
Le soupçon ordinaire
Auteur : Alain Berenboom
Maison d’édition : Kennes
Année d’édition : 2026
Nombre de pages : 400
Prix : 21,90 €
Livre numérique : 16,99 €
EAN : 9782931300473
Une dystopie est d’abord une analyse du présent et l’expression d’une inquiétude. Le soupçon ordinaire d’Alain Berenboom est bien une dystopie inquiétante. En 2060, cela fait 30 ans que le judaïsme est interdit. Suite aux troubles que suscite l’existence de l’État d’Israël, y compris en dehors du Moyen Orient, mais aussi parce que cette religion « avait provoqué tant de controverses au cours de son histoire millénaire », l’ONU a décidé de l’interdire. Et la Belgique s’est empressée d’appliquer cette décision. Si toute forme de pratique religieuse est proscrite, les ornements religieux ou culturels ainsi que les souvenirs mémoriels ou familiaux sont encore tolérés. Tout cela encadré par le Code des libertés qui, au nom du principe « trop de liberté tue la liberté », veut empêcher toute forme de discrimination, et donc surveille spécialement les juifs. Le paradoxe de ce principe de régime à tendance totalitaire n’échappe à personne. Continuer la lecture






« Un rêve de bagel, c’est un rêve et non pas un bagel » disait Harry, l’oncle de Michaël. Soit, le rêve du petit pain ne rassasie pas. Mais il peut donner faim ou créer des envies. C’est ce qui arrive dans ce roman, Le rêve de Harry, à Michaël, agent immobilier dans le Bruxelles des années 2000, après avoir été détective privé. Difficile de faire fortune dans ce métier où tous les coups sont permis. Mais le hasard peut bien faire les choses.
Dix ans après la parution de Périls en ce Royaume (qui se déroule en 1947), le détective privé Michel Van Loo continue à être confronté, bon gré mal gré, aux événements majeurs que vit la Belgique. L’exposition internationale de 1958 était une étape obligée.
Situation particulièrement inconfortable que celle de l’écrivain et journaliste français Marcus Deschanel, retenu à Hong Kong parce que le passeport qu’on lui avait volé a été retrouvé dans le sac d’une jeune femme assassinée. La police semble privilégier la thèse de son implication dans l’assassinat. Une lueur d’espoir survient lorsqu’intervient Patricia (au nom chinois imprononçable). La relation entre eux est ambiguë, Marcus ne pouvant s’empêcher de jouer le Don Juan. Et puis Patricia disparaît. Et Marcus va être inculpé et incarcéré. Mais… de rebondissements en rebondissements, l’affaire se complique. Surtout, les pièges « byzantins » et les manipulations se multiplient, les masques tombent les uns après les autres, dans un sens comme dans l’autre (les amis ne le sont peut-être pas tant que ça, et ceux qui paraissent les « ennemis » ne sont peut-être pas hostiles). Les certitudes vacillent et les scénarios et hypothèses du Français ne sont pas aussi délirants qu’ils le paraissent. Quel est le degré de duplicité de chacun des personnages ? Marcus a toutes les peines du monde à (sur)vivre dans ce jeu de vrais et de faux semblants. D’autant que c’est un personnage douteux qui lui donne les clés de compréhension de sa situation et lui permet de s’en sortir. 
Pour sa 23e édition, le festival Les nuits d’encre invite à lire et à découvrir des auteurs du 1er au 31 mars 2016 dans des lieux qui favorisent la rencontre, partout en Brabant wallon. La thématique de cette année : Les chemins de l’angoisse. 