
Guérillera
Autrice : Vinciane Moeschler
Maison d’édition : Mercure de France
Année d’édition : 2026
Nombre de pages : 224
Prix : 20,50 €
Livre numérique : 14,99 €
EAN : 9782715268920
Ouverture sur un univers sordide. Une cabane sommaire dans la jungle, une jeune femme ligotée. Elle ouvre les yeux sur un espace qu’elle ne connait pas. Des odeurs puissantes s’imposent, celles des lieux et des corps souillés, d’une nourriture dans une gamelle qu’un pied pousse. Dolorès découvre cet environnement et sa captivité avec nous. C’est une sacrée rupture pour elle qui, épouse d’un homme riche, évolue d’ordinaire dans le luxe et l’abondance. Elle ignore tout des raisons pour lesquelles elle se trouve là, de l’identité de ses ravisseurs ou des commanditaires, de ce qui l’attend désormais. Ce n’est pas faute de poser des questions à sa geôlière qui fait la sourde oreille. Entre les deux femmes, une joute verbale s’engage, vive et répétée. Nora, dont la captive réussira à arracher le prénom, enregistre une vidéo en vue d’obtenir une rançon, mais Dolorès refuse de prononcer les mots attendus, se disant satisfaite de son sort. Elle scrute les bruits de la jungle, les mouvements de Nora, les maigres informations qui lui parviennent du dehors. Au fil des jours et des semaines qui passent, un filet de sororité s’immisce entre les deux femmes, les entraves physiques sont peu à peu levées, l’immensité de la jungle faisant office de mur infranchissable. Vient un jour où Dolorès prend la fuite après avoir été abusée par un homme qui a menacé les deux femmes de son arme. Elle retourne à sa vie d’avant, fermant la parenthèse de sa captivité. Continuer la lecture

En littérature, dans les arts, la matière, à savoir ce sur quoi la création repose, ce dont elle s’empare, ne vit qu’à être sondée par la manière. La puissance des œuvres tient dans ce jeu d’invention entre matière et manière. Auteure d’une œuvre marquante —
Au début des années 1960, Adèle embarque vers une ville non nommée qui apparaîtra finalement être Stanleyville. Elle est à la recherche de Sainto avec qui elle a vécu une brève mais très forte relation et dont elle est enceinte. Dans la première partie de Toutes les îles et l’océan, Jean-Pierre Orban raconte cette lente remontée sur un bateau, où Adèle est la seule Blanche, et l’arrivée dans une ville à feu et à sang. La deuxième partie a pour cadre Bruxelles, la troisième Londres et une brève quatrième se déroule sur l’océan.
Les dessous chics, c’est ne rien dévoiler du tout, se dire que lorsqu’on est à bout, c’est tabou. En 1983, Birkin interprétait les mots vertigineusement justes de Gainsbourg, dans Les Dessous chics. Quelque trois décennies plus tard, Pilar Pujadas donne une étoffe littéraire à la lingerie, autour d’un énigmatique Cœur croisé. Ce sous-vêtement, d’un rouge arrogant, trouvé et observé tour à tour par cinq femmes, s’avère en effet la source d’émois inattendus.