Archives par étiquette : Nadine Monfils

Elvis is back… et surtout sa mère

Nadine MONFILS, Elvis Cadillac, King from Charleroi, Fleuve éditions, 2016, 238 p., 17,90€/ePub : 12,99 €

monfilsElvis a plutôt mal commencé dans la vie. Très jeune, sa mère a disparu (fuite vers une autre vie ou…enlèvement ?) et son père n’a plus donné signe de vie. À la mort de ses parents adoptifs, il décide de tout plaquer pour vivre son rêve : être digne du prénom choisi par sa mère. Le King, il va en faire sa passion. Il va l’écouter du matin au soir, le respirer jour et nuit. Sa maison sera un autel en mémoire de son idole. De concerts de kermesse en anniversaire de mariage, Elvis vivait de cette passion qui avait dévoré sa vie (ou l’inverse). La banane, il l’avait. Tout comme sa chienne, Priscillia, à qui il avait acheté une moumoute rose, assortie à la Cadillac of courseContinuer la lecture

Barbara Abel et Kitty Crowther sur les chemins de l’angoisse

nuits d'encrePour sa 23e édition, le festival Les nuits d’encre invite à lire et à découvrir des auteurs du 1er au 31 mars 2016 dans des lieux qui favorisent la rencontre, partout en Brabant wallon. La thématique de cette année : Les chemins de l’angoisse. Continuer la lecture

L’iris noir

Un coup de coeur du Carnet

Bruxelles Noir, présenté par Michel DUFRANNE, Paris, Asphalte, 2015, 21 €/ePub : 9.99 €

dufranneBruxelles Noir est un recueil de nouvelles qui enrichit la série des éditions Asphalte. Celle-ci  explore sous l’angle du polar différentes villes comme Paris, Los Angeles, Mexico, Marseille, Barcelone, Haïti, Brooklyn… Continuer la lecture

« Au royaume des fous, les clowns sont rois »

Nadine MONFILS, Maboul Kitchen, Paris, Belfond, 2015, 288 p., 19€/ePub : 12.99 €

monfils_hammamiInternée « Aux Joyeux Grelots » après son fiasco sentimental avec Jean-Claude Van Damme, Mémé Cornemuse jette son dévolu sur l’aristo voussoyant Gilberto Van Pinderlock. Ou plutôt sur le domaine familial de cet homme en pompes croco car cette mangeuse d’hommes à tendance cougar, qui n’aime « que la chair fraîche et les musclés de la membrane. Pas les mous du bulbe », tire des plans sur la comète pour dorer son avenir : ouvrir un palace sur la Riviera et le diriger… en mante religieuse ! À l’aide d’arguments convaincants (gâteries pour l’amant crédule boosté au viagra et pistolet braqué sur la tempe pour le directeur du nid de coucous), elle quitte l’asile avec son futur ex-mari, direction… Saint-Amand-sur-Fion ! Là, notre Perrette déchante à la vue d’un édifice de style gothique international, certes, mais surtout complètement délabré et perdu dans une cambrousse où il y a « trois vaches et un mouton qui s’emmerdent dans un pré ». Le cadre est bien moins fun que Saint-Tropez, sa promenade des Anglais et ses Gendarmettes. Continuer la lecture