Archives par étiquette : réécriture

Interdiction ou obligation ?

Un coup de cœur du Car­net

Betz le petit chaperon rouge

Le Petit Chaperon Rouge suivi de Atti

Autrice : Sofia Betz

Mai­son d’édi­tion : Les oiseaux de nuit

Année d’édition : 2026

Nom­bre de pages : 94

Prix : 10 €

Livre numérique : /

EAN : 9782931101780

Sofia Betz nous pro­pose deux réc­its. Dans le pre­mier, elle revis­ite, avec humour et déri­sion, le célèbre con­te du Petit Chap­er­on Rouge. Le sec­ond texte, Atti, entraine le lecteur ou la lec­trice dans un tout autre univers : une petite fille part à la recherche de son père et de ses sou­venirs.

Le Petit Chap­er­on rouge est – comme son nom l’indique – petit. Et comme il est trop petit, tout lui est inter­dit. Il est blo­qué chez lui – ou chez elle, son genre est au choix – alors qu’il rêve de décou­vrir le monde… ou du moins la forêt à côté de chez lui. Le Loup, quant à lui, vit dans sa tanière où tout est per­mis. Il est même obligé de faire peur. Mais lui, il n’a pas envie de sor­tir dans la forêt toute som­bre – il a peur du noir, mais chut, c’est un secret – et préfér­erait rester bien au chaud chez lui. Dans leurs maisons respec­tives, on leur par­le de l’autre comme d’un enne­mi. Alors, for­cé­ment, ils se détes­tent alors qu’ils ne se sont jamais ren­con­trés. Pour­tant ils ont plein de choses en com­mun. Ils sont notam­ment nés le même jour. Con­tin­uer la lec­ture →

La stratégie du grignotage

Marc MENU, L’évangile par le menu, 2023, Cac­tus inébran­lable, coll. « Micro­cac­tus », 2023, 96 p., 10 €, ISBN : 978–2‑39049–091‑3

menu l'évangile par le menuDans ce dernier opus, L’évangile par le menu,  l’au­teur,  Marc Menu, joue avec délec­ta­tion de tous les clins d’œil qu’il peut lancer au lecteur dans le sou­venir de ses lec­tures de l’É­vangile où les échos de ce texte fon­da­teur sont mal­menés avec, dirons-nous, une cer­taine ami­tié des pro­tag­o­nistes. On recon­naît l’auteur au titre qui nous invite à ne pas pren­dre l’É­vangile à la carte mais à la déguster au menu. C’est en effet une forme de pochade que l’auteur nous délivre en un délire punk — rock’n roll des scènes bibliques. Con­tin­uer la lec­ture →

La forêt cocon

Daniela GINEVRO, Lisières. Con­tes de petites filles dans la forêt, Lans­man, 2023, 80 p., 12 €, ISBN : 9782807103917

ginevro lisieresDans Lisières, Daniela Ginevro revis­ite cinq con­tes pop­u­laires : Le petit chap­er­on rouge, Hansel et Gre­tel, Les chaus­sons rouges, Vas­silis­sa-la-très-belle et Boucle d’or. Ces célèbres his­toires met­tent en scène des petites filles des forêts à qui l’autrice dédi­cace son texte. Qui sont-elles ? Leurs noms nous sont fam­i­liers : le petit chap­er­on rouge, Gre­tel, la petite fille aux souliers rouges, Vas­silis­sa, Boucle d’or… Mais il y en a tant d’autres. Con­tin­uer la lec­ture →

Faire tomber les écailles

Lau­rent DE GRAEVE, Le mau­vais genre, post­face de Vin­cent Louis, Impres­sions nou­velles, coll. « Espace Nord », 2023, 260 p., 9 €, ISBN : 978–2‑87568–586‑5

de graeve le mauvais genrePrix Rossel 2000, Le mau­vais genre s’est vu offrir cette année une réédi­tion chez Espace Nord, rehaussée d’une post­face de Vin­cent Louis qui le con­fronte fine­ment à son insti­ga­teur, Pierre Choder­los de Lac­los et ses Liaisons dan­gereuses. La Mar­quise de Mer­teuil, qui était la rédac­trice d’une petite trentaine de let­tres dans l’œuvre épis­to­laire du 18e siè­cle, l’est ici d’un jour­nal en deux par­ties. « Le sang, le flegme, la bile et la mélan­col­ie » et « Les liaisons par­al­lèles » débouchent sur une seule let­tre finale numérotée CLXXV, comme la véri­ta­ble dernière let­tre des Liaisons dan­gereuses. Un point final en sup­plante un autre et la grandeur de cette réécri­t­ure queer se mesure. Con­tin­uer la lec­ture →

Papyrus – palimpseste

Eddy DEVOLDER et Aimé MPANE, Au-delà de la mort : le con­te du Naufragé, Esper­luète, 2021, 40 p., 12 €, ISBN : 9782359841442

devolder mpane au dela de la mort le conte du naufrageLe con­te du Naufragé sem­ble com­mencer par la fin :

Enfin
Tout est bien qui finit bien
Nous ren­trons au Pays.

Une fin heureuse, digne des con­tes pour enfants, qui con­traste avec le vis­age grave et som­bre dess­iné à l’encre de Chine en regard de ces quelques lignes d’ouverture. Con­tin­uer la lec­ture →