Archives par étiquette : Werner Lambersy

De la poésie pour réenchanter la vie

Un coup de coeur du Carnet
Michel ZUMKIR

siriSi vous voulez goûter toute l’originalité et la saveur de cette antholo­gie de la poésie fran­coph­o­ne, n’hésitez pas à sauter son intro­duc­tion jour­nal­is­tique par trop fran­co-française. Vous pour­riez vous décourager, rebrouss­er chemin et rater les routes buis­son­nières qu’emprunte le vol­ume. Un vol­ume con­vivial comme un fes­tin où se parta­gent le vin, le pain, l’amour de la vie, le com­bat con­tre les injus­tices et la poésie. Où chacun.e des invités.e.s est introduit.e et entretenu.e par l’hôtesse de la soirée, la jour­nal­iste et écrivaine, Françoise Siri, avant qu’il/elle offre à la dégus­ta­tion quelques textes de sa com­po­si­tion. Con­tin­uer la lec­ture →

Lambersy : la poésie comme coup de sonde

Wern­er LAMBERSY, Dernières nou­velles d’Ulysse. Avis de recherche, pré­face d’Hubert Had­dad, Pein­tures d’Anne-Marie Vesco, Édi­tions Rougi­er V., 108 p., 18 €

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Hubert Had­dad le déclare dès l’entame de sa pré­face : « La poésie au fond ne s’éclaire que de ses pro­pres inter­ro­ga­tions et tout com­men­taire se trompe fatale­ment d’objet. »

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Mystique et athée

Un coup de coeur du Carnet

Jean Claude BOLOGNE, Une mys­tique sans Dieu, Paris, Albin Michel, 2015, 327 p., 20,90 €/ ePub : 14.99 €   ISBN : 978–2226258519

bologne_cottonIl y a quar­ante ans, Jean Claude Bologne a vécu durant quelques instants « une expéri­ence ful­gu­rante de l’absolu ». Quelques instants qui ont mar­qué et trans­for­mé toute sa vie. En 1995, il a con­sacré à cette expéri­ence mys­tique, exempte de toute référence à Dieu, un pre­mier essai qu’il con­sid­érait comme une délivrance, pen­sant n’avoir plus à revenir publique­ment sur le sujet. N’empêche, alors que le temps a passé « sans rien chang­er à la bru­tal­ité de la mémoire », il s’est résolu, poussé par « les con­fi­dences que le livre a sus­citées » et par « les réflex­ions qui l’ont pro­longé » à témoign­er « avec moins de lyrisme et de can­deur » de « l’instant où le monde a bas­culé » et de la fac­ulté de sur­vivre « à l’immense désar­roi de ne plus le con­naître ». En pré­cisant aus­si que cet instant, « on ne peut que le vivre » sans qu’on puisse le provo­quer ou le renou­vel­er volon­taire­ment, sa mar­que étant du reste indélé­bile. Quant au car­ac­tère « inef­fa­ble » de l’événement, il implique, par déf­i­ni­tion, que son abord oblige à des détours par les approx­i­ma­tions de ce qui peut être exprimé. Con­tin­uer la lec­ture →