Archives par étiquette : Tuyêt-Nga Nguyên

Plus fort que tout

Tuyêt-Nga NGUYEN, Soie et métal, Academia, 2019, 306 p., 20 € / ePub : 14.99 €, ISBN : 978-2-8061-0481-6

Le sentiment d’abandon parental chez un enfant laisse souvent une blessure profonde, indélébile. Quand Clara, âgée de 16 ans, voit sa mère quitter le domicile familial, elle décide de la rayer de sa vie. Lorsqu’elle reçoit huit ans plus tard un colis avec diverses informations sur celle qu’elle a reniée, elle pense d’abord à renvoyer l’enveloppe à l’expéditeur sans prendre connaissance de son contenu. Mais elle doit tôt admettre que le mal est fait : la plaie de la perte est rouverte et son regard aimanté par l’enveloppe qu’elle tarde à aller déposer. Elle commence par lire la lettre qui accompagne divers documents, puis ne résiste pas à prendre connaissance de tout son contenu. En écho à cette question qui résonne : Les incendies des âmes s’éteignent-ils toujours, à l’image de ceux des forêts ? Continuer la lecture

Love boat

Tuyêt-Nga NGUYÊN, Les mots d’amour, je les aime tant, Renaissance du Livre, 2018, 240 p., 18,90€ / ePub : 11.99 €, ISBN : 9782507055769

nguyen_les mots d amour je les aime tantC’est l’histoire d’une femme heureuse. Cette femme (belle, épanouie, fleur bleue) nage dans une satisfaction conjugale sans remous depuis plus de deux décennies. Ses jours s’écoulent, sereinement, et s’organisent autour du bien-être de son mari (charmant, intelligent, juste un peu trop aventureux en affaires) et de ses trois adolescents (vifs, équilibrés, en parfaite santé). Sur la carte postale, il y a la grande maison, le quartier résidentiel, le chien fidèle, les amis nombreux, le travail à temps partiel, le golf et les vacances. Tout est à sa place. L’union des cultures et des sensibilités différentes est évidente de réussite, et se nourrit notamment de petits rituels, comme celui de rester pendant quelques minutes à table, à deux, une fois le repas terminé et les garçons occupés, juste à savourer le moment présent… Cette femme était heureuse, jusqu’à ce qu’elle apprenne qu’elle, oie confite de bonheur, est en fait le dindon de la farce. Car, un soir, son mari lui assène un cruel aveu : il y a une autre femme, et un autre enfant, et donc une autre famille. Continuer la lecture