Un coup de cœur du Carnet

D’où personne ne revient
Autrice : Clarence Pitz
Maison d’édition : Belfond
Collection : Belfond noir
Année d’édition : 2026
Nombre de pages : 400
Prix : 21,50 €
Livre numérique : 14,99 €
EAN : 9782714405579
Pondichery, 2005. Un homme aux aguets se dirige vers la mer, le corps d’un enfant mort contre lui. À l’abri des regards, il va le brûler avant de le livrer à la mer. Il sourit et pense déjà à sa prochaine petite victime. Tout de suite : 2025, ile de la Sentinelle (à l’extrême sud de l’Inde). Marie Seghers a entrainé son fiancé Enguerrand et son frère Louis dans une équipée folle, bravant l’interdiction absolue d’accéder à un territoire strictement réservé aux Jarawas, une peuplade restée coupée du monde moderne qui se défend farouchement contre toute intrusion. Leurs flèches viennent de tuer les deux jeunes hommes, Marie est blessée et elle ne doit sa survie qu’à l’intervention d’un hélicoptère des autorités indiennes. À son réveil sur un lit d’hôpital, on l’informe qu’elle risque 20 ans de prison ferme. Elle a beau expliquer qu’elle est venue faire provision d’une algue rare qui peut la soulager du mal qui la ronge depuis son enfance, rien n’y fait. Des douleurs atroces s’emparent régulièrement d’elle qui la laissent épuisée et aucun remède ne permet de les prévenir. Et pour ne rien arranger, on lui annonce dans la foulée que ses parents, que la police a voulu prévenir, ont été retrouvés morts à l’autre bout du monde, dans la piscine de leur belle demeure du Zoute. Continuer la lecture

Keith Douglas meurt le 9 juin 1944, trois jours après le débarquement de Normandie, à côté du char qu’il commande, à l’âge de 24 ans. Son œuvre poétique est encore peu abondante ; elle hante cependant Le feu des lucioles de Xavier Hanotte.
Melvile est un jeune trentenaire qui travaille dans une boîte de com à Bruxelles. Depuis que sa compagne l’a quitté sous prétexte qu’il est « une petite chose faible et fragile », il repasse en boucle les souvenirs de sa relation, obsédé par cette femme, même si elle l’a entraîné dans une relation toxique, où elle l’a poussé à changer pour être à la hauteur de ses attentes.
Voilà quatre ans que Jeanne n’est plus là, sans vraiment être partie non plus. Son corps repose sur un lit d’hôpital, un peu comme un appareil électrique en stand-by : alimenté mais inactif. Son esprit semble en pause, ou absent, ou en tout cas hors d’atteinte. Néanmoins, depuis ses contrées inconnues, Jeanne continue d’influencer la vie de sa famille.
Qui étaient les jeunes résistants juifs qui attaquèrent et stoppèrent en 1943 un convoi de déportés, parti de Malines pour Auschwitz ? Dans son premier roman, le réalisateur et journaliste Sylvestre Sbille retrace leur parcours héroïque.
Barbara Abel s’est fait un nom dans le monde très prisé des auteurs de polars où elle poursuit son chemin depuis la parution de L’instinct maternel, en 2002, qui lui a valu le Prix Cognac. Avec son onzième roman, elle nous entraîne dans un tourbillon de faits d’une rare et noire densité, au cœur des désordres familiaux.
Luc Baba est loin d’être un novice dans l’art subtil du roman. Depuis un quinzaine d’années, il nous a donné tout autant de volumes et il s’est construit un univers romanesque bien à lui. Tout le monde me manque, paru en 2008, avait marqué une évolution : devenue un rien plus grave, son écriture avait gagné en maturité, incluant davantage la souffrance et la solitude dans des fictions largement dominées par l’onirisme et le merveilleux. Avec Elephant Island, il revisite le monde de l’enfance en replongeant dans l’actualité troublée des années qui ont entouré la première guerre mondiale et l’entre-deux-guerres. 
