L’Intime festival lancera sa 11e édition — dites son Chapitre XI — du 18 au 20 août à Namur. Au programme : des lectures et des entretiens, avec la présence de plusieurs auteurs et autrices belges.
initié par Benoit Poelvoorde, l’Intime festival prend ses quartiers chaque été à Namur pour trois journées axées sur la littérature. Comédiennes et comédiens proposent des lectures d’oeuvres récentes, tandis que certains auteurs sont présents lors du festival pour des rencontres. Continuer la lecture

Le dossier de presse annonce un « roman noir », un « policier haletant », un « scénario original » arcbouté à « un morceau de musique » et « à une partie d’échecs ». La couverture, superbe, happe le regard. Fonds noir et illustration subtilement colorée signée Loustal. Deux jazzmen, contrebasse et saxophone, jouent de nuit sous la lumière d’un réverbère urbain.
Dans ce roman d’apprentissage, nous suivons Véra, jeune adolescente entêtée et peu sociable, qui s’évade dès qu’elle en a l’occasion grâce à la lecture. Véra vit à Namur avec son père, un avocat renommé, dans une maison un peu délabrée, campée au bas d’un coteau de la citadelle. L’obligation scolaire et les mesquineries des jeunes adolescentes de son école obscurcissent le quotidien de la jeune femme qui se verrait bien vivre en autarcie avec son père, figure complice et bienveillante, avec qui elle partage de nombreux traits.
« Écrire, c’est scruter le visible pour entendre l’invisible », nous dit Alain Dantinne aux premières pages de Brise de mère. Un livre intense, dans lequel il scrute, en chapitres courts — instants de vie, scènes saisies sur le vif, émotions vivaces -, son histoire familiale jusqu’à un présent déchirant. Marqués par la présence de sa mère, le lien indéfectible qui les a noués dès l’enfance : ce « elle-et-moi » longtemps limpide, parfois orageux, mais invincible. 