres et maisons de thé), le Prix Mallarmé 2015 (pour La perte du temps) ou encore le Prix Théophile Gautier de l’Académie française, Médaille de bronze, en 2016 (toujours pour La perte du temps).

 

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Le chant ininterrompu de Werner

Werner LAMBERSY, dessins de Laurence Skivée, Ball-trap, suivi de Je me suis fait un non, L’âne qui butine, 2017, 106 p., 22 €, ISBN : 978-2-919712-14-4 ; Hommage à Calder, Ed. Rhubarbe, 2017, 81 p., 8€, ISBN : 978-2-374750-16-3 ; Ici l’ombre (journal de résistance), Cygne, 2017, 50 p., 10€, ISBN : 978-2-84924-486-9

lambersy hommage a calderOn pourrait dire de Werner Lambersy que c’est un polygraphe et ce serait extrêmement réducteur. Ajouter peut-être qu’il est virtuose mais ça ne suffirait pas encore. Aussi à l’aise dans la forme courte, le haïku, l’aphorisme, que dans le poème long, Werner nous surprend à chaque nouvelle publication. Car c’est bien à l’ensemble d’une œuvre importante et protéiforme qu’il convient de rattacher ces recueils qui paraissent simultanément. Il n’est donc pas étonnant de trouver parmi les trois phrases d’exergue qui ouvrent son Hommage à Calder, celle de l’écrivain portugais Antonio Lobo Antunes : « Il faut sans cesse trouver une autre façon d’écrire pour exprimer ce qu’on veut vraiment dire ». Ce à quoi s’attelle Werner dans une œuvre où chaque nouvel opus vient consolider encore un peu plus l’édifice dont l’une des premières pierres fut posée avec Maîtres et maisons de thé dès 1979. Continuer la lecture

Où, tout à coup, l’on comprend qu’on pourrait prendre plaisir à danser librement sur la Terre

Un coup de coeur du Carnet

Werner LAMBERSY, Sommet d’où jeter son pinceau, avec un frontispice de Brigitte Dusserre-Bresson, Taillis Pré, 2016, 150 p., 15 €, ISBN : 978-2-87450-109-8

lambersy.gifAutant le dire tout de suite : j’aime Werner Lambersy, le poète Werner Lambersy. J’aime le fait qu’il joue franco. Cartes sur table. J’aime la limpidité de ses recueils. La limpidité de chacun de ses « projets », comme on dit. Sommet d’où jeter son pinceau n’échappe pas à cette règle. Tant mieux pour nous, dirais-je. Continuer la lecture

Académie française : des Belges primés

stromaeL’Académie française a remis le 23 juin ses différents prix, qui couvrent les différents genres littéraires, mais aussi le cinéma et la chanson. Ils sont divisés en deux grandes catégories : les « Grands Prix », pour lesquels seuls les Académiciens proposent les candidatures, et les « Prix de fondations », pour lesquels auteurs et éditeurs peuvent proposer leurs ouvrages. Plusieurs Belges figurent parmi les lauréats. Continuer la lecture

Iconostase d’Anvers

Werner LAMBERSY, Anvers ou les Anges pervers, Bruxelles, Les Impressions nouvelles, coll. « Espace Nord », 2015.

Anvers ou les anges pervers | Espace NordDepuis ses débuts en 1967, Werner Lambersy a publié une septantaine de livres et recueils. Cette année 2015 aura été féconde pour le poète ‘francophone de Flandre’: pas moins de 6 publications, et parmi celles-ci La Perte du temps (Le Castor Astral) qui vient de recevoir, en ce mois de novembre, le prestigieux Prix Mallarmé. Presque au même moment, les éditions Espace Nord rééditent Anvers ou les Anges pervers. Un récit poétique quelque peu atypique dans l’œuvre importante de Lambersy, publié en 1994 aux Éperonniers et honoré du Prix Auguste Michot de l’ARLLFB l’année suivante. Continuer la lecture

Soirée Escaut à Bruxelles

À l’occasion de l’acquisition par le Musée de la Ville de Bruxelles d’un dessin allégorique de l’Escaut datant du XVIIIe siècle et de la publication du recueil Escaut! Salut de Werner Lambersy, le Musée et Opium éditions s’associent pour une soirée d’hommage au fleuve et à son imaginaire.  Continuer la lecture

Salut à toi, le Scaldien !

Un coup de coeur du Carnet

Werner LAMBERSY, Escaut ! Salut. Suite zwanzique et folkloresque, textes traduits par Guy Commerman, Opium éditions, 130 p., 20 €

Une ode à un fleuve ? L’entreprise apparaît d’emblée surannée, à une époque où le Poète, définitivement doublé par le virtuel, n’est plus censé se faire ni Mage ni Voyant. Werner Lambersy, lui, a décidé de ne pas déchanter, en nous offrant cette « suite zwanzique et folkloresque » que constitue Escaut ! Salut. Continuer la lecture