Archives par étiquette : Elke de Rijcke

Elke de Rijcke ou l’art de vivre un jour qui vaut un jour

Un coup de cœur du Car­net

Elke de Rijcke Paradisiaca Un Lake-Opera

Paradisiaca. Un Lac-Opéra

Autrice : Elke de Rijcke

Mai­son d’édition : MF

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 128

Prix : 10 €

Livre numérique : /

EAN : 9782378041076

Lire Par­a­disi­a­ca, le dernier livre en date d’Elke de Rijcke, c’est plonger dans un voy­age sen­si­ble la menant de Brux­elles à Bodan, au bord d’un lac, celui de Con­stance. Voy­age métic­uleuse­ment dense, gorgé de sen­sa­tions et d’inventions lan­gag­ières. De for­mules qui font mouche. Impactent notre lec­ture. Touchent nos cœurs et nos cordes sen­si­bles. Voy­age apaisant. Ren­con­tre apaisante avec le lac et ses berges. Avec ses ciels aus­si. Ses lumières. Ren­con­tre apaisante avec l’une des beautés du monde. Parce que, oui, il existe des beautés dans le monde. Les dire, les couch­er sur papi­er, les don­ner à sen­tir dans des poèmes splen­dide­ment can­dides, faisant comme si l’angoisse et les ter­reurs qui nous sai­sis­sent devant l’enfer que ça peut être, des fois, de vivre ici, dans l’ici-bas, n’existaient pas ou ne fai­saient que peu le poids devant la joie intérieure, l’émerveillement que l’on ressent, comme Elke de Rijcke, à fendre l’air en voiture, à pal­piter en rai­son d’un ciel radieux, à n’avoir d’yeux que pour le bel élan et ce qui nous le pro­cure : les fric­tions avec le ciel (soleil, nuages et petite lune), les doigts de l’amoureux, sa présence joyeuse à nos côtés, etc. Con­tin­uer la lec­ture

Parcours translingues 2 : Elke de Rijcke

parcours translingues de rijcke

On les appelle translingues, ces auteurs et autri­ces qui édi­fient leur œuvre lit­téraire dans une langue sec­onde. Sorte de prouesse, pra­tique sin­gulière (mais finale­ment assez répan­due dans la lit­téra­ture mon­di­ale), objet d’étude, le translin­guisme inter­roge nos cer­ti­tudes lit­téraires et lin­guis­tiques.

Le Car­net et les Instants n°222 (jan­vi­er 2025) con­tient un dossier sur le translin­guisme dans la lit­téra­ture belge. Nous vous pro­posons à présent de mieux décou­vrir les par­cours de quelques autri­ces et auteurs qui y sont men­tion­nés.

Lire aus­si : Une langue à soi : par­cours translingues (Le Car­net et les Instants n°222)

Aujourd’hui : ren­con­tre avec Elke de Rijcke. Con­tin­uer la lec­ture

Une langue à soi : parcours translingues

visuel parcours translingues

On les appelle translingues, ces auteurs et autri­ces qui édi­fient leur œuvre lit­téraire dans une langue sec­onde. Sorte de prouesse, pra­tique sin­gulière (mais finale­ment assez répan­due dans la lit­téra­ture mon­di­ale), objet d’étude, le translin­guisme inter­roge nos cer­ti­tudes lit­téraires et lin­guis­tiques. Con­tin­uer la lec­ture

E comme Elke

Elke DE RIJCKE, Et puis, soudain, il car­il­lonne, Lan­sk­ine, 2023, 240 p., 12 €, ISBN : 9782359631050

dans les trous de l’eau, du ciel ou de la terre
des érup­tions sem­blables

de rijcke et puis soudain il carillonneLa bib­li­ogra­phie poé­tique d’Elke de Rijcke s’étend, à ce jour, de 2005 à 2021, péri­ode jalon­née par la pub­li­ca­tion de cinq pro­jets à un rythme choisi. Ce cor­pus fait aujourd’hui l’objet d’une rétro­spec­tive sous forme con­den­sée, sous-titrée Select­ed et parue en un vol­ume de poche aux édi­tions Lan­sK­ine. Con­tin­uer la lec­ture

Rentrée littéraire 2023 : abondance et diversité

rentrée littéraire 2023

Le rit­uel est con­nu : chaque année en juin, les maisons d’édition dévoilent le pro­gramme de leur ren­trée lit­téraire. Et lec­tri­ces et lecteurs de par­tir en vacances avec la cer­ti­tude de trou­ver en librairie, dès la mi-août, pléthore de nou­veaux livres qui adouciront à n’en point douter le retour à la vie pro­fes­sion­nelle.

Cette année encore, auteurs et autri­ces belges seront nom­breux à par­ticiper à ce temps fort de l’année édi­to­ri­ale. La ren­trée lit­téraire est tra­di­tion­nelle­ment asso­ciée au roman. Il ne sera pas, loin s’en faut, le seul genre à faire l’actualité cet automne, mais il en sera cer­taine­ment l’un des points névral­giques. Tour d’horizon des sor­ties annon­cées. Con­tin­uer la lec­ture

Elke de Rijcke. Les flexions vitales du poème

Elke DE RIJCKE, Juin sur avril, Lan­sK­ine, 2021, 176 p., 18 €, ISBN : 9782359630626

de rijcke juin sur avril couverturePoétesse, écrivaine, tra­duc­trice, pro­fesseure aux Écoles supérieures d’art Saint-Luc et l’ERG, Elke de Rijcke investit l’espace poé­tique avec, dans une main, la clé des songes, dans l’autre, l’art des con­nex­ions entre écri­t­ure, arts et sci­ences. Juin sur avril est bâti selon un dis­posi­tif auda­cieux qui génère de la pen­sée et du poé­ma­tique à par­tir d’une mise à l’épreuve d’une mul­ti­plic­ité d’œuvres : la sculp­ture The Flux and the Pud­dle de David Alt­mejd qui com­pose la basse con­tin­ue du recueil, des inven­tions lit­téraires de Ray­mond Rous­sel dans Impres­sions d’Afrique, des créa­tions de Rodin, Camille Claudel, Kup­ka, Sarah Sze, des œuvres musi­cales, les travaux en neu­ro­sciences de Dama­sio… La forge poé­tique d’Elke de Rijcke repose sur l’expérimentation de ten­sions, d’états physiques et psy­chiques qui se don­nent une par­ti­tion poé­tique afin de se penser, de retrac­er leur genèse. Con­tin­uer la lec­ture

Un précipité du corps avant l’été

Elke DE RIJCKE, Juin sur avril (extrait), Juni over april (frag­ment), éd. bib­lio­phile bilingue, Druk­sel, 2017, 48 p., 20 €

de rijcke juin sur avrilLe corps est au cœur de la poésie d’Elke De Rijcke. En quar­an­taine[1], lacéré ou jouis­sant, le corps essuie les coups portés par les échouages suc­ces­sifs. Mais il se relève tou­jours, réap­prend les gestes quo­ti­di­ens même si la réadap­ta­tion peut être lente. Ce dernier recueil sous forme d’édition bib­lio­philique bilingue est un frag­ment. Bribes d’un tra­vail en mou­ve­ment plus large que l’auteur entre­prend comme on prendrait le large, vers des con­trées incon­nues, insoupçon­nées. Les ter­mes médi­caux, pré­cis qui jalon­nent le texte ajoutent au sen­ti­ment d’intimité qui se tisse entre le lecteur et la page, peau que l’on caresse et pénètre par­fois. Celle de l’amant vain­cu ou fuyant, celle morcelée du malade en sur­sis : Con­tin­uer la lec­ture